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Publié : 29 février 2016

GAZ DE SCHISTE : CE N’EST PAS FINI

TOTAL vient de gagner le procès dit « permis de Montélimar », ce qui veut dire que si la France interdit toujours l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste, la partie n’est pas gagnée puisque des compagnies pétrolières peuvent toujours passer entre les mailles du filet. Sans compter que si le TAFTA est voté l’an prochain comme prévu, toute notre législation sera remise en cause. Pourtant le bon sens écologique indique que cette énergie carbonée doit être abandonnée définitivement. Donc le combat continue.

Une manifestation à ce sujet est prévue à Barjac le 28 février À 14 h.

Publié : 29 février 2016

LE VAL D’AY PEUT ETRE FIER DE SON BILAN

Après la réforme des régions, applicable au 1 er janvier 2016, qui devenues 13 au lieu de 21 (loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), c’est au tour des Inter communautés de communes de fusionner. Ces fusions sans cohérence avec les bassins de vie, au risque de vider les communes de leur compétences en ne corrigeant pas les inégalités de territoire, minent le fondement de notre pacte républicain.

Pour ce qui est de la communauté des communes du Val d’Ay, le préfet propose dans le cadre du schéma de coopération, une nouvelle communauté de communes de plus 19000 habitants en regroupant les 31 communes du Val d’Ay, du pays de Saint Félicien et de Lamastre.

Ce nouveau découpage territorial est l’expression même de la concurrence et de la compétitivité des territoires dans le cadre national et européen . Il a été décidé selon des critères qui relèvent plus des intérêts politiques que d’une réelle cohérence territoriale. En réduisant les lieux de décision, on éloigne toujours plus le citoyen des lieux de proximité. Au moment ou la DGF ( Dotation Globale de Fonctionnement ) est en baisse pour nos communes, comment les gérer si ce n’est en augmentant les impôts locaux ou diminuer les prestations.

La majorité de communes du Val d’Ay est opposée à ce regroupement et souhaite rester telle quelle. Aux référendum d’Ardoix et Quintenas, les habitants se sont prononcés pour rejoindre Annonay en pensant avoir plus d’avantages. L’unité doit l’emporter sur les querelles qui ont fait la une des médias en laissant de coté les problèmes de fond car en dernier ressort, c’est le Préfet qui décidera.

Le Val d’Ay peut-être fier de son bilan : déchetterie de St Alban d’Ay, crèche de St Romain d’Ay, aménagement de la zone industrielle de Munas et l’installation de nouvelles entreprises, office du tourisme de Satillieu et Lalouvesc, zone artisanale de Chizaret à Quintenas... Ce sont bien nos impôts et subventions qui ont permis ces réalisations.

L’éclatement de notre communauté mettrait en difficulté les autres communes restant attachées au Val D’ay car se serait gâchis d’aller à Lamastre. Espérons que le Préfet statuera dans ce sens.

Pour nous : communes, départements, régions doivent coexister avec des compétences identifiées et des outils de coopération ainsi que des moyens pour agir en faveur de projets partagés.

La décentralisation se doit d’être au service de nos concitoyens en fonction du principe de proximité qui renforce notre démocratie locale.

Robert Chazot

Publié : 29 février 2016

LE PLAN D’EAU DE SALILLIEU : OU EN EST-ON ?

Sûre qu’elle était fraîche l’eau de « la piscine » de Satillieu, et qu’il fallait parfois du courage pour « se jeter à l’eau ». Mais comme il était bon ensuite de se faire sécher sur l’herbe au soleil, dans un cadre qui attirait bien des habitants et touristes des alentours, au milieu des cris des enfants, enfants de touristes mais aussi enfants « du coin » qui peut-être n’avaient pas les moyens de « partir en vacances » et n’avaient que ce lieu pour se détendre.

Qu’il y ait eu besoin de restaurer et améliorer ce bassin, nul ne le contestait et le collectif qui s’est créé l’été dernier, avec succès, n’avait d’autre but que de chercher des solutions autres que la destruction pure et simple du plan d’eau.

Où en est-on aujourd’hui ? Ne faudrait-il pas « se jeter à l’eau » pour obtenir une vraie solution, digne de l’intérêt que chacun porte à son bourg, aux richesses qu’il a et à son potentiel de vie et de développement ?

Comm Val d’Ay

Publié : 21 juin 2015

LIBERTE CHERIE…

A une écrasante majorité le Parlement vient de voter le projet de loi du gouvernement concernant le renseignement. Pourtant une opposition massive s’est manifestée sur ce texte, venant particulièrement des acteurs institutionnels chargés de défendre les droits et libertés : magistrats et professionnels du droit, Syndicat des avocats de France, Associations de défense des libertés ainsi que des professionnels du numérique. Tous ont souligné la dangerosité de cette loi.

Dans quel monde vivent donc notre gouvernement et nos députés ? Sont-ils sourds ?

L’argument avancé est la lutte contre le terrorisme. L’argument est porteur certes car qui pourra dire qu’il est contre la lutte contre le terrorisme ?! Sauf que, depuis 2001, il y a déjà eu 8 lois contre le terrorisme, dont 2 sous F. Hollande*. Aucun bilan de leur efficacité n’a été fait. Mais surtout, de l’aveu même des professionnels de la lutte contre le terrorisme, cette loi n’aurait pas empêché les attentats du 7 janvier. De plus, elle a été élaborée avant ces évènements. Il y a donc de la part du gouvernement, et des parlementaires qui ont voté cette loi, une récupération politicienne d’évènements dramatiques, afin de faire passer un texte qui en réalité prévoit une surveillance qui va bien au-delà du seul terrorisme : de 5 motifs actuels, elle s’étend à 7, les deux nouveaux étant la défense « des intérêts essentiels de la politique étrangère » et la « prévention des violences collectives ». Il y a donc un vrai risque d’utilisation du renseignement contre des mouvements sociaux ou de contestation politique. En quoi cette loi est de plus dangereuse pour les libertés ? L’Histoire n’a que trop montré qu’une société où la surveillance est intrusive se sclérose. Or ce qu’il faut bien voir aujourd’hui c’est que la technologie moderne rend infiniment puissants les moyens de surveillance, à un degré qu’aucune dictature n’a jamais connu. Cette loi prévoit que les technologies de surveillance seront installées directement chez les fournisseurs d’accès à internet et dans les entreprises de télécommunications. On connaît l’efficacité de l’utilisation des données recueillies par les fournisseurs internet à des fins commerciales, n’est-il pas extrêmement inquiétant qu’elles soient exploitées maintenant à des fins politiques ? Ceci ne serait rien d’autre qu’une entrave insupportable à la liberté de pensée. Quant à décider de qui doit être surveillé, cette décision appartiendrait au seul premier ministre, qui pourrait passer outre la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignements (CNTTR) ! Exit l’autorité judiciaire ! Pourtant, l’article 66 de la Constitution stipule que la Justice « est gardienne de la liberté individuelle ». Il est toutefois prévu que certaines professions échapperont à la surveillance : avocats, journalistes et… parlementaires ! (on comprend alors aisément pourquoi ils l’ont si facilement votée…)

En réalité, ce projet de loi sera inefficace dans la lutte contre le terrorisme du fait que le renseignement de terrain est bien plus utile que des interceptions électroniques de masse auprès d’individus qui savent de toute manière que leurs communications sont surveillées et agissent donc par d’autres canaux. On peut craindre qu’avec l’austérité et le dogme de la baisse des dépenses publiques, d’une part, et la pression accrue exercée par la hiérarchie sur des agents de terrain déjà surmenés, le problème n’aille en s’aggravant. Les professionnels du renseignement sont unanimes sur ce point.

On entend souvent moi je n’ai rien à cacher, etc. Il nous revient alors cette phrase de Benjamin Franklin : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux ». Cette loi fait référence au fantasme d’une sécurité totale se fondant sur la capacité à prévoir le futur et à contrôler par anticipation les risques à venir. En plus d’être totalement illusoire, cette « prévision » ne laisse aucune place à ce qui est indéterminé, à la liberté individuelle, à ce qui fait qu’on est humain. Ce serait un recul démocratique sans précédent que de s’engager dans une telle voie.

G. Largillier

* celle de novembre 2014 concernant l’interdiction administrative de sortie du territoire, est attaquée devant le Conseil d’État par le Syndicat de la Magistrature pour excès de pouvoir.

Publié : 4 avril 2015

LA FRAUDE : LES CAPITALISTES LA DENONCENT MAIS CE SONT EUX QUI LA PRATIQUENT

21,4 à 25 milliards d’euros annuels de cotisations patronales non versées à la Sécurité Sociale*. Le déficit de la Sécurité Sociale est de 11.6 milliards d’euros.

80 milliards d’euros soustraits à l’impôt par les grandes entreprises et les riches particuliers via les paradis fiscaux

A cela s’ajoutent 220 milliards d’exonérations de cotisations sociales ou de financement par l’Etat et les collectivités territoriales pour les entreprises. Et pourtant la situation économique du pays s’aggrave, comme dans tous les pays où cette politique a été menée avec échec.

Dans le même temps nous assistons à une explosion des dividendes versés aux actionnaires : plus de 30 % pour l’année 2014 : 320 Milliards en 2013. A l’autre pôle de la société les travailleurs, les retraités, les chômeurs paient cette ORGIE FINANCIERE par des salaires toujours plus bas - en 20 ans la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 10 % - et une productivité accrue.

9 millions de pauvres dans notre pays vivent avec des revenus en dessous de 900 euros mensuels et, pour beaucoup, encore bien moins que cela : 500 à 700 euros pour des retraités, des salariés à temps partiel des familles mono-parentales dont de nombreuses femmes, des jeunes...

5 millions de chômeurs toutes catégories confondues dont 54 % sans indemnités de chômage.

Une protection sociale en diminution, avec les déremboursements de médicaments, les dépassements d’honoraires et les forfaits restant à charge (médicaments, consultations médicales)

Le logement de plus en plus onéreux avec des loyers qui absorbent entre 30 et 40 % des revenus d’un ménage.

La liste n’est pas exhaustive.

Il est temps de mettre un terme – par la lutte - à cette vampirisation que le capital pratique sur l’économie du pays en plus des fraudes à grande échelle qu’il met en œuvre au mépris de l’intérêt général et du droit pour chacun de vivre dignement. Cette tricherie de masse est l’œuvre de gens qui s’offusquent de payer trop d’impôts... mais par contre ont bien su profiter de toutes les largesses de l’état et de tout ce que la nation a pu mettre à leur disposition.

J.N. Wimmer

*source : la cour des comptes

Publié : 4 avril 2015

CONTRE LA LOI MACRON.

Après l’ANI (Accord National Interprofessionnel) cette loi, votée ce mois-ci Parlement, est un cran de plus dans la déconstruction des acquis sociaux : il déconstruit l’acquisition du droit au repos le dimanche - acquis depuis ?!!... on ne le sait même plus !- avec des arguments aussi fallacieux que la « relance de l’activité » car, le pouvoir d’achat diminuant, on ne voit pas comment les citoyens pourraient acheter le dimanche ce qu’ils ne peuvent pas acheter en semaine ! Pour les salariés, pas de compensation prévue pour la privation du repos en famille ni pour les frais supplémentaires de garde d’enfants. Revenir sur ces acquis est un recul sans précédent. Est-il besoin de souligner que le candidat F. Hollande avait dit qu’il ne toucherait pas à ce droit ?…

La privatisation d’entreprises dont dépendent des secteurs clés de notre économie et de notre modèle social tels que la défense nationale (Nexter) ou la santé (privatisation de la fabrication des produits issus des dons du sang), va continuer. Après Florange, Alcatel, Alsthom etc. ce sont encore des pans entiers du secteur public qui échapperont aux citoyens pour aller nourrir les banques et les actionnaires. Pour ces derniers, ce sont des allègements fiscaux de moitié qui sont prévus !

A été votée aussi la dépénalisation du délit d’entrave (atteinte au bon fonctionnement du Comité d’Entreprises) par la mise en place de procédures administratives en lieu et place de procédures judiciaires (suppression à terme des prud’hommes). Cela va faciliter les licenciements quand les entreprises jugeront qu’elles peuvent engranger plus de bénéfices ailleurs – après, pour certaines, avoir encaissé les subventions évidemment…

Le tollé sur « le secret des affaires », a quand même fait reculer Macron. Mais jusqu’à quand ? Autre idée de génie : faire passer le permis de conduire par les facteurs ! Quel mépris pour la reconnaissance des compétences de chacun ! Alors que le rôle de l’État devrait être de former les citoyens à un métier, ici on préfère mélanger les genres et faire faire n’importe quoi à n’importe qui.

Enfin, alors que Paris se prépare à accueillir une conférence mondiale sur l’écologie, n’est-ce pas se moquer du monde que de remplacer les trains par des autobus ?

Rien n’arrête ce gouvernement pour favoriser les plus riches et les soi-disant « créateurs d’emplois » qui ne savent que créer toujours plus de chômage et mépriser les droits des travailleurs ; pas même l’utilisation d’un passage en force ; l’article 49 – 3 n’a pas été utilisé depuis 2006. Il portera une lourde responsabilité dans la régression de notre pays. C’est inacceptable.

Le peuple français doit réagir, comme l’a fait le peuple grec, et mesurer l’enjeu pour l’avenir du pays. Il doit reprendre la main. Il en a les moyens, en allant voter en masse (l’abstention laisse la place à ceux qui feront pire encore), mais aussi en se mobilisant pour changer les institutions qui autorisent de telles concentrations du pouvoir, favorables à la corruption, portes ouvertes à des pratiques du pire. Il est grand temps de passer à la VIème république. La Vème république, faite à un moment critique du pays (« événements » d’Algérie) a montré ses limites. Aujourd’hui nous vivons un moment critique pas moins sérieux qu’en 1958, et où le danger de recul de démocratie est imminent si ce changement ne se produit pas.

Geneviève Largillier

Documents joints

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Publié : 3 avril 2015

LA VICTOIRE DE SYRIZA EN GRECE OUVRE LA VOIE AU CHANGEMENT EN EUROPE ET EN FRANCE.

Mais tout reste à faire et la lutte ne fait que commencer car

QUI COMMANDE EN GRECE ?

Alexis TSIPRAS élu ou Mario DRAGHI non élu

Après deux guerres mondiales, les Etats européens ont construit une Europe économique, où il ne serait donc question que de libre circulation de l’argent, avec une Banque Centrale indépendante c’est à dire échappant totalement au contrôle des Etats. Ce qui veut dire que ceux qui dictent les règles aujourd’hui aux Etats, ce sont des technocrates NON ELUS.

En 2005 le peuple français a dit NON, non pas à l’Europe, mais à un traité qui avait pour but de mettre en place la marchandisation de la société. par une « concurrence libre et non faussée » qui à coup sûr casserait les services publics. Sa décision a été piétinée et la machine broyeuse financière a continué son travail de sape des populations les plus faibles et de la démocratie elle-même. Le résultat on le voit aujourd’hui : ceux qui tiennent les cordons de la bourse – des non élus, rappelons-le - font, souvent en violation même des règles de ce traité, un chantage éhonté à un peuple à l’agonie, chantage qui met en danger l’Europe elle-même.

Car abandonner la Grèce au risque de l’exposer à une sortie de l’Euro serait plus dangereux que de la libérer de sa dette, cette soi-disant dette, car de quoi s’agit-il ? Il s’agit d’intérêts à rembourser aux banques qui lui ont imposé des taux insupportables et injustes (jusqu’à 18 % alors que d’autres pays d’Europe empruntent à des taux de 0,5 ou 1%), avec en plus des injonctions « structurelles » qui bafouent la souveraineté du pays et ont créé une véritable crise humanitaire dans ce pays. En 2009, la dette représentait 109 % du PIB, à ce jour elle en représente 175 % ! Est-ce cela un « sauvetage » ? Qui a profité vraiment de ce sauvetage sinon les banques, tandis que le peuple grec se vidait de son sang ? Si l’Europe a été créée ce n’est pas pour que des privilégiés se gavent au détriment des autres. Il est inacceptable de laisser se creuser un fossé entre pays plus riches et pays plus pauvres d’Europe. La solidarité doit jouer. A ce sujet, il n’est pas inutile de se souvenir qu’au sortir de la seconde guerre mondiale, la dette de guerre de l’Allemagne envers la Grèce n’a jamais été payée. Elle est estimée à 165 Milliards d’euros d’aujourd’hui. Alors… n’est-il pas légitime que le peuple grec se rappelle au bon souvenir de Mme Merkel qui aujourd’hui fait la loi en Europe ?...

Aussi c’est MAINTENANT que les peuples européens doivent se mobiliser pour soutenir le peuple grec qui a eu le courage de relever la tête devant la Troïka (BCE, FMI, Commission Européenne, instances NON ELUES), s’ils veulent que le mot démocratie - né en Grèce... - ait encore un sens. Car la crise humanitaire de la Grèce étant le résultat de la politique appliquée aussi dans d’autres pays y compris la France, il est inéluctable que les mêmes causes auront les mêmes effets ailleurs. Ça bouge en Espagne, où le parti Podemos, né du grand mouvement populaire des Indignés en 2011, gagne du terrain. La France aussi doit se ressaisir et cesser de supporter les effets néfastes de l’austérité, sans attendre que les conditions empirent, ce qui ne saurait être évité si les français ne se mobilisent pas en masse

Publié : 3 avril 2015

MOINS DE SERVICES PUBLICS – MOINS DE PROXIMITE – MOINS DE DOTATIONS… La politique du « toujours moins »

Pour feu notre canton de Satillieu, cette fin d’année 2014 aura été marquée par une première mauvaise nouvelle : moins de services publics par la suppression de la trésorerie, la poursuite de mise en place d’agence postale à Quintenas, autant de services publics de proximité indispensables à tous et au maintien de l’économie. Sans la vigilance des militants, la population n’en aurait pas été informée : ces décisions sont prises « d’en haut », fort discrètement, sans consultation de celle-ci ni même des élus.

En effet c’est suite à des « bruits de couloir », qu’un tract du collectif citoyen PCF, front de gauche, CGT fut diffusé à la population du canton et communiqué à la presse le 14 novembre 2014. Ce dernier dénonçait cette fermeture et rompait, bien tardivement, le silence sur cette grave décision, puisque le lendemain – coïncidence ! - Le Dauphiné Libéré sortait un grand titre : Ardèche / Alors que six postes pourraient fermer, des élus montent au créneau. Les trésoreries locales menacées de fermeture ? Dans ce même article, un petit pavé faisait référence à notre communiqué : Le front de gauche nord-ardéchois s’est fermement opposé à ces fermetures, et, plus loin : contacté, le député PS Olivier Dussopt indique qu’il n’a pas été informé ni saisi de ce plan de réorganisation du trésor public. Étonnant non ? : !…

A l’appel du collectif, une cinquantaine de citoyens sont venus dire leur colère le 9 décembre, défiler de la Maison du Tourisme à la trésorerie jusqu’à la Mairie pour rencontrer le maire et conseiller général. Il était absent malgré son jour et heure de permanence... Les communes ont voté des motions, était-ce suffisant ? Pour une cause d’intérêt général, les élus avaient toute leur place dans ce mouvement protestataire. Cela ne méritait pas le mépris exprimé par certains élus envers les organisateurs. Des élus de Préaux et Ardoix et des anciens élus étaient présents.

Seconde mauvaise nouvelle en ce début d’année : suite à la réforme territoriale initiée par le gouvernement Sarkozy et votée « en urgence » par le gouvernement Hollande sans consultation des intéressés, les cantons de Satillieu et de Saint Félicien sont regroupés pour entrer dans le canton de Lamastre. Les conséquences de cet état de fait ne sont pas négligeables : suppression de dotations de l’État (lire plus loin), suppression du service Equipement, de la gendarmerie. Avec le regroupement Rhône/Alpes et Auvergne, il s’agit d’éloigner toujours plus les citoyens des lieux de décisions.

Les 22 et 29 mars prochains, les élections départementales seront le moyen pour les citoyens ardéchois du Nord d’élire leurs Conseillers Départementaux pour ce nouveau canton de Lamastre. Une liste de rassemblement des forces de gauche, écologistes, citoyennes soutenue par le front de gauche, EELV et Nouvelle Donne va donner aux citoyens - qui n’en peuvent plus de ces régressions - la possibilité d’une alternative. Deux titulaires : Daniel Barbarossa, cadre de la Fonction Publique Territoriale en retraite, conseiller municipal de Désaignes, PCF, et Frédérique Monod, aide à domicile, maire de St Symphorien de Mahun de 2008 à 2014, coopératrice Eelv, assistés de deux remplaçants, Jacques Sozet, Technicien Forestier, Maire Adjoint de Préaux, Front de Gauche, et Bernadette Serayet, Infirmière, militante associative, Pailharès, défendront une politique de gauche pour notre canton, contre l’austérité et pour la justice sociale.

Voter est le premier devoir du citoyen. L’abstention a surtout pour conséquence de laisser la place libre à une extrême droite qui dans notre Histoire n’a créé que la guerre et des dégâts sociaux. Alors le 22 mars, mobilisons-nous pour aller vers plus de justice sociale

Robert Chazot

Publié : 2 avril 2015

ELECTIONS DEPARTEMENTALES des 22 et 29 MARS

ELECTIONS DEPARTEMENTALES des 22 et 29 MARS

Les candidats présenteront leurs propositions les

A SAINT ROMAIN D’AY le lundi 9 mars à 18 h 30 Salle polyvalente

A SATILLIEU le vendredi 13 mars à 18 h 30 Salle des fêtes

Publié : 2 avril 2015

Notre soirée débat à St Romain d’Ay

Notre soirée débat du 23 janvier à St Romain d’Ay fut un succès. Une vingtaine de personnes ont pu mieux cerner ce que c’est que « la dette », comment circule l’argent, comment il sert – ou ne sert pas... – au bien public. M. Perrenot, Inspecteur des finances à Valence, a captivé l’attention par une démonstration très claire de ce qu’on nous fait habituellement passer pour « compliqué » voire « obscur ». Il a été question aussi du Grand Marché Transatlantique, négocié secrètement alors que son adoption impacterait les populations européennes dans leur quotidien.

M. Petri, cheminot nous a renseignés sur la réouverture envisagée pour les voyageurs de la ligne de chemin de fer Rive Droite du Rhône.

Nous n’hésiterons pas à recommencer ce genre d’expérience très informative.

Publié : 2 avril 2015

Perte de la qualité de chef lieu : des dotations en moins pour certaines communes

La première fraction dite « bourg centre » de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) est attribuée aux communes chef lieux de canton ainsi qu’aux localités dont la population représente 15 % de celle de leur canton. Elle est maintenue jusqu’au prochain renouvellement des Conseils Départementaux en mars 2015.

Ce n’est qu’à compter de 2017, année au cours de laquelle sera prise en compte la situation des communes au 1er janvier 2016, que le redécoupage de la carte cantonale pourrait avoir un impact sur la fraction « bourg centre » de la DSR. En conséquence, dès 2017, les communes de Satillieu, St Félicien, Quintenas, St Alban d’Ay et d’autres pourraient perdre cette fraction de dotation ce qui veut dire des revenus financiers en moins. Cet état de fait contraindra les édiles de ces communes à opérer des coupes budgétaires et diminuer les services rendus à leur administrés. Nous demandons que ces dotations soient maintenues. Comm Val d’Ay

Publié : 27 juin 2014

PROGRES DU FRONT DE GAUCHE SUR LE CANTON DE SATILLIEU

Au nom de la rédaction du bulletin CommVal d’Ay, je tiens à remercier les 191 votants et 6,97 % des suffrages du canton de Satillieu qui ont exprimé le choix de voter pour la liste de Marie-Christine Viergat (Front de Gauche) lors des élections Européennes du 25 mai 2014. Ils ont marqué une progression de 58 voix et + 1,96 %, par rapport à 2009, avec des différences importantes d’une commune à l’autre, des exemples : Saint Symphorien de Mahun avec 12 voix et 18,75%, soit + 9 voix et + 14,34 %, Préaux avec 28 voix et 12,61%, soit + 12 voix et + 4,45%, Saint Romain d(Ay avec 26 voix et 8,18%, soit + 7 voix et + 2,9%.

Nous déplorons que le mécontentement des électeurs-trices, conséquence de la politique d’austérité du gouvernement et des promesses non tenues, se soient portés sur l’abstention ou le vote FN, parti fascisant et raciste, parti qui ne peut être considéré comme républicain, dangereux et qui ne pourra jamais améliorer la situation des salariés, retraités, commerçants et artisans et le petit monde rural, mais encore l’aggraver, parti des financiers et de la guerre.

Ce résultat est à prendre en considération pour une orientation bien à gauche axée sur l’humain d’abord, Nous le devons, je pense, à notre travail d’information auprès des citoyens-nes du canton, nous allons continuer, car les médias font le silence total sur notre programme préférant donner la place au FN pour sauver le capitalisme et les multinationales, le monde de la finance et des milliardaires du CAC 40 auxquels ont renoncé à s’attaquer F.Hollande, son gouvernement et nos députés ardéchois.

Un progrès à gauche est initié, qui peut encore s’améliorer avec toutes les bonnes volontés déçues par le gouvernement PS. Et il serait utile pour mener d’autres combats : sur la réforme territoriale, les négociations sur un Grand Marché Transatlantique, qui exigent une information et un référendum Nous sommes à votre écoute.

Robert Chazot

Publié : 27 juin 2014

FAUT-IL EN RIRE OU S’INDIGNER ?

Nous avions le 13 juin la visite du 1er ministre. Ou plutôt non, pas nous, le peuple, mais les huiles d’Annonay et autres petites villes. La preuve que ce n’était pas pour nous c’est que d’importantes forces de police (CRS) et de gendarmerie barraient l’avenue de l’Europe et le haut de la rue Sadi Carnot (et peut-être d’autres où nous n’avons pas pu aller ?!... )

On a pu compter à l’entrée de l’avenue de l’Europe 11 cars de CRS (sans compter ceux qui étaient hors de notre vue !) et une quantité énorme de CRS équipés de gilets pare-balle, d’armes, de gourdins, de boucliers, et en plus de grilles de protection ! C’était à la fois effrayant et comique ! En haut de la rue Sadi Carnot des gendarmes en simple uniforme avaient un aspect plus humain. Mais au bout d’un moment leur commandement les a remplacés par d’autres gendarmes bardés, comme les CRS, de matraques, d’armes et de gilets pare-balle. Les manifestants, Cégétistes et Communistes, bien entendu comme d’habitude, mais d’autres aussi, n’avaient d’autres armes que leurs drapeaux et un haut-parleur !

La manifestation avait été annoncée par tracts. Une autre fois faudrait-il la convoquer par le bouche à oreille pour créer un effet de surprise et faire un peu peur à nos froussards de ministres ?

Cependant les RG qui sont toujours bien informés et souvent anonymement présents au départ des manifestations savaient bien qu’il n’y avait pas 3000 personnes, ni même 500... et que nul danger ne menaçait les précieuses « personnalités ». Le même déploiement de forces, d’ailleurs avait eu lieu lors d’une visite d’Ayrault, Montebourg et Sapin à Irisbus. Vraiment ces « socialistes » ont peur du peuple comme la droite ! On avait eu le même cirque lors d’une visite de Sarkozy.

D’ailleurs où est la différence ? Dans la forme peut-être (encore que vu la ressemblance des méthodes policières à l’égard des manifestants...) mais la régression sociale, la destruction peu à peu des acquis sociaux inclinent à constater : « bonnet blanc et blanc bonnet ».. .

On pourrait aussi se demander, à l’heure où on nous saoule de la nécessité de faire des économies, combien coûte à la Nation ce déploiement de forces pour protéger nos ministres à qui les manifestants n’ont nulle intention de s’en prendre physiquement ? Un tel déploiement de police ne serait-il pas plus utile contre les malfaiteurs, ou tout simplement pour assurer la sécurité des citoyens sur les routes ou ailleurs ?

Et le maire, O. Dussopt, si fier de son élection au premier tour et de la présidence promise de l’Association des Maires de petites communes, a-t-il craint de ne pas accéder au ministère qu’il ambitionne sans doute, s’il ne montrait pas ses capacités de bon gestionnaire de l’ordre capitaliste et de la lutte contre les syndicalistes de gauche ?

En conclusion rions plutôt.

Les citoyens, venus pour manifester leur mécontentement contre la politique antisociale du gouvernement, étaient arrivés en colère sans doute, mais devant l’absurdité de ce déploiement de police et la couardise de nos dirigeants (des « élus du peuple » qui ont peur du peuple) la colère a tourné à l’ironie, à la moquerie. La franche rigolade se mêlait à l’indignation !

Pour la section d’Annonay du PCF, Claude Inguenaud

Publié : 27 juin 2014

GMT TAFTA TTIP… Les négociations vont bon train...

Sous des noms différents pour mieux brouiller les cartes, on en a un peu entendu parler avant les élections européennes (quand même… certains politiques et journalistes se sont enfin réveillés… une semaine avant...), mais cela n’a pas suffi. La France n’a pas entendu l’appel de la gauche pour faire barrage à ce sinistre projet qui aurait des conséquences dramatiques pour les générations à venir s’il devait aboutir. Depuis, c’est de nouveau le silence médias sur ce projet de Grand Marché Transatlantique.

Un autre sujet a pris le devant de l’actualité, la « réforme » des collectivités territoriales. Et justement, si ce sujet nous mobilise « dans l’urgence » c’est bien parce que les deux sont intimement liés et procèdent de la même ligne politique, voulue par Hollande et son gouvernement, même si des voix s’élèvent contre dans leurs propres rangs.

Non contents de passer outre le peuple sur la forme, en zappant un débat public - « il faut aller vite.. » cela devient une habitude chez Hollande… - sur une question majeure comme le redécoupage des régions, la suppression des départements et une révision des inter-communalités, le déni de démocratie l’est aussi sur le fond, dans le sens où l’application de ce nouveau « marché » (qui touchera aussi tous les « services » - santé – éducation – recherche- transports etc. . faut-il le rappeler), touchera de plein fouet les nouvelles régions, justement établies pour cela : pour qu’un libéralisme toujours plus débridé puisse s’imposer encore plus facilement à l’intérieur de régions qu’il ne le fait à l’intérieur de l’État. En effet, toute collectivité publique, de la mairie jusqu’à l’Etat et l’Union Européenne, pourra être déférée devant un tribunal privé pour se voir imposer le talon de fer de la loi des multinationales.

Autre actualité, toujours liée à cette ligne politique : la braderie et le démantèlement d’ Alstom, fleuron de notre industrie dans les domaines stratégiques que sont l’énergie (y compris nucléaire) et le transport.

Rappelons que cette « braderie » a été lancée tout d’abord par des tractations menées dans le plus grand secret par les PDG d’Alstom et de General Electric. Puis furent mises dans la balance d’autres multinationales, Siemens et Mitsubishi. Mais dans tous les cas il s’agit d’un démantèlement qui n’a de justification qu’au regard de tractations financières. En effet, une étude* souligne que « l’analyse du portefeuille d’activités montre qu’Alstom peut être développé comme acteur indépendant sur l’énergie et le transport », et conclue qu’Alstom « peut rapidement retrouver une assise financière plus solide, se recrédibiliser, tout en se laissant des marges de manœuvre pour des aléas ou des investissements complémentaires ».

Cela à condition de réaliser une augmentation de capital de 1 milliard d’euros (2 à 2.5 en cas de retrait de Bouyghes). La Banque Publique d’Investissement pourrait être mobilisée, de même que les entreprises publiques clientes d’Alstom (SNCF, EDF, RATP…) qui représentent 50 % des commandes du groupe (70 % des bénéfices) et qui, il faut le souligner, ne sont pas pour rien dans les difficultés d’Alstom du fait de la politique d’austérité.

1 milliard, serait-ce trop cher payer pour la préservation de l’industrie, de l’emploi, de la souveraineté nationale dans des secteurs cruciaux ? Oui semblent considérer les acteurs du démantèlement de l’énergie, des transports publics et de la mise en concurrence… A ce prix là, on comprend aisément qu’Obama, qui vient de nommer le patron de GE à la tête du conseil de la compétitivité auprès de la Maison Blanche, se frotte les mains. Oui ça commencerait très bien pour lui ce marché transatlantique… Mais pour la France et l’Europe toute entière, ce serait une perte immense, totalement injustifiée et qui aurait des conséquences à très long terme sur l’équilibre mondial même.

G. Largillier

* réalisée par le cabinet Secafi-Alpha pour le comité européen d’Alstom

Dernière minute : voilà, c’est signé. Honte à ce gouvernement, élu pourtant pour changer le cours du désastre libéral dans lequel s’engouffrait la France de Sarkozy. En 2012 il en était encore temps. Chaque jour qui passe rend plus vertigineuse la pente qu’il faudra remonter pour se relever de décisions qui sacrifient le peuple français aux intérêts financiers. Et cela dans un risque chaque jour plus grand de voir la machine financière s’emballer et emporter dans sa déroute la France, l’Europe comme le reste du monde, dans une crise du capitalisme dont souffriront en premier lieu les Etats qui auront cédé à des "économies" à court terme et qui n’auront pas su sauvegarder les intérêts de leur peuple. Inutile de rappeler qui souffre en premier dans ces cas là...

Publié : 26 juin 2014

REFORME DES COLLECTIVITES TERRITORIALES AU GRE DES CACIQUES SOCIALISTES ?

On nous a présenté une nouvelle carte des régions passant de 22 à 14 « nécessaire pour avoir des régions suffisamment grandes et puissantes pour rivaliser avec celles des autres pays européens » Or que constatons nous ? La région Rhône-Alpes, 8 départements, 43 698 km2, 6 300 000 habitants, 2° région française pour la superficie, la population, l’économie , 1/10 de la France, 6° région européenne, serait regroupée avec l’Auvergne. Le Nord- Pas de Calais 4 000 000 d’habitants, 12414 km2, 2 départements, et malheureusement la moitié des friches industrielles françaises, resterait tel quel. Il y a d’autres exemples. La logique annoncée a fui devant la volonté de ceux que l’on a appelé les éléphants.

Ce redécoupage est-il nécessaire ? Contrairement aux allégations avancées, les régions françaises actuelles ne sont pas inférieures à tout point de vue aux régions des autres pays européens. Ferait-on des économies ? même pas. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter notre brillant ministre de l’économie proclamer 25 milliards puis 10 milliards d’économie puis 1 milliard … Chiffres tout à fait fantaisistes qui ont germé dans son imagination, basés sur rien, avec pour seul objectif d’impressionner.

Le but réel de tous ces « européens convaincus » est d’affaiblir l’Etat, de le réduire à rien. Ainsi l’Europe des régions sera beaucoup plus facilement gouvernée par les technocrates de Bruxelles. Le gouvernement a aussi de la suite dans les idées : il entend supprimer la clause de compétence générale aux régions et aux départements. Or le gouvernement Fillon l’avait déjà fait et le premier geste du gouvernement Ayrault avait été de la rétablir !!!

Les intercommunalités, dont certaines viennent déjà d’être regroupées en janvier dernier, devraient l’être encore avec un seuil de 20 000 habitants (5 000 aujourd’hui). Autrement dit, les communes rurales seront soit incluses dans des ensembles urbains, soit dispersées sur des territoires encore plus vastes. Les communes seront vidées de tout pouvoir, car le nombre de compétences obligatoires des communautés va augmenter et augmentera encore par la suite. Un jour il ne restera plus aux communes que l’état civil et le repas des anciens et on pourra dire : à quoi servent les communes ? Dans « 36 000 communes » bulletin de l’association des maires ruraux, que l’on peut difficilement qualifier de révolutionnaire, on peut lire : « L’objectif de la grande modernisation imposée à la France par les gouvernements de droite ou de gauche depuis trente ans c’est de substituer une régulation des affaires humaines par le marché (concurrence libre et non faussée) au gouvernement par la délibération démocratique… En augmentant la taille des collectivités locales au nom de l’efficacité gestionnaire on éloigne le citoyen ordinaire de ses représentants… Constatons à l’analyse des élections municipales que la pratique démocratique la plus élémentaire, l’inscription sur les listes électorale et la participation sont inversement proportionnelles à la taille des communes, ceci dans tous les pays… On aura compris que sous couvert d’efficacité gestionnaire, c’est une bataille politique entre les peuples et les nouveaux oligarques qui se joue »

Michel Vautaret

Publié : 24 juin 2014

SPECIAL COLLECTIVITES TERRITORIALES

UN PROJET DE LOI QUI MET LA REPUBLIQUE EN DANGER L’Europe des NUTS et des super-régions…

La nomenclature NUTS (Nomenclature des Unités Territoriales Statistiques) est un système hiérarchique de découpage du territoire économique de l’Union Européenne. Trois niveaux ont été établis : NUTS 1 : 3 à 7 Millions d’habiants, NUTS 2 : 800 000 à 3 Millions, NUTS 3 : 150 000 à 800 000 habitants.

CONTRE REFORME TERRITORIALE : HYPOCRITE ET DEVASTATRICE EXIGEONS UN REFERENDUM

En 2013 la Commission Européenne exigeait de « prendre des mesures destinées à améliorer les synergies et les économies entre les différents niveaux de l’administration centrale, régionale et locale » . Hollande, soumis, s’exécute et veut créer 14 régions et faire un redécoupage au gré des vents avant même de définir les missions des collectivités. Ainsi disparaîtraient les communes au profit de l’intercommunalité et les départements. Ces deux échelons existent depuis la Révolution Française. Ils sont et demeurent la matrice de l’État-Nation.

A l’endroit où il faudrait rechercher un nouvel élan démocratique, sa contre réforme territoriale n’affiche pas d’autre ambition qu’une austérité accrue pour les budgets publics – 11 Milliards manqueront aux collectivités pour financer le plan de rigueur – et l’accroissement de la compétition entre territoires, conformément aux injonctions européennes et du Medef.

Cela se fera au prix d’une aggravation de l’autoritarisme inhérent à la Vème République et de pouvoirs de plus ne plus technocratiques abrités de la souveraineté populaire car éloignés de la proximité des citoyens.

Comme d’habitude Hollande emploie le double langage en disant que les communes sont « une petite République dans la grande », tout en augurant leur démantèlement. Le fait de plonger les départements en apnée relève de la même duplicité. Le projet est complètement contraire au renouveau de la République, à l’égalité entre territoires, à l’égalité en droits de toutes et de tous.

Il s’agit essentiellement de structurer l’espace en fonction des objectifs définis par Bruxelles pour une Europe des Régions. On détruit ainsi une vision de la Nation définie au travers de la Révolution Française, où les départements étaient destinés à permettre l’égalité des citoyens devant l’espace et les services publics. Leur suppression reviendrait à poursuivre le démantèlement des services publics, à éloigner les citoyens des lieux de décision et à aggraver les inégalités entre territoires. Certains argumenteront que, au XXIème siècle, du fait des moyens de transport qui ne vont plus « au pas du cheval » comme au XVIIIème, les distances en sont réduites et que ce découpage des départements n’a plus aujourd’hui le même sens. Il est vrai que l’espace/temps n’est plus le même. Mais il ne faut pas céder à l’illusion d’une proximité et d’une égalité toutes relatives. Oui on peut aller en 3h de Paris à Marseille par les transports en commun, mais par ce même moyen, il ne faut pas moins de 10 h pour parcourir Aurillac/Annonay ! Il serait très intéressant de calquer une carte de la France des 14 régions telles que découpées par F Hollande, sur une carte des voies de chemins de fer et même des autoroutes ! Les inégalités, déjà notables entre les régions, apparaîtraient encore plus.

Une fois de plus il s’agit de répondre au mieux aux exigences des forces patronales et de la finance ; Les femmes et les hommes de notre pays ont le sentiment que le pouvoir est ailleurs, qu’il s’exerce sans eux, qu’ils évoluent dans une démocratie d’apparence. Aucune modification des règles de la démocratie ne peut se faire sans démocratie. Nous exigeons des referendums pour chaque modification, un grand débat animé par une constituante, et de passer à la VIème République pour refaire de celle-ci notre bien commun et redonner à l’action publique toute l’efficacité que peut revêtir le pouvoir quand il est réellement exercé par le peuple.

J.N. Wimmer

Publié : 16 mai 2014

ALEXIS TSIPRAS, LE VOYAGE DE L’ESPOIR

Pierre Laurent, Alexis TSIPRAS et Jean-Luc Mélenchon à la manifestation du 12 avril 2014 à Paris contre l’austérité

Le candidat de la GUE (Gauche Unitaire Européenne dont est membre le Front de Gauche) pour la Présidence de la Commission européenne a déclaré : "Nous allons faire ensemble le voyage de l’espoir et du changement pour changer l’Europe mais aussi pour changer nos vies. Nous pouvons envahir la bastille du néolibéralisme global qu’est l’Europe néolibérale".

Publié : 16 mai 2014

AUSTERITE

Hollande et Valls vont retirer 50 Milliards d’euros dont 11 pour les collectivités territoriales, 18 pour l’Etat, 21 pour la santé et le social.

Il faut bien mesurer ce que cela va entraîner en termes de services rendus à la population qui ne seront plus effectués, et la souffrance dans laquelle sera plongée une grande partie de la population : suppression d’effectifs (chômage croissant et pressions sur les conditions de travail des autres), destruction des services publics nécessaires aux personnes, régression des soins car les gens ne pourront plus les payer comme c’est le cas aujourd’hui pour une part croissante de la population. C’est une politique qui va enfoncer la France dans la récession et aggraver les "déficits" qu’ils prétendent combattre, car l’activité va diminuer donc il y aura moins de richesses créées. Nos dirigeants nous emmènent au désastre, le même désastre que subissent déjà d’autres pays européens du fait de cette même politique aggravée depuis des années.

La suppression de la revalorisation des retraites et pensions, de l’Allocation Logement et de tout ce qui relève de l’action sociale va aggraver le sort de centaines de milliers de personnes qui subiront une perte de leur pouvoir d’achat et plongeront pour certaines sous le seuil de pauvreté. Rappelons qu’il y a 9 millions de pauvres en France.

JN Wimmer

Publié : 16 mai 2014

LES RAISONS DE LA COLERE

Un enfant meurt toutes les 5 secondes des conséquences de la faim.

4 à 5000 personnes meurent chaque année en essayant de passer des frontières.

100 millions d’enfants vivent dans les rues.

Aux USA la mortalité des bébés noirs est deux fois plus élevée que celle des bébés blancs.

En France, 1 ampoule sur 3 est éclairée grâce à l’uranium nigérien. Au Niger, seule 1 personne sur 10 a accès à l’électricité.

Chaque jour le monde consacre 2,2 milliards de dollars à la production de la mort.

Selon le PNUD, chaque vache de l’UE reçoit 3 dollars de subvention par jour... 40 % des Africains vivent avec moins de 1 dollar par jour.

Près du quart des habitants de la planète vit sous le seuil d’extrême pauvreté (1,25 dollar par jour et par personne).

9 jours de dépenses militaires suffiraient à procurer nourriture et éducation à tous les enfants de la terre qui en sont dépourvus.

A travail égal les femmes gagnent un tiers de ce que gagnent les hommes.

Les pays qui vendent le plus d’armes au monde (USA, Royaume Uni, France, Russie puis la Chine) sont, comme par hasard, les 5 pays qui disposent du droit de véto au Conseil de Sécurité de l’ONU.

La fortune de l’homme le plus riche du monde est l’équivalent de 5 millions d’années de SMIC.

Compagnie Jolie Môme www.cie-joliemome.org

Publié : 16 mai 2014

QUE CA N’ARRIVE PAS !

Bruits de bottes ? Mais non, la guerre aujourd’hui ne se fait plus à pied, avec des bottes, dans la boue... Elle se fait avec des missiles, des drones, toujours plus mortels et qui font toujours plus de "bruit"... A ce propos, à ce jour, des bateaux de guerre français - et américains, bien sûr, ceux-ci étant basés en permanence en Europe – naviguent en Mer Noire, des rafales traversent la Pologne... Qui joue avec le feu en soufflant sur les braises de l’Ukraine ? Si des fois un malheur devait arriver chez nous et si, pour la 3ème fois, le monde devait s’embraser, il serait bon de se dire que nous ne repartirions pas "comme en 14", "la fleur au fusil". Vigilance et Résistance sont plus que jamais d’actualité.

G. Largillier

Publié : 16 mai 2014

CA DEVAIT ARRIVER

Hollande sifflé à Carmaux, la ville de Jaurès !!! Y aurait-il quelque chose d’inconscient dans la mémoire des peuples ?... On aurait pu croire que les électeurs du moindre mal, représentés par ceux qui continuent de s’accaparer le joli mot de "socialiste", acceptent la dure réalité d’un capitalisme "indépassable"... "Les modérés s’opposent toujours modérément à la violence" Anatole France.

En ce qui nous concerne, nous le reconnaissons, nous n’avons jamais eu la moindre illusion sur ceux qui nous gouvernent aujourd’hui. Est-il nécessaire d’ajouter que nous n’en avions pas non plus sur ceux qui les ont précédés ? Pourquoi se ressemblent-ils tant ? Voilà une question qui nous taraude tous. Et chacun de proposer sa réponse : la corruption ? le carriérisme ? l’Europe ? le laxisme ? Et pourtant eux nous l’assurent, ils ne veulent que la grandeur de la France, son rayonnement, sa prospérité... C’est pour ça qu’il se sont unis avec d’autres gouvernements européens, pour être plus grands, plus forts pour affronter les défis du XXIème siècle, les batailles "économiques" qui nous promettent, dans un avenir plus ou moins proche, de garder notre place de grande puissance économique et aussi militaire . Parce que, n’est-ce pas, qui veut la paix prépare la guerre ?!

C’est aussi pour ça qu’avec les USA, ils s’unissent dans une alliance militaire internationale censée sauvegarder la démocratie partout sur la planète, l’OTAN. Ainsi nos militaires sont présents partout sur la planète. Enfin presque... Oui, car s’il n’y a aucune richesse, ou ressource naturelle dans votre pays, nos militaires ne s’y déplacent pas. "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels" Anatole France... Mais nous ne colonisons pas ! Non, nous aidons à ce que la démocratie se répande partout et avec elle notre civilisation... Sûrement qu’au 19ème siècle et juste avant la première Guerre Mondiale, les arguments de ceux qui dirigeaient étaient différents, puisqu’à l’époque nous colonisions...

Mais nous savons aujourd’hui ce que ce type de comportement a provoqué. Eh oui, des populations jetées les unes contre les autres pour des histoires de prépondérances territoriales et pas seulement en Alsace et en Lorraine, mais partout, de la Cochinchine au Togo, de la Turquie au Maghreb, de la Pologne au Japon, de d’Autriche à l’Inde... Être les plus riches, les plus puissants, voilà quel était l’enjeu de cette barbarie ! Et là-dessus, ils s’entendaient tous, les Tsars, les Empereurs, les Monarchies Constitutionnelles, la République... Tous impérialistes ! "La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent très bien mais ne se massacrent pas". Paul Valéry. Les Républicains comme les autres étaient impérialistes et comme les autres ils se sont entendus entre eux pour participer à ce massacre de masse que fut la guerre de 14/18. Ils se sont unis dans ce qu’ils ont appelé l’UNION SACREE, au nom d’un patriotisme qui ne trompait que ceux qui avaient envie de l’être. Jaurès n’était pas dupe. Il en est mort assassiné. En l’assassinant, ils ont, en France, écrasé l’Internationale. Au fait connaissez-vous le troisième couplet ? "S’ils s’obstinent, ces cannibales / A faire de nous des héros / Ils sauront bientôt que nos balles / Sont pour nos propres généraux". L’Internationale en France sans doute écrasée, mais pas effacée. Les mutins l’ont prouvé et ce partout, pas seulement en France, mais sur tous les fronts. Certaines de ces mutineries se sont transformées en révolutions, comme en Russie, mais aussi en Allemagne, en Hongrie. Elles ne furent pas toutes victorieuses, mais peut-être que le rouge de leurs drapeaux, qui est aussi la couleur du nôtre, continue d’irriguer le cœur de ceux qui ont compris que Hollande n’avait rien à voir avec Jaurès...

Compagnie Jolie Mômewww.cie-joliemome.org

Publié : 14 mai 2014

AGRICULTURE ET TERRITOIRE

On connaît, même s’il faut continuer à diffuser l’information à ce sujet, les mécanismes d’accaparement des terres des paysans par les grandes firmes multinationales dans les pays maintenus pauvres, contribuant à la disparition des cultures vivrières et appauvrissant d’autant plus des populations déjà fragiles.

Sans communes mesures avec ce qui se vit dans ces pays, nous sommes ici aussi confrontés aux difficultés d’accès au foncier agricole pour les personnes souhaitant s’installer en agriculture. Ce sont 200 demandes d’installation environ enregistrées par la chambre d’agriculture de l’Ardèche qui sont en attente aujourd’hui : des personnes à la recherche de terrains, quelquefois depuis plusieurs années, sans succès, pour y installer une activité agricole. Dans le même temps la majorité des communes constatent une augmentation des terrains en friches évoluant vers la broussaille et les taillis inexploités, et la diminution du nombre d’exploitants agricole. Pourquoi un tel paradoxe ?

- difficulté de transmission d’une exploitation, souvent patrimoine familial, à des personnes extérieures à la famille, étrangères... les indivisions ne facilitant pas les choses en cas de succession.
- des propriétaires pas toujours enclins à céder leurs terrains au prix agricole là où la pression foncière leur permet d’espérer une plus-value (zone résidentielle péri-urbaine, résidence secondaire...)
- une nette tendance à l’agrandissement d’exploitation existante, créant des unités de plus en plus grandes avec de plus en plus de gros matériel et de plus en plus de charges auxquels il est de plus en plus difficile de faire face en cas de coup dur.

Un autre modèle est possible :

- favorisant des unités plus modestes, adaptées à notre géographie de moyenne montagne.
- favorisant l’agriculture biologique, la transformation sur place ou dans des ateliers issus de regroupement de producteurs.
- favorisant les circuits courts de distribution.

Pour la recréation ou le maintien de ce type d’activité agricole dans les communes, l’accès au foncier doit être facilité et les règles régissant le statut des exploitants agricoles doivent être redéfinies. La situation des paysans n’atteignant pas la surface suffisante pour être véritablement reconnus, alors qu’ils exercent une activité rémunératrice, est intenable. Ils paient une cotisation de solidarité qui ne leur donne aucun droit social.

Frédérique MONOD

Publié : 14 mai 2014

VOUS AVEZ DIT UNION EUROPEENNE ?

Je suis d’une génération qui a grandi avec l’Europe. Le rêve d’un continent uni, protecteur et accueillant s’est brisé sous l’assaut des spéculateurs, avec la complicité des politiciens néolibéraux et s’est avéré un vrai cauchemar. L’Union Européenne est devenue l’union des banquiers.

Et d’abord le premier d’entre eux : la Banque centrale européenne, qui devrait être notre banque. Celle-ci prête aux banques privées à un taux prés de zéro pour cent. Les banques prêtent à la France à un taux d’environ 1%. L’intérêt de la dette que nous versons aux banques est à peu prés équivalent à notre déficit budgétaire. Tirez vous-même la conclusion : si la BCE prêtait à l’Etat au même taux qu’elle prête aux banques, il n’y aurait plus de déficit. Finies les attaques sur les prestations sociales, les collectivités locales, le service public…, finies les mesures « courageuses » qui ne consistent qu’à aller chercher les derniers centimes dans la poche de ceux qui ont le moins (il en faut du courage pour s’attaquer aux plus petits !!!), l’argent dégagé permettrait d’investir et ainsi de créer de l’emploi.

On peut se demander quel esprit tordu et vendu aux banques a inventé un tel système. Après tout, l’argent de la BCE appartient à tous les européens En simplifiant on peut dire que nous prêtons notre argent aux banques qui nous le reprêtent avec un gras bénéfice sans bourse délier et pratiquement sans risque.

L’Europe est devenue l’union des médiocres. Rappelez vous l’interdiction des fromages au lait cru, qui heureusement a été retoquée, à la demande des grands groupes agro-alimentaires qui fabriquent du plâtre à bas pris, mais avec du lait stérilisé ; la tentative de permettre de fabriquer du vin rosé en mélangeant du blanc et du rouge ; le chocolat, autrefois fait uniquement avec du beurre de cacao, maintenant avec de l’huile de palme ; la création des AOP à la place des AOC avec un cahier des charges bien moins contraignant….etc.

Le grand marché transatlantique en discussion avec les USA prévoit une harmonisation des législations, des normes environnementales, sanitaires, juridiques… en particulier un tribunal privé sans juge professionnel chargé d’appliquer les lois de la République, où les multinationales pourront attaquer les États si des décisions prises par ceux-ci font baisser leur chiffre d’affaire !!!

C’est aussi l’union des grandes entreprises internationales avec la mise en concurrence des salariés de tous les pays d’Europe, en tendant bien sûr vers le plus bas. Les patrons qui emploient en France des ouvriers « détachés » des pays européens ne paient que les cotisations sociales en cours dans leur pays, bien inférieures à celles acquittées chez nous. Au bout de quelques années le résultat est certain. Pire, la commission a pris (à juste titre) des dispositions pour l’environnement, la sécurité, l’hygiène etc dans les entreprises. Mais, elle laisse entrer librement des marchandises qui ne respectent absolument pas ces normes. Tout le monde y perd : les entreprises et leurs salariés, l’environnement, les ouvriers chinois ou autres, honteusement exploités. Seules les groupes internationaux qui font fabriquer leurs produits dans ces pays se remplissent les poches.

C’est aussi l’union des non démocrates : en effet, les décisions sont prises par une commission constituée de gens nommés et non élus. Le pouvoir du parlement (élus) doit être renforcé et les pouvoirs de la commission diminués. Nous payons très cher tous ces fonctionnaires. Par ex. le salaire de Baroso, Président de la Commission : 321 238 €, de Draghi, Président de la BCE 314 324 €, un simple membre 255 300€ ; bien plus que Merkel, que Hollande et même que Ben Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU. Et bien sûr, tous prônent l’austérité pour les peuples, mais certainement pas pour eux.

On pourrait continuer longtemps…

Nous voulons une Europe démocratique, une banque centrale jouant le même rôle que toutes les banques centrales des pays non européens, une harmonisation sociale vers le haut, un refus de laisser entrer les marchandises ne respectant pas les normes Européennes, en particulier en ce qui concerne le respect de l’environnement, une Europe qui peut dire : L’HUMAIN D’ABORD.

Publié : 12 mai 2014

EUROPENNES

LE 25 mai VOTONS Marie-Christine VERGIAT

L’austérité frappe partout dans nos vies et sur le continent. Les peuples d’Europe sont dans la tourmente de la crise mondiale du capitalisme financiarisé. Le chômage et la pauvreté explosent, les économies des pays de l’UE sont très majoritairement en récession. Le libéralisme, la Troïka, les traités européens et ceux qui les défendent sont responsables de cette crise.

L’union Européenne est aujourd’hui entièrement tournée vers les marchés et les marchands. L’union européenne et ses dirigeants, tant au niveau européen que national n’y sont pas pour rien. Elle n’a que peu faire des besoins humains, du progrès social, de la démocratie. Elle se fait contre les peuples.

En France François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd’hui l’allié de Merkel et de la droite européenne, du MEDEF et des marchés. Les 50 milliards d’euros de coupes budgétaires d’ici à 2017 prévues dans le programme de stabilité, présentées au conseil des ministres et à la commission européenne, obéissent aux dogmes des 3% de déficit fixé par Bruxelles.

Pourtant, le cap austéritaire ne fait pas consensus dans l’union européenne. En Italie, en Espagne, en Grèce et en France, beaucoup de forces de gauche refusent cette conversion idéologique au libéralisme. Si la France résistait, elle ne serait pas seule.

Les élections européenne du 25 mai doivent être l’occasion d’envoyer un signal massif : ça suffit !

La Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique (GUE-NGL ) est un groupe d’élus. Actuellement composé de membres de 14 États, avec Marie-Christine Vergiat pour la région Sud-Est, il veut rompre de façon radicale avec les politiques de l’UE. C’est une force parlementaire qui rassemble les aspirations progressistes et sociales pour faire entendre une autre voix. C’est aussi une force de résistance aux cotés des salariés, du monde rural, face à l’austérité, qui est porteuse de propositions économiques, sociales et écologiques.

Les députés européens du Front de gauche ont joué leur rôle. Ils ont défendu devant le parlement européen les intérêts des françaises et des français et de l’ensemble des peuples de l’union, en proposant des alternatives et des appuis aux luttes pour rompre et refonder l’Europe, une Europe de la solidarité, de la justice et du progrès social, du développement humain, du partage des richesses et des savoirs.

Ce groupe a besoin d’être renforcé en 2014 (6,05% c’est le score du Front de gauche en France Métropolitaine en 2009).

Le 25 mai 74 sièges de députés sont à élire dans les 7 régions de France (Sud Est, Ile de France, Nord ouest, Ouest, Est, Sud Ouest, Centre), pour un parlement de 766 députés des 28 États membres.

Contre l’Europe de l’austérité et des marchés financiers. Pour la refondation sociale et démocratique de l’Europe. Votons Marie-Christine VERGIAT, députée européenne sortante et tête de liste pour la région sud-est, avec Martine DUBOIS et Horya MEKRELOUF, candidates Ardéchoises.

Robert Chazot

Publié : 14 mars 2014

IMPOTS : OUI - INJUSTICE FISCALE : NON

On entend de plus en plus remettre en cause l’impôt. Regardons sur le fond et posons la question autrement. Ne faut-il pas une autre répartition de l’impôt ? C’est ce qu’ont dit les dizaines de milliers de manifestants à l’appel du Front de gauche avec deux mots d’ordre simples : Non à l’augmentation de la TVA ! Justice Fiscale !

Le problème ce n’est pas l’impôt. Il est utile s’il finance des services publics et s’il est justement réparti. C’est pourquoi il est temps d’exiger une véritable réforme de la fiscalité par des mesures telles que :

- rétablir une réelle progressivité en instaurant 14 tranches au lieu des cinq actuelles mises en place par Sarkozy, porter le taux de cet impôt à 65-70 % en concevant une accélération de la progressivité à partir d’un revenu se situant entre 30 000 et 35 000 euros par an et par foyer fiscal. Les contribuables non imposables comme ils l’étaient avant les décisions de MM Fillon et Ayrault – gel du barème – doivent le redevenir.

- rehausser l’impôt sur la fortune,

- moduler la fiscalité des entreprises en fonction de leurs performances sociales et environnementales,

- lutter contre l’évasion fiscale -qui est chiffrée entre 50 et 80 Milliards d’euros par an - par un programme efficace à mettre en place rapidement,

- taxer le capital comme le travail,

- réviser les bases d’imposition par le plafonnement de la Taxe d’Habitation, le recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA dont les taux passent en 2014 de 19.6 à 20 % et de 7 à 10 %) impôt le plus injuste car les plus pauvres comme les plus riches le paient de la même façon. Il représente 60 % des recettes fiscales.

Une telle réforme est possible, c’est une question de volonté politique.

JN Wimmer

Publié : 14 mars 2014

FACE AU RACISME NE BAISSONS PAS LA GARDE

La disparition de Nelson Mandela, le symbole de la lutte pour l’émancipation humaine, l’homme qui a mis fin à l’odieux système légal d’apartheid, doit nous inviter à réfléchir sur le racisme ordinaire qui gangrène nos sociétés, comme c’est souvent le cas en période de crise profonde, car en situation de précaritté et de misère sociale, le responsable, l’ennemi intérieur, c’est l’autre...

En Europe, dans de nombreux pays, les partis racistes et xénophobes progressent d’élection en élection, nous rappelant les heures les plus noires de l’histoire.

En France, les propos racistes ne sont plus réservés à l’extrême-droite, tant la banalisation de la parole raciste est devenue monnaie courante sans que soient jugés ni sanctionnés des propos considérés comme délits. Les injures racistes proférées à l’encontre de la Ministre de la Justice, Christiane Tobira, en sont la révoltante illustration. Les médias dominants brandissent une « question rom », comme il y eut une « question juive ». Ici, c’est un Maire UMP qui regrette publiquement que les secours « aient été appelés trop tôt » lors d’un incendie d’un campement Roms. Là c’est le Maire de Cholet exUDI, qui juge que « Hitler n’en a pas tué assez ». Ailleurs c’est Christian Estrosi, Maire UMP de Nice, qui propose son « mode d’emploi pour mater ces délinquants ». Claude Guéant, alors qu’il est ministre de l’Intérieur, juge que « toutes les civilisations ne se valent pas », favorisant ainsi le développement d’un racisme culturel, largement banalisé par la mandature Sarkozy, tandis que son successeur Manuel Valls stigmatise ces « populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres » et « n’ont pas vocation à vivre dans notre pays » alors qu’ils sont des citoyens européens avec les mêmes droits.

Après le discours sur l’identité nationale et le « rôle positif » de la colonisation développé sous Sarkozy, l’islamophobie se développe, prolongeant le racisme anti-arabe.

Toutes ces postures aux relents nauséabonds ont pour but de déplacer la question sociale sur le terrain identitaire en détournant la colère légitime de ceux qui souffrent. En octobre 1983, pour dénoncer les crimes racistes commis par la police, dix-sept marcheurs quittaient Marseille pour traverser la France. Ils étaient 100 000 à Paris un mois et demi plus tard. Trente ans après cette marche pour l’égalité des droits, beaucoup reste à faire, car ce ne sont pas les étrangers qui creusent le déficit de la Sécurité Sociale, mais le chômage et les baisses de cotisations sociales du patronat.

Rompre ce glissement dangereux des consciences devrait être le marqueur d’une véritable politique de gauche.

La rédaction

Publié : 14 mars 2014

LOI DE PROGRAMMATION MILITAIRE 2014-2019

Loi n° 2013-1168 du 18 décembre 2013 parue au JO n° 294 du 19 décembre 2013

La nouvelle loi de programmation militaire a été étudiée à la fin de l’année 2013 et a été adoptée en deuxième lecture par l’Assemblée Nationale le 10 décembre. Cette loi promulguée le 18 décembre 2013 n’a pas suscité l’intérêt des médias et a donc été adoptée dans l’ignorance totale des citoyens.

Et pourtant elle nous concerne tous :

Cette loi inclut un chapitre concernant l’extension des capacités des services de renseignements sous le prétexte de lutte contre le terrorisme, comme c’était le cas auparavant, mais aussi au nom de potentielles atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, notion bien vague et par conséquent dangereuse. Il est en effet prévu d’étendre l’accès des fichiers du Ministère de l’Intérieur et de la Police Judiciaire, jusque là réservé aux seuls habilités, à tous les agents des services de renseignements.

Lors des déplacements des individus, les fichiers d’enregistrement, de débarquement pourront être contrôlés ainsi que les fichiers de réservation afin d’informer en amont les services de renseignements.

Outre la surveillance des communications, l’Assemblée Nationale a légalisé de la même façon et pour les mêmes prétextes la géolocalisation en temps réel.

Un autre volet de cette loi concerne les militaires en opération extérieure (OPEX). Pour toute infraction commise par un militaire à l’étranger "dans l’accomplissement de sa mission", il ne pourra plus y avoir de constitution de partie civile, seul le parquet pourra mettre en mouvement l’action publique. Cette possibilité pour les associations ou les individus de se constituer partie civile avait été donnée par la cour de cassation suite à l’affaire d’Uzbin. La loi de programmation militaire s’est empressée par l’article 18 de redonner la main au parquet. Les procédures judiciaires étant l’occasion de médiatiser les affaires, les militaires et les politiques se sont empressés de faire en sorte que le linge sale soit lavé en famille et qu’ ainsi l’opinion publique en soit tenue à l’écart.

C’est donc dans le sillage de la politique conservatrice américaine d’après 11 septembre que le gouvernement s’engouffre en donnant l’impunité aux militaires en OPEX envoyés sous des prétextes humanitaires mais qui protègent essentiellement les intérêts économiques de la France à l’étranger, et en augmentant la surveillance des citoyens au nom de la sûreté de l’Etat.

Jean-Michel RIVOLLIER

Publié : 14 mars 2014

1000 MILLIARDS DE DOLLARS DE DIVIDENDES : LE CASSE DE L’ANNÉE

C’est le journal économique Les Echos -journal pas vraiment classé à gauche ! - qui le révèle : les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont dépassé, en 2013, 1 000 Milliards de dollars. De 2009 à 2013, ils ont progressé de 43 %.Quels salaires ont progressé dans cette proportion ? La France, avec ses 50 Milliards en 2013, est le 3ème pays le plus "généreux" en dividendes dans le monde. Qui avait dit : mon ennemi c’est la finance ? Dans le même temps, les politiques d’austérité continuent de saigner les Français et les Françaises comme les autres peuples d’Europe et du monde.

Casino Les niveaux de rétribution du capital retrouvent gaillardement leur niveau d’avant la crise. La croissance n’étant pas au rendez-vous, d’où peut venir l’argent versé aux actionnaires ? la précarité explose, les salaires stagnent, voire baissent sous la pression du patronat, plus de cinq millions de nos concitoyens-nes sont au chômage, les niveaux d’investissement dans les entreprises sont toujours très faibles. Tout ceci est bien la preuve, pour qui veut bien la voir que cet argent est pris dans les poches des travailleurs. Le travail crée la richesse, le capital crée les riches.

Danse avec les loups Alors qu’il faudrait changer de logique, François Hollande et son gouvernement poursuivent dans la même voie. Leur pacte de responsabilité c’est encore des cadeaux au patronat : 30 Milliards de cotisations familiales en moins d’un côté, 20 Milliards de crédit d’impôt de l’autre, et ceci sans contrepartie, "à la bonne franquette". Qui peut espérer, au vu des chiffres cités plus haut, que cet argent ira à l’emploi, aux salaires, à la formation et aux investissements ?

Autant en emporte le vent Nous connaissons l’histoire de l’homme qui tombe du gratte-ciel et qui se dit à chaque étage : jusqu’ici tout va bien. Après la crise des subprimes, tous les chefs d’Etat avaient juré "plus jamais ça" : le système bancaire avait été renfloué avec l’argent public certes mais "les grandes réformes pour encadrer la finance" avaient été prises, nous disait-on. Pourtant, ça recommence ! La richesse produite, au lieu de servir les salariés ou l’investissement est de nouveau hyper ponctionnée par le capital. On va droit dans le mur car les Etats ayant creusé leurs dettes en payant la crise, n’auront pas les moyens de recommencer.

La finance a un coût économique, environnemental et social. Il est urgent de changer de logique, de remettre l’humain au cœur de l’économie. C’est tout le sens des propositions du Parti Communiste et du Front de Gauche.

Comm Val d’Ay

Publié : 14 mars 2014

G.M.T. STOP URGENCE

La presse commence à en parler, des voix d’élus, y compris de la majorité, s’élèvent contre, en particulier en Ile de France où le Conseil Régional a adopté une motion déclarant la Région Ile de France - cela concerne 17 millions de personnes - « Zone hors Grand Marché Transatlantique » et exigeant l’arrêt des négociations.

Bien que nous ayons déjà abordé ce sujet en septembre 2013, il nous semble important d’y revenir - et de faire régulièrement le point - tout d’abord parce que, et nous ne le dirons jamais assez, si ce Pacte est conclu, c’en est fini de la Souveraineté du Peuple et des Etats, inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Un recul après 200 ans d’avancées des droits humains. Déjà, le non respect du NON français au Traité Constitutionnel Européen en 2005 par l’adoption du traité Merkozy, sa ratification par F. Hollande, ont fait de notables entorses à l’article 3 de la DDHC. Aussi il devient urgent de stopper la machine infernale.

Or la machine s’emballe, ça va très vite, c’est F. Hollande lui-même qui le dit : « nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations ». Il convient de bien s’interroger sur ce « nous » qui a intérêt « à ce que ça aille vite ». Ce « nous » n’est pas le peuple français... mais bien plutôt le seul PS qui, par ce ralliement au GMT, se positionne une fois de plus du côté d’un libéralisme débridé. Son espoir est que personne ne s’en rende compte. On peut compter aussi sur les médias pour étouffer autant que possible l’enjeu pour les 800 000 000 d’européens. Souvenons-nous-en au moment de voter en mai pour les élections Européennes.

Les peuples européens auraient pourtant tort de ne pas s’interroger sur l’impact potentiel du Grand Marché Transatlantique sur leur modèle social et environnemental – la vie quotidienne en somme - car les normes sont bien inférieures aux USA qu’en Europe - sauf pour la finance : les USA savent mieux se protéger que l’UE de la fuite des capitaux. Il y a d’ailleurs aussi des craintes de résistances du côté américain. Alors il est logique que les dirigeants veuillent boucler cela vite fait avant que les gens ne réalisent de quoi il s’agit.

Il est significatif que le voyage de F. Hollande aux USA ait fait la part belle au patronat par l’omniprésence provocante de P. Gattaz à ses côtés car le Grand Marché Transatlantique est une vieille revendication du grand patronat européen, une ode au libre-échange. On négocie « entre nous », dans l’opacité la plus totale. Seuls les députés de la Commission du Commerce International et les présidents de commissions diverses ont le droit de savoir. Les réunions du groupe de coordination se font à huis clos, en anglais, selon une exigence des USA. Quant aux élus, ils sont la 5ème roue de la charrette. On en prendra pour preuve la résolution votée par le Parlement français le 23 mai 2013 demandant « que soit exclu du mandat (des négociateurs du GMT) le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différents entre les investisseurs et les Etats afin de préserver le droit souverain des Etats ». Or Nicole Bricq – mandataire pour la France - a salué l’initiative de la Commission qui veut lancer une consultation publique sur ce thème. N’est-ce pas de la part de Hollande la volonté de chercher à passer outre le vote du Parlement ? De telles méthodes représentent un danger réel pour la démocratie et nous rappellent qu’il est urgent de passer à la VIème république afin que l’exécutif ne puisse pas détruire ce que les élus du peuple ont voté.

Concernant le contenu de ce Pacte* il faut noter tout d’abord que la dénomination Grand Marché Transatlantique est trompeuse car le mot marché laisse entendre que seules les valeurs marchandes sont en cause. Les marchés ne sont pas « des phénomènes naturels », mais des constructions politiques, avec des lois, des directives, des décrets, une police, des tribunaux etc rédigés au profit de la grande propriété privée et non pour l’intérêt général. Mais, plus grave encore, il concernera aussi les services - législations régissant le droit du travail, droit à la sécurité sociale, les droits économiques sociaux et culturels – ainsi que les droits de propriété intellectuelle et l’instauration de tribunaux privés qui primeront sur ceux des Etats.

Ce « marché » concernera donc tous les domaines de la vie publique, y compris la vie régionale et locale. Il s’agit d’une machine infernale pour forcer les Etats à privatiser. Ce mécanisme est déjà contenu dans les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce – qu’il est possible de trouver sur Internet - qui en fait l’Organisation mondiale la plus puissante après l’ONU. C’est un mécanisme permanent de négociation pour faire pression des pays les uns sur les autres. Il s’agit réellement d’une démarche totalitaire car les négociations bilatérales, tri ou plus, sont secrètes. Le secret c’est pour protéger qui ? Le GMT veut aller encore plus loin dans ce mécanisme, avec toujours ce dogme de base : le libre-échange stimule la croissance et crée de l’emploi... Devant un tel déni de réalité qui prouve qu’au contraire ce système fait baisser la croissance et augmenter le chômage, il est temps d’initier un virage pour une politique de l’intérêt collectif, de l’Humain d’abord. G. Largillier

cf Dracula contre les Peuples de Patrice Le Hyaric, député européen

Publié : 14 mars 2014

NON ! PAS "TOUS DANS LE MÊME SAC"

Pas facile de parler politique avec les gens, et pourtant, c’est bien elle qui conditionne la vie d’une commune, d’un département, d’une région ou d’un pays. Deux façons de faire la politique, soit gérer pour une minorité de possédants, soit engager une politique collective bénéficiant à l’ensemble de la population. Déception, mécontentement, absence d’informations objectives et pilonnage des médias au service du capital rendent difficiles les conversations, et les commentaires pleuvent : « gauche ou droite, tous pareils », « ils tiennent à leur place » ou « pas de politique » y compris à reprendre le slogan FN « tous pourris ». Cette situation ne fait que renforcer les idées de domination de la droite et son aile ultra- réactionnaire fascisante qui favorise l’abstention.

On peut comprendre ce mécontentement de la population qui avait voté en 2012 pour le changement « maintenant », et rejeté la politique austéritaire et anti-sociale de Sarkozy.

Inquiétant et grave, c’est pourtant bien Hollande, son premier ministre et sa majorité absolue de députés élus sous l’étiquette « socialiste » et dits « de gauche », qui sont en train d’enterrer le socialisme au profit du libéralisme, poursuivant ainsi la politique de rigueur de la droite. De renoncement en renoncement, ils capitulent devant le patronat et les injonctions de Bruxelles pour appliquer les dogmes de compétitivité et de réduction des coûts salariaux, plutôt que de satisfaire les besoins de la population par la relance de la consommation, l’augmentation des salaires et des pensions, la création d’emplois… Les promesses de campagne sont abandonnées : des "pigeons" aux « bonnets rouges », incapacité de sauver le site de Florange, de renégocier le traité austéritaire européen Sarkozy-Merkel et de le faire voter par l’Assemblée. Alors qu’il s’était prononcé pour la retraite à 60 ans quand Sarkozy la remettait en cause en 2010, le gouvernement porte la durée de cotisation à 43 ans et le départ en retraite à taux plein à 67 ans. La finance reste reine, en faveur de la compétitivité des entreprises. Le gouvernement a fait passer au 1er janvier 2014, la TVA à 20% et offert 20 milliards d’euros de crédit d’impôts aux entreprises, sans garanties en termes d’investissements et d’emplois. La loi dite de « sécurisation de l’emploi » (ANI) remet en cause le droit du travail. Le refus de faire voter une loi d’amnistie sociale pour des salariés sanctionnés pour avoir défendu leurs usines et l’emploi, ou bien le report du droit de vote des étrangers non communautaires, autant d’engagements non tenus. Et dernièrement, en reportant l’ensemble du projet de loi sur la famille, avec son pacte de responsabilité, le Président de la République lâche la gauche, contente la droite et légitime un camp réactionnaire que lorgne l’extrême droite. Comment ne pas se poser la question : où s’arrêtera ce jeu de dominos ?

A l’approche des élections, Municipales ce mois-ci et des Européennes en mai, les citoyens devront faire un choix. L’histoire ne se répète pas mais elle nous rappelle les grandes avancées sociales : du Front Populaire en 1936, avec 72 députés Communistes : augmentation des salaires, conventions collectives, semaine de 40 heures sans diminution de salaires, congés payés ; du Conseil National de la Résistance en 1946 avec 151 députés communistes crée la Sécurité Sociale, les statuts de la Fonction Publique, les Nationalisations - électricité et gaz - la retraite… avec des ministres ouvriers : Maurice Thorez, Ambroise Croisat, Marcel Paul, François Billoux, et plus récemment les acquis de 1968 et 1981, sans oublier les luttes. Quelle est la représentation aujourd’hui à l’Assemblée Nationale du monde des salariés ? 15 députés du Front de Gauche (PCF, PG) sur 577 aux législatives de 2012. Faut-il alors s’étonner du résultat économique et social, puisque nous sommes dirigés par de nombreux notables ou représentants du capital ?

Les composantes du Front de Gauche (PCF, PG, Alternatifs, La Gauche Unitaire…/…) présenteront leurs candidats avec le programme l’Humain d’abord pour rappeler dans les mémoires que non, "ils" ne sont pas à mettre tous dans le même sac. Nous sommes fiers de nos aînés, acteurs du progrès social, de leur volonté de changement, de leur dévouement, leur engagement et de leurs sacrifices pour libérer la France en combattant le fascisme parfois au prix de leur vie. Robert Chazot

Publié : 28 novembre 2013

IMMIGRATION ET MEDIATISATION : LAMPEDUSA ET LEONARDA

Lampedusa et Leonarda ont fait la une des médias en ce mois d’octobre 2013. Pour une fois on dévoilait au grand public la tragédie que vivent les migrants.

On en a parlé, c’est vrai et c’est bien, mais on en a mal parlé.

Lampedusa, le 3 octobre 2013 quelques centaines de migrants ont disparu suite au naufrage du bateau qui les amenait de l’Afrique à l’Europe. Cet évènement largement médiatisé a été suivi d’autres, le 12 octobre au sud de Malte et le 25 octobre au large de la Sicile… et depuis il semblerait que tout va mieux. Pourtant dans les 20 dernières années on estime à 20 000 le nombre de morts en Méditerranée. Nous parlons de la seule Méditerranée, mais en l’absence de statistiques officielles on parle de 2000 à 3000 morts dans l’Océan Indien autour du 101ème département français, et combien laissés dans le désert africain par les passeurs ou refoulés par les Etats frontaliers de l’Europe et tout cela dans l’indifférence générale.

La classe politique s’est insurgée devant le drame humanitaire et a trouvé la réponse : Il faut renforcer les frontières de l’Europe afin d’éviter de nouveaux drames. La protection des frontières de l’espace Schengen est assurée par l’agence FRONTEX créée en 2004, véritable armée européenne de surveillance des frontières. Cette agence s’insère dans un dispositif général d’externalisation de l’asile et de délégation aux pays-tiers à l’Union Européenne du contrôle, de la rétention et de l’expulsion des migrants. Depuis son existence les routes des migrants se déplacent à l’Est et deviennent de plus en plus mortelles pour les personnes qui les empruntent.

L’Europe n’a de cesse de criminaliser les immigrants à l’image de l’affaire Leonarda. D’une situation inadmissible quant aux conditions d’interpellation de la jeune fille, la presse nous a montré progressivement cette famille comme profiteuse voire criminelle, malsaine bref indigne d’être accueillie en France. D’un cas que les médias ont transformé en fait divers, on a fait une règle générale pour tous les migrants persécutés dans leur pays d’origine et criminalisés dans le pays d’accueil. Il est rare de quitter son pays, ses amis, sa famille pour son plaisir, les migrants venant des suds le font généralement contraints parce qu’ils y sont en danger physiquement ou économiquement.

L’idée que les migrants viennent bénéficier des prestations sociales est fort répandue, pourtant la France est loin d’être le pays qui offre le plus d’avantages et qui accueille le plus de migrants en Europe. De plus une personne qui s’est vu refuser le droit d’asile en France et qui n’a pas été reconduite à la frontière ne bénéficie d’aucune aide. Quelle est la responsabilité de l’Europe ? Les relations économiques et politiques inégales qu’entretient l’Europe avec les pays de sa périphérie et de l’Afrique ne font qu’accroître la misère des dits pays et la volonté de leurs habitants de fuir pour survivre et ceci malgré les risques de plus en plus grands. L’Europe a besoin de cette main d’œuvre pour les secteurs de l’industrie non délocalisable (bâtiment, hôtellerie…). Il faut lutter contre l’idée reçue que l’immigration coûte cher à l’Etat. Les immigré-e-s rapportent plus en cotisations sociales et en impôts qu’ils ne coûtent.

Les actions engagées pour que la politique migratoire Européenne change fait partie des luttes contre la politique capitaliste ultra libérale et rejoint les bagarres pour le maintien de l’emploi et contre les délocalisations. Le système économique qui nous est imposé est le seul responsable de la crise et de la misère qu’elle engendre, il n’y a pas de multiples combats, la cause étant la même, il n’y en a qu’un qu’il faut mener de façon unie.

Jean Michel Rivollier

Pour mieux comprendre ce qu’est l’agence FRONTEX, son rôle et ce qu’elle représente :

Conférence Frontexit Le 12 décembre 2013 à 20h30 Salle Jean Jaurès au GOLA Avenue de l’Europe – ANNONAY

Publié : 28 novembre 2013

AIDE A DOMICILE : UN METIER NON RECONNU

Le secteur du service à la personne en général et notamment celui de l’aide à domicile est un secteur en pleine expansion pour pallier les difficultés d’accès aux structures d’accueils des personnes âgées : manque de place, prix élevé ; pour palier également aux difficultés connues dans le secteur hospitalier : séjour de plus en plus court.

Mais quelle est la réalité du travail dans ce secteur ? La nouvelle convention collective mise en place pour les entreprises de ce secteur économique en 2011 permet, entre autre : une amplitude horaire de travail de 12h, une pause de mi-journée qui souvent ne permet pas le retour au domicile sans que rien ne soit prévu pour le salarié qui devra alors se contenter d’un repas froid pris dans son véhicule. Quelquefois cette pause se réduit même à une demi-heure à peine. Enfin des déplacements sous-payés en regard de l’usure du véhicule (0,35 €) et dans des conditions hivernales précaires en raison de l’incapacité de faire face aux dépenses d’équipement.

A cela s’ajoute le manque de considération de la part des responsables des associations. Pour ces personnes une salariée ayant une dizaines d’année d’ancienneté coûte trop cher. Le principe serait alors de s’en débarrasser pour embaucher de nouvelles salariées… Et pourtant une salariée embauchée il y a 10 ans n’a pas vu son salaire augmenter du fait de son ancienneté ni les Kms mieux remboursés…

La plupart des personnes qui exercent la profession d’aide à domicile, souvent confondue avec aide-ménagère ou d’auxiliaire de vie, aiment leur travail. Ce sont de véritables métiers, gratifiants par le sens qu’ils donnent à une vie professionnelle. Ce que ces travailleuses et travailleurs de l’aide à la personne n’acceptent pas c’est le manque de considération pour leur fonction et de reconnaissance de leur valeur professionnelle, acquise plus par l’expérience que par la formation.

Comm’ Val d’Ay

Publié : 28 novembre 2013

LES JOURS HEUREUX

Un film vient de sortir en salle au beau titre de « Les jours heureux ». A la fin de la projection on ne peut qu’être saisi de stupéfaction quand c’est la première fois, comme c’est mon cas, qu’on entend que cette expression est le nom qui a été donné au programme du Conseil National de la Résistance, un programme élaboré et adopté à l’unanimité dans la clandestinité en pleine guerre mondiale.

Un aspect aussi heureux de la seconde guerre mondiale n’aurait-il pas dû être mis en avant dans un cursus scolaire ? Etre un peu plus présent dans les médias ? Heureusement des artistes sont là et il faut remercier Gilles Perret de son initiative car « il était temps » que ce film sorte pour que les derniers initiateurs vivants de ce Programme soient enfin entendus du grand public.

Les principes de ce programme vont constituer les fondements du pacte social français de l’après-guerre, celui des « Trente glorieuses ». Toutes les décisions qui seront prises dans les années qui suivent la Libération, s’en inspireront : création d’un système de Sécurité sociale, démocratisation de la vie des entreprises, édification d’un véritable service public, nationalisation de l’énergie et des transports, de la Banque de France et du crédit, planification de l’économie, indépendance de la presse à l’égard des puissances d’argent, reconnaissance du droit au travail et au repos, du droit à l’instruction et à la retraite, rétablissement des libertés publiques et syndicales…

Cette « utopie » des jours heureux est née d’une volonté de se libérer de l’occupant mais aussi d’une volonté d’instaurer « une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières ». Programme évidemment insupportable pour ces « féodalités économiques et financières » d’avant guerre ! Mais leur collaboration avec l’occupant les mettait du côté des vaincus. Elles ont donc bien été obligées de se mettre en sourdine... Mais, leur désir d’en découdre avec ce programme insupportablement égalitaire va bien vite refaire surface.

En 2007, quelques années après l’élection de N. Sarkozy, une éminence grise du Medef, Denis Kessler écrit, en parlant des annonces successives des différentes réformes du gouvernement : « on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux... il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

En 2013, un an et demi après l’élection de F. Hollande et du parti socialiste majoritaire, malgré les espoirs qu’on fait naître une majorité « de gauche » à la tête du pays, cette déconstruction « méthodique » ne semble pas être stoppée bien au contraire : les « réformes » prises satisfont toujours le Medef alors qu’une politique d’austérité est de plus en plus cruelle pour le peuple : réduction des budgets pour la Sécurité Sociale, régression des conditions de retraite, services publics laminés (santé, transports, enseignement, justice, administration...), industrie bradée à des sociétés privées qui engrangent des profits, licencient les salariés puis fuient à l’étranger après avoir profité des subventions, cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises et aux plus riches, non contrôle d’une évasion fiscale de plus en plus débridée tandis qu’augmente la TVA qui touche principalement les foyers les plus modestes, droit du travail remis en cause (ANI), dérégulation financière qui étouffe l’économie, presse et médias aux mains des « féodalités financières », tout comme dans les années 30...

Alors n’y aurait-il pas urgence à « résister » aujourd’hui ? La France n’a pas aujourd’hui à se défendre d’un occupant. Mais « l’ennemi » est pourtant là, renforcé même par la mondialisation, prêt à tout, y compris le dérèglement climatique de la planète pour la seule accumulation de l’argent... A-t-on le droit pour les générations qui nous suivent, de « laisser filer » ainsi ce que ces hommes courageux ont construit, alors qu’ils étaient eux-mêmes dans des conditions si difficiles ?

Le 1 er décembre c’est un peuple résistant, avec un programme au nom tout aussi heureux que celui du CNR : l’Humain d’abord , qui manifestera à Paris son désir de retrouver les valeurs de la République et réclamera devant le ministère des Finances une juste répartition des impôts. Il exigera que l’écot du citoyen serve à un service public équitable et non à la destruction méthodique, pour le seul profit de quelques uns, de celui qu’ont pensé et mis en place les Hommes de la Résistance,

G. Largillier

Publié : 28 novembre 2013

ENFIN, L’AVEU !

Par Patrick Apel-Muller

Des larmes auront coulé sur des fronts, avant que les économistes de la Commission européenne confessent l’énormité des dégâts semés par leurs politiques d’austérité et de compressions budgétaires. Les chiffres sont là qui témoignent de l’engourdissement économique dans lequel les pays européens sont condamnés par la saignée. L’addition est astronomique – de 2011 à 2013 : - 8.5 % de perte pour le PIB de la Grèce, - 4.8 % pour la France, - 4.9 % pour l’Italie, - 6.9 % pour le Portugal et même – 3.9 % pour l’Allemagne, malgré tous ses excédents commerciaux – et ne se résume pas à des alignements de chiffres. Désormais, des Grecs ont faim et n’ont même plus de TV publique, de jeunes italiens immigrent comme un siècle plus tôt, le chômage a envahi la jeunesse espagnole, des millions de salariés sont payés une misère en Allemagne, le Royaume Uni bat des records pour le nombre d’enfants pauvres, dans toute l’Europe la consommation s’affaisse... Le seul bilan positif de ces politiques est au bénéfice des oligarchies. Les 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises ont augmenté de 25 % en un an, tandis que la France figure au 3ème rang mondial et au premier européen pour le nombre de millionnaires en dollars.

Les preuves sont donc sur la table : tout ce qui concourt à réduire la rémunération du travail, à diminuer la redistribution qu’opèrent les services publics au bénéfice du plus grand nombre, à amplifier les dividendes et la rétribution des placements financiers, freine l’essor économique et le bien-être social. Elles doivent être produites auprès des citoyens auxquels sont imposés les moulins à prières médiatiques qui répètent l’inéluctabilité des sacrifices et l’obligation des coupes budgétaires. Une majorité de français sent bien que ces politiques vont dans le mur, multiplient les inégalités et déchirent les liens qui permettent de vivre ensemble. Mais les experts en cours prêchent en boucle une fatalité mondialisée et un renoncement individualisé, sans être soumis à de véritables contradictions. A les écouter, on pense à René Char : "Ils se laissent choir de toute la masse de leurs préjugés ou ivres de l’ardeur de leurs faux principes...".

Aucun gouvernement ne peut dire qu’il ne savait pas après cet aveu des experts de la Commission européenne, si prompte à dépêcher des liquidateurs de droits sociaux dans les pays en difficulté. Alors, il faut être cohérent. Sans délai, J M Ayrault doit renoncer à la hausse de la TVA, qui fera porter aux salariés une hausse vertigineuse de la fiscalité, abolir le crédit d’impôt, qui va engraisser le CAC 4O et manquer à la consommation, doter les collectivités locales de moyens qui leur sont nécessaires et qui leur ont été ôtés, construire un pôle bancaire public développant une industrie respectueuse de l’écologie, investir dans le système de santé, les rémunérations et les formations, rétablir la retraite de plein droit à soixante ans... Le contre-pied radical aux politiques d’austérité, le choix de l’humain plutôt que celui des marchés financiers sont des impératifs pour renouer avec l’emploi, qui est la clé du rétablissement des comptes publics et de la pérennité des systèmes de protection sociale.

Voilà qu’enfin, la Commission européenne vient de faire la preuve de son utilité en publiant sans fard la démonstration de son échec et de la nocivité des politiques qu’elle impulse...

Publié : 28 novembre 2013

LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

M. Peillon a voulu lui aussi pondre une énième réforme des rythmes scolaires qui consiste à remettre la semaine de 4,5 jours. Pour que les journées ne soit pas trop chargées, il a inventé des activités 3/4 H par après midi, à la charge et sous le contrôle de la Commune.

Etant donné que le texte prévoit un animateur pour 14 élèves en maternelle et un pour 18 élèves en primaire, pour les mille enfants environ scolarisés dans le Val d’Ay, il nous faut donc 68 animateurs, peut être moins en jonglant sur les horaires.

Première difficulté : où trouver tous ces animateurs qualifiés car toutes les communes vont en chercher en même temps ? On ne peut pas confier nos enfants à n’importe qui. Donc la mission est impossible d’autant plus que les volontaires ne vont pas se précipiter pour 3/4 h par après midi 4 jours par semaine. Toutes ces animations vont demander des salles. Où les trouver ? Les salles de classe sont en nombre insuffisant et certaines sont déjà prises pour d’autres activités pédagogiques.

Nous avons calculé que le salaire de tous ces animateurs se monte à plus de 180 000€ par an, sans compter les frais de déplacement, le matériel à acheter et les locations de salle éventuelles. Or l’enseignement est une compétence de l’Etat, donc à sa charge. Le précédent gouvernement avait supprimé une demi journée de classe. Celui-ci la remet mais en substituant les communes pour régler la facture. Il est facile de faire des réformes sur le dos des autres. D’autant plus que nous subissons déjà les transferts de compétence au niveau département par la quasi suppression de ses subventions, et la diminution de la dotation globale de fonctionnement (- 2 milliards en 2014) et autres dotations de l’Etat. En même temps on glose sur le soi disant gaspillage des collectivités locales.

Diminution des recettes, augmentation des charges : la mise en place de cette réforme ne pourrait se mettre en place qu’en augmentant les impôts locaux. De plus, elle se traduirait par une école à deux vitesses : des animations de qualité pour ceux qui ont les moyens, du bricolage pour les autres. Les subventions prévues ne sont que pour les années 2013/14 et 2014/15. Après, débrouillez vous !

Tout cela rend la réforme inapplicable. On pourrait alléger les journées de classe en diminuant les programmes et les vacances (par exemple celles de février car peu d’élèves vont au sports d’hiver).

Les 10 Communes du Val d’Ay, unanimes, refusent de mettre en place cette réforme dans les conditions prévues et en ont informé M. le Président de la République par une lettre ouverte.

Michel Vautaret

Publié : 28 novembre 2013

LE COUT DU CAPITAL : UN PUR PILLAGE

A la fin des Trente Glorieuses, en moyenne 30 à 35 % du profit total étaient distribués aux actionnaires, aujourd’hui c’est 80 %. Tout projet qui rapporte moins de 15 % aux actionnaires est rayé de la carte même s’il est économiquement rentable, socialement utile, voire écologiquement urgent.

Au début des années 80, un salarié travaillait par an neuf

jours pour les actionnaires, aujourd’hui c’est 26 jours, un pillage en partie à l’origine de la crise. Le capital engrange chaque année 120 Milliards d’euros de plus que dans les années 80 soit 4 millions de SMIC.

Cette vampirisation de l’économie au détriment de l’Etre Humain est indigne et doit cesser.

JN Wimmer

"Ce n’est qu’au prix d’une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide qui donnera la lumière, la justice et la dignité à tous les hommes. Ainsi la poésie n’aura pas chanté en vain" A. Rimbaud

Publié : 28 novembre 2013

PAS DE RESIGNATION GARDONS L’ESPOIR

Voici le 5ème bulletin « Comm’ Val d’Ay » . Le 1er exemplaire est sorti en novembre 2012. Nous rappelons que ce bulletin de communication et d’informations locales ou nationales est diffusé à la population des 10 communes du canton de Satillieu. C’est un moyen d’échange d’idées avec les citoyens de nos communes. Nous soutenons les actions - par exemple l’initiative des 10 maires de nos communes qui ont écrit au Président de la République contre la réforme des rythmes scolaires (voir plus loin) - pour faire connaître les propositions du Front de Gauche dans son programme « l’Humain d’abord ». Les citoyens ne trouveront pas ce programme dans les journaux locaux ou nationaux (sauf l’Humanité), ni dans les médias au service du MEDEF, du capitalisme et du monde de la finance. C’est aussi un moyen de répondre à vos attentes.

Les valeurs de la France, de justice, de fraternité et d’égalité, sont malmenées. Les populations souffrent de la politique gouvernementale d’austérité, des licenciements, de la baisse du pouvoir d’achat. Loin de permettre de sortir de l’ornière, cette politique aggrave la situation. Elle prolonge et amplifie l’échec creusé par les politiques de droite. Les citoyens de notre pays constatent des renoncements gouvernementaux chaque jour plus grands, ainsi que le refus obstiné de s’attaquer à la racine de la crise : le pouvoir de la finance. La multiplication des cadeaux aux grandes entreprises au nom de la compétitivité et de la réduction du coût du travail, alors même que celui-ci est moins élevé que celui du capital (voir ci-dessous), la fuite en avant dans des discours qui tournent le dos aux élémentaires valeurs d’humanité qui fondent la gauche, provoquent le désarroi, le désespoir et notamment parmi les salariés. La colère des millions de citoyens de gauche qui ont voulu « le changement maintenant » en mai 2012, mais qu’ils ne voient pas venir, monte... Les élections partielles, marquées par la démobilisation à gauche et les victoires de la droite et de l’extrême-droite, le montrent clairement. La gauche est en danger.

Le risque est grand que se referme durablement sur les citoyens français un piège infernal : ou bien la poursuite d’une politique gouvernementale qui reste soumise aux marchés financiers et au MEDEF et détruit toujours plus notre modèle économique social et culturel, ou bien le retour de la droite qui ne ferait que l’enfoncer dans cette voie, ou bien le recours à l’extrême-droite qui, en alliance avec tout ou partie de la droite, ne ferait que mener une politique de division et de discrimination des travailleurs, épargnant là encore le capital financier.

Voilà à quoi on voudrait réduire le choix du pays, voilà pourquoi le débat est étouffé sur les causes de la crise, voilà pourquoi une entreprise continue de banalisation du FN est déployée, l’objectif étant de renvoyer dans ses bras toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à une alternance et un bipartisme à bout de souffle.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer dans un bulletin « Cance Ay Deume » en ligne : « http://pcf.annonay.free.fr » sur Le Front National qui n’est pas un parti républicain comme les autres, pour dire non à sa légitimation. Il faut combattre ses idées xénophobes, racistes, de haine et de division, l’histoire nous rappelle les jours sombres de la guerre, du fascisme.

Pas de résignation, gardons l’espoir qu’une autre politique de gauche est possible en taxant le capital.

Le 1er décembre marchons pour la révolution fiscale et contre l’augmentation de la TVA

Robert Chazot

Publié : 8 septembre 2013

Le système de santé français va-t-il perdurer ?

Les promoteurs de l’accord national interprofessionnel (ANI) vantent la grande avancée que constituerait la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise. Son extension à l’ensemble des citoyens, promise par Hollande pourrait signifier en réalité une accélération de la privatisation du système de santé, la Sécurité Sociale ne se chargeant plus que des plus démunis et des coûts de santé les plus élevés. La France, parait-il, n’aurait plus les moyens, via les prélèvements obligatoires, que chacun cotise selon ses moyens et se soigne suivant ses besoins : ce qu’on appelait la solidarité et qu’on a remplacé par l’horrible mot d’assistanat.

Les problèmes actuels de la « Sécu » ne proviennent pas des excès que commettraient les Français pour se soigner, mais d’abord de la situation économique - on ne voit malheureusement pas venir une politique qui résorberait le chômage - ensuite des exonérations de charges concédées aux entreprises, qui réduisent les recettes à nos frais, et enfin du laissez aller de l’Etat face aux lobbies des laboratoires pharmaceutiques à l’origine de gaspillages importants (rappelez vous les 96 millions de doses de vaccins achetés pour 60 millions de français et les 3 millions utilisés), de médicaments inutiles ou inefficaces, voire dangereux, et de coûts très exagérés (ce sont des rapports officiels qui le disent).

Le transfert des dépenses de santé vers des assurances privées, mutuelles ou assureurs à but lucratif, change complètement la philosophie du système : la cotisation ne tient plus aucun compte des moyens des adhérents : chacun paye en fonction de la couverture choisie. Beaucoup devront se contenter d’un contrat d’entrée de gamme qui ne couvrira pas tout, voire s’en passer. Enfin, les primes pourraient bien être majorées en fonction des risques ou de l’âge. Certaines mutuelles augmentent déjà les tarifs à partir de 60 ans. Imaginez les gras bénéfices engrangés par les assureurs privés qui en salivent déjà et chargent la « Sécu » de tous les péchés pour mieux l’abattre, tout en vous promettant le paradis. Chaque fois qu’un service public a été privatisé, on nous a promis que le privé ferait mieux pour moins cher. Chacun peut constater aujourd’hui ce qu’il en est (ex France Télécom, la Poste, EDF …)

Allons nous laisser privatiser la Sécurité Sociale, fleuron de la solidarité ?

Il est encore temps de dire NON !

Michel Vautaret

Publié : 8 septembre 2013

En France les riches sont de plus en plus riches et les pauvres... de plus en plus pauvres

Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25 % en un an à peine.

Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire. Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14 % de la population. Un rapport gouvernemental* dresse ce constat alarmant et reconnaît « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés".

Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté : « de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6 %, soit 2,7 millions d’enfants vivant en-dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9 % des 18-24 ans soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49 % des enfants et 42,5 % des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture.

Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel : 14 % d’entre elles vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnaît que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’est significativement détériorée ».

Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme . Près de 32,2 % d’entre elles sont confrontées à la pauvreté soit un total de plus de 1,8 millions de personnes.

Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté. Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2 % des travailleurs vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation.

Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse 40 %. Le rapport note que les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire.

A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40 % du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5 % de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40%(...) témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres » selon le rapport.

A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6 % des français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15 % de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ». La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France. Ainsi au total 26,6 % de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie.

En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à l a baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela.

Les riches sont de plus en plus riches

Si la grande majorité des français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches. En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croître de plus de 25 % en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300 % sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15 % du PIB NATIONAL** et 10 % du PATRIMOINE FINANCIER DU PAYS. Ainsi, 0,000001 % de la population possède 10 % de la richesse nationale, autrement dit, 1/10ème de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000 ème de la population (Challenges 11 juillet 2013).

Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre des 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Les 10 premiers du classement ont vu leur richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par raport à lannée précédente Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez, du groupe Auchan 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès 17,4 milliards Serge Dassault du groupe Marcel Dassault marchand d’armes 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering 11 milliards Vincent Bolloré du groupe Bolloré 8 milliards Pierre Castel (bière) 7 milliards Alain Wertheimer de Chanel 7 milliards et Xavier Niel de Free 5,9 milliards complètent la liste.

Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’un infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un

pouvoir démesuré sur les destinées de la nation.

Dès 1789 Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos...

Salim LAMRANI, le Grand Soir

* Ministère des Affaires sociales et de la Santé « rapport du gouvernement sur la pauvreté en France » décembre 2012

** à titre de comparaison le budget des retraites représente 13 % (note de ComVal dAy)

Publié : 8 septembre 2013

Pourquoi faut-il dénoncer et se rassembler contre le Pacte Transatlantique (GMT)*

Le 8 juillet 2013, les négociations du pacte transatlantique ont été ouvertes. L’objectif est de parvenir à un accord de libéralisation accrue du commerce et des investissements entre l’Union Européenne et les Etats Unis. On notera que cette question d’un Grand Marché Transatlantique, susceptible de bouleverser de fond en comble le système des normes européennes, que le candidat F. Hollande n’avait pas abordée durant sa campagne pour les présidentielles, n’a pas non plus été portée auparavant devant le Parlement.

La Commission européenne est donc chargée de mener ces négociations au nom de l’UE : mi-juin, un mandat précisant cet objectif lui a été donné par le Conseil des ministres des pays membres de l’UE en charge du Commerce extérieur.

Or ce mandat déborde en réalité largement de la sphère économique, et présente un important recul de la démocratie doublé d’une nouvelle menace sur les droits sociaux. Il comporte la mise en place d’une nouvelle instance juridique internationale devant laquelle un Etat pourra attaquer un autre Etat, mais aussi et surtout devant laquelle un investisseur pourra directement attaquer un Etat, en particulier quand ce dernier aura mis en place des mesures pouvant réduire les profits de cet investisseur. Les entreprises et les Etats seraient alors mis sur un pied d’égalité, et le capital juridiquement hissé au même niveau que la souveraineté démocratique. Au Canada, qui a signé un pacte avec les USA, l’ Etat est en difficulté juridique face à de nombreuses entreprises qui lui ont intenté des procès.

L’intensification du libre-échange et son extension à de nouveaux secteurs constituent le cœur du mandat de la Commission, avec pour conséquence l’aggravation des contraintes imposées par la compétitivité, et donc de la pression qui s’exerce sur les droits sociaux et les salaires.

Certes le mandat précise que « le commerce et l’investissement direct étranger ne seront pas encouragés par l’abaissement de la législation en matière de travail ou de santé au travail ». Voilà un propos bien hypocrite car en totale opposition avec la politique socialement dévastatrice actuellement imposée à des pays tels que la Grèce, le Portugal ou la Hongrie, initiée dans notre propre pays avec la politique d’austérité déjà imposée par le TSCG – élaboré, rappelons-le, par la droite de Sarkozy, ratifié par F. Hollande, politique d’austérité mise en application par ce dernier. De plus il n’est guère qu’une caution politicienne irréaliste tant que, dans le contexte de libre-échange extrême, ne sont pas mises en place des politiques de solidarité en faveur des économies nationales en manque de compétitivité. De cette politique de solidarité il n’est nullement question dans le mandat de la Commission.

Enfin, toute aussi grave est l’uniformisation des normes sanitaires, environnementales et de sécurité que vise le mandat de la Commission afin de favoriser les échanges et investissements transatlantiques. Les normes des Etats Unis en matière écologique, énergétique, agroalimentaire etc ne sont pas celles de l’Europe loin s’en faut ! L’extraction des gaz de schiste par fracturation hydraulique, le poulet aux hormones javellisé, les OGM etc, tout cela ne leur pose aucun problème...

L’ambition générale du pacte transatlantique, telle que définie par le mandat de juin, est d’accroître la soumission des institutions démocratiques de l’UE et de ses Etats membres (idem outre-Atlantique) aux lois du marché et aux entreprises multinationales. La plupart des secteurs de la société en seront impactés. Le coup d’Etat et la transformation de la société que le néolibéralisme opère par vagues successives depuis trois décennies franchiraient (encore...) une étape majeure au bénéfice des entreprises multinationales, de leurs dirigeants et de leurs principaux actionnaires (voir article ci-dessus).

Le pacte transatlantique est la tentative d’un nouveau coup de force néolibéral. Sera-t-il la tentative de trop ? Celle qui enclenchera en Europe un rassemblement et un développement des forces attachées à la démocratie, au progrès social et à la défense de l’environnement ?

N’oublions jamais que les droits que l’on ne défend pas se perdent. Les luttes d’hier sont les droits d’aujourd’hui et les luttes d’aujourd’hui seront les droits de demain. G.L.

d’après Marc Delepouve, syndicaliste et universitaire. L’Humanité du 6 août 2013 :

Publié : 8 septembre 2013

La Retraite à 60 ans à taux plein, c’est possible

Le gouvernement a décidé d’engager dès cette année une nouvelle réforme des retraites initialement prévue pour 2014. Sous couvert de sauvegarder le régime par répartition, cette énième "réforme" a pour principal objectif de répondre aux injonctions de la Commission européenne et de rassurer les marchés financiers et les agences de notation internationales. Elle s’inscrit dans les engagements européens pris par François Hollande en acceptant sans renâcle le traité budgétaire européen (TSCG).

Pour le parti communiste « En entérinant l’allongement de la durée des cotisations prévues par la réforme Fillon-Sarkozy et en allongeant cette augmentation à 43 ans d’ici à 2025, Jean Marc Ayrault tourne le dos à l’attente des Français qui ont élu la gauche, Contrairement à ce qu’a affirmé le premier ministre, il y a d’autres solutions pour financer l’équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction de leur politique d’emploi et de salaires ».

La réforme prévoit l’allongement de la durée de cotisation de 2020 à 2035 et une augmentation des cotisations. Le premier ministre poursuit la baisse du « coût du travail » exigée par le MEDEF. Au lieu du changement attendu, le projet gouvernemental s’inscrit dans la continuité des contre-réformes que la droite faisait précédemment, ce que ne manquait pas de dénoncer avec d’autres le Parti socialiste ! Les patrons, égratignés, recevront une grosse compensation. Cette mesure va continuer à pénaliser durement les salariés, retraités mis à l’amende et un compromis sur le dos des jeunes. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l’augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits.

Le gouvernement a toutefois pris en compte plusieurs exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Pour la pénibilité, les retraites des femmes, des apprentis et jeunes en formation, des salariés aux carrières heurtées et des salariés agricoles, des mesures positives corrigent en partie les inégalités existantes. C’est la preuve que la pression sociale engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l’allongement de la durée de cotisation.

Obligé de manœuvrer en recul, le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Nous veillerons à ce que cette annonce ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat.

La politique de Hollande jette le peuple de gauche dans le désarroi. Jamais, il n’a été aussi urgent de redonner à l’espoir de changement son potentiel propulsif, l’espoir qui donne la force de relever la tête, l’énergie de résister à l’attaque contre les retraites, la soif de s’engager. Le programme du Front de Gauche est à la hauteur de cette ambition pour faire de cette rentrée politique un grand moment de rassemblement et de mobilisation.

Cet été le CAC 40 a battu des records de hausse. Les spéculateurs et autres rentiers se frottent les mains sur les dividendes à venir. Des millions de familles vont ainsi voir leur pouvoir d’achat se réduire un peu plus. Notre pays n’a jamais été aussi riche, mais les inégalités elles aussi battent des records. Contrairement aux thèses défendues par le ME­DEF et la droite, et malheureuse­ment reprises par le gouvernement, l’argent existe. Le vrai problème c’est bien celui de son utilisation et des priorités que nous nous fixons dans notre société.

L’augmentation des richesses pro­duites et de la productivité doivent-elles servir à augmenter les profits d’une minorité ou à améliorer la vie du plus grands nombre ? Pour les communistes et le Front de gauche notre choix est fait : c’est l’Humain d’abord !

Le 18 septembre, le gou­vernement présentera son projet pour les retraites. Ensemble ne nous laissons pas vo­ler notre avenir. Exprimons fort notre exigence de la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous, notre refus de toute nouvelle régression pour les retraites, l’emploi et les salaires.

Le 10 septembre dans toute la France,

les salariés, les privés d’emploi, les retraités manifesteront pour l’em­ploi, les salaires et les retraites.

Annonay RV à 14 heures, gare routière,

Les 13, 14 et 15 septembre, la Fête de l’Humanité donnera le ton de la rentrée politique. Un bon moyen pour se faire entendre.

Robert Chazot

septembre 2013

Publié : 6 septembre 2013

Collusion PS (Dussopt)/UMP(Gaymard)

à l’Assemblée Nationale cet été pour la suppression du referendum pour création de Collectivité Territoriale

On se souvient que les citoyens du Bas et du Haut-Rhin avaient signifié, par un référendum local, le rejet de fusionner en une seule entité régionale leurs deux départements, projet soutenu par la droite et une grande partie des socialistes alsaciens.

Eh bien, avant les vacances des parlementaires, en plein été, les députés PS et UMP ont supprimé ce genre de référendum. Oui, un amendement au Code général des Collectivités territoriales fut voté à l’initiative d’Hervé Gaymard (UMP) et de Olivier Dussopt (PS), député de notre circonscription.

Cela pourrait avoir pour conséquence de refaire voter les Alsaciens qui avaient voté NON à la création d’une Collectivité Territoriale d’Alsace. Cela interdit aussi de se prononcer par référendum en cas d’éventuels regroupements de départements, de changement de limites d’une région, de regroupement de régions, et de fusion d’une région et des départements qui la composent.

Bonjour la démocratie à une époque où la majorité des édiles se satisfait, sans que ça la gratouille, de représenter des électeurs dans un flot constant d’abstentions.

Cette réforme anti-démocratique doit maintenant être étudiée au Sénat. La 5ème République concentre déjà tous les pouvoirs entre les seules mains du locataire de l’Elysée. Avec la suppression du référendum populaire, voilà qu’on tente d’éradiquer carrément le peuple souverain.

JN Wimmer

Publié : 13 juin 2013

Communiqué de François Jacquart, suite à l’assassinat de Clément Méric par des fascistes

La mort de Clément, jeune homme de 18 ans, sous les coups de militants d’extrême-droite est un drame tragique et révoltant. Mes premières pensées vont à ses parents et à sa famille. Au nom des communistes de l’Ardèche, je leur adresse toutes mes condoléances. Ce crime odieux, qui intervient après la recrudescence de l’action de groupuscules d’extrême-droite ces dernières semaines, notamment menées en Rhône Alpes par un Conseiller régional issu du Front National, appelle une réponse forte et immédiate de l’État. Le PCF exige la dissolution des Groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à travers le pays depuis plusieurs semaines, comme en témoigne la tentative d’implantation du Bloc identitaire en Ardèche. Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite jusqu’au scandaleux renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes. François Jacquart, Secrétaire départemental du PCF Ardèche

Un rassemblement a eu lieu le 6 juin à 18 h à Privas pour exprimer notre horreur face à ce crime odieux.

Publié : 13 juin 2013

RETRAITES

Petit dictionnaire des idées reçues

Un sondage récent montre que les français sont prêts à se mobiliser contre des mesures qui menaceraient leurs droits. Ils souhaitent qu’on s’en prenne aux revenus financiers plutôt qu’aux salariés et aux retraités pour équilibrer les comptes du système. Ils ne mordent pas à l’hameçon des idées reçues dont voici un échantillon :

La part des retraites dans les richesses créées va exploser d’ici à 2060. FAUX. La Commission Européenne anticipe pour la France une augmentation de 0.5 % du PIB en cinquante ans, alors qu’elle sera de 2.6 % en Allemagne, de 3.6 % en Espagne, de 1.5 % au Royaume Uni et de 3.6. % aux Pays Bas

Les retraités vivent mieux que les actifs. FAUX La pension moyenne représente 74 % du salaire moyen net et 62 % du salaire moyen net à temps complet. Leur niveau de vie moyen s’est, en comparaison, dégradé entre 1996 et 2008.

Les réformes FIllon et Sarkozy ont été trop généreuses pour les salariés. FAUX Entre 2001 et 2010 c’est en France que l’âge de la retraite a le plus reculé : de 2.1 % contre 1.6 % dans l’ensemble de l’Union Européenne, et les futurs retraités toucheraient, en 2060, 20 % de moins en moyenne que les retraités actuels, rapportés à la richesse produite dans le pays, vient de montrer Alternatives économiqes. La durée de cotisation nécessaire pour toucher une

pension complète (41.5 ans en 2020) est l’une des plus longues d’Europe. Seules l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche et l’Italie font pire parmi les 27 pays membres de l’Union Européenne.

Il faut suivre l’exemple allemand. SURTOUT PAS !

On compte 20.6 % de retraités outre Rhin et le taux de retraités en situation de pauvreté monétaire est de 40 % supérieur à la France. Un salarié ayant cotisé 40 ans pour un salaire brut de 2 200 euros y touchera 688 euros par mois en 2030 ! L’Allemagne compte 761 000 retraités en mini-jobs, des emplois payés moins de 450 euros par mois, et 120 000 d’entre eux auraient plus de 75 ans. On n’est pas loin de la prescription donnée par Richard Liscia dans Le Quotidien du Médecin du 30 mars 2005 : « Si nous étions extrêmement cyniques, nous dirions que le moment arrive où, du point de vue de la dépense publique, il vaudrait mieux que meurent les gens qui veulent rester oisifs... ». Déjà en France, les plus de 75 ans sont plus frappés par la pauvreté qui, ajoutée à la solitude, les pousse au suicide plus que les autres catégories.

Une nouvelle réforme des retraites améliorera la situation économique. ARCHIFAUX

Augmenter les cotisations sociales des salariés ou baisser les pensions des retraités réduirait le revenu des ménages et diminuerait le Produit Intérieur Brut et la croissance. Une impasse coûteuse. C’est une politique de Gribouille se jetant dans la Seine pour éviter d’être mouillé par l’averse.

La recette efficace consiste à bannir l’austérité, à relancer l’emploi et à taxer les revenus financiers.

Soyons prêts à nous mobiliser pour faire échec à tout nouveau recul de nos droits à la retraite.

J.N. Wimmer

Publié : 13 juin 2013

A.S.T.I.

L’ASTI (Association de Solidarité avec tout-e-s les immigré-e-s) du bassin d’Annonay a participé en mai dernier au 24ème congrès de la FASTI (Fédération des ASTI). Féministe, anticapitaliste et tiers-mondiste, la FASTI, créée en 1967, lutte pour les droits des personnes migrantes, la liberté de circulation et d’installation, le droit de vote pour tous, l’annulation de la dette du tiers-monde, une égalité homme/femmes réelle, etc.

Lors du 24ème congrès, les orientations politiques de la FASTI ont été réaffirmées. La motion d’orientation dénonce les points suivants : le discours dominant nous accoutume aux violences, racistes, sexistes, sociales, symboliques ou physiques, le racisme est la théorisation d’une infériorité, inventée par le capitalisme pour justifier sa politique de colonisation et d’exploitation, les rapports de domination existent toujours entre le Nord et des Suds, les stratégies employées pour les maintenir portant différents masques : tyrannie de la dette, plans d’ajustements structurels, présence militaire, utilisation de la guerre, corruption des élites... la libre circulation – des hommes mais aussi des marchandises et des capitaux – est le privilège des pays du Nord, tandis que deux tiers de l’humanité sont assignés à résidence : ces populations interdites de circulation sont pourtant celles-là même que les pays du Nord contraignent à l’exil, par le pillage de leurs pays et par l’ingérence politique et militaire, les politiques migratoires mises en place sont oppressives et mortifères : militarisation des frontières, augmentation des prérogatives de l’agence Frontex, conditionnalisation de l’aide européenne au développement à des obligations de contrôle des flux de migration, recours à l’enfermement massif des migrants etc.. depuis le milieu des années 70, la politique de fermeture des frontières a permis une « délocalisation sur place », offrant au patronat une main d’oeuvre sans papiers, malléable et corvéable. Cette situation de précarité organisée a des conséquences sur les conditions de travail et les droits sociaux de l’ensemble des travailleur-se-s, les lois concernant le séjour des migrants en France se sont durcies, entraînant des difficultés d’accès au logement, de renouvellement de la carte de séjour etc... Parallèlement les personnes persécutées dans leur pays venues demander l’asile voient leur droit à une protection de plus en plus malmené.

L’ASTI d’Annonay a été créée parce que ses membres fondateurs se reconnaissaient dans les orientations politiques de la FASTI. Elle contribue donc aux positionnements politiques de cette dernière - notamment en participant aux commissions de la Fédération, mais aussi en tentant de les défendre sur le terain par le biais d’actions de sensibilisation. de l’Association Femmes en Luth. Ainsi actuellement, l’Association prépare la venue de Cris d’exilées, spectacle (récits de migrantes) et travaille à une soirée de sensibilisation sur l’agence Frontex (campagne Frontexit).

Par ailleurs l’ASTI d’Annonay propose un accompagnement concret aux migants, lors de ses permanences administratives et juridiques (tous les lundis de 17h30 à 18h30 immeuble Jean Jaurès, 34 avenue de l’Europe à Annonay). Elle a également pour projet de mettre en place des ateliers de FLE (Français Langues Etrangères) et des ateliers socio-linguistiques pour permettre aux primo-arrivants d’accéder à l’autonomie.

Marjolaine Guillemin

Publié : 13 juin 2013

LES CHIFFRES

Recette fiscale annuelle pour la France en 2010 : 267.2 Milliards. Recette impots sur le revenu en 2010 : 54.7 Milliards Déficit prévu du budget de l’Etat pour 2013 : 61 milliards Intérêts payés par l’Etat pour sa dette en 2013 : 46,9 Milliards

Evaluations de l’évasion fiscale française annuelle : entre 29 à 40 milliards selon la Courdes Comptes : 80 milliards selon les sources d’A. Peillon, venant des comptes des particuliers (150 000), des sommes soustraites par les banques dans leurs filiales des paradis fiscaux (autour de 1000) et des avoirs soustraits par les entreprises du CAC 40 (1500 filiales)

Sur le plan mondial : 8 % desfonds mondiaux et 10 % des fonds européens sont investis en dehors des frontières et hors de portée du fisc.– chiffres obtenus à partir des anomalies mesurées par le FMI dans la balance des paiements mondiale - 

Dans un autre domaine il est édifiant de constater que Moscovici a fait plafonner les salaires des patrons des entreprises publiques à 450 000 € par décret de juillet 2012, tandis qu’aucune mesure n ’est prise concernant les salaires des patrons des entreprises privées dont le salaire moyen fut de 2 300 000 € en 2012. G.L.

Publié : 13 juin 2013

VERTIGE

Un petit livre est paru il y a plus d’un an déjà : « ces 600 Milliards qui manquent à la France »* 600 Milliards ! A partir d’un certain nombre de zéros après l’unité, on ne saisit plus très bien... On y apprend - entre autres - que « les avoirs dissimulés au fisc français sont presque de l’ordre de toute la recette fiscale annuelle du pays. Ils représentent même presque cinq fois le produit de l’impôt sur le revenu en 2010" (cf p. suivante). …/...

Et on veut nous faire croire qu’il faut diminuer les dépenses d’Etat ? Que la retraite, la Sécu, les prestations sociales, l’enseignement, la recherche, les transports etc, tout ça coûte trop cher ? De qui se moque-t-on ? La fortune de Mme Bettencourt c’est 17 Milliards d’euros. A titre d’exemple, le déficit annuel de notre système d’allocations familiales qui semble poser tant de problèmes au gouvernement c’est 1 Milliard... Cherchez l’erreur...

Les chiffres de ce petit livre donnent le vertige par l’ampleur des sommes en jeu mais aussi par le fonctionnement du système. Dans la recherche toujours plus avide de l’argent pour l’argent, la citoyenneté n’a pas sa place. L’argent dans le seul but de l’accumulation, va inéluctablement rentrer dans des circuits parallèles, être mêlé à l’argent sale de la drogue, la prostitution etc, et paralyser l’économie réelle. Les milliards qui sont dans les banques, mélengeant spéculation et économie réelle, étouffent les peuples en leur volant les richesses produites. Tels sont les effets du libéralisme dans lequel se noient des Etats de plus en plus affaiblis.

Les mesures qui s’imposent pour contrôler les débordements criminels du libéralisme ne sont pas prises. Ce petit livre, écrit bien avant l’affaire Cahuzac, montre très bien que pour une très grande part, de telles accumulations ne sont possibles que grâce à la complaisance du législateur (niches fiscales), à la faiblesse du contrôle fiscal (25 000 postes supprimés depuis 2002, recrutement annoncé par F Hollande : 50 !...), à l’encouragement à la dissimulation (« conseillers » formés et rémunérés par les banques et les entreprises pour « optimisation fiscale », cabinets de conseil qui font du démarchage dans le but d’aider leurs clients à soustraire le maximum au fisc, ceci en toute légalité et connaissance des instances de contrôle). C’est la corruption du système et non pas seulement de quelques uns qui est en cause, celle-ci étant favorisée par les lacunes de la constitution même où trop de pouvoirs échappent au contrôle du peuple, favorisant la collusion entre le monde politique et celui de la finance qui sape la démocratie même. L’inféodation du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif – aucune poursuite pour fraude fiscale ne peut être faite sans l’aval de Bercy - impose de passer à la 6ème République. Il devient urgent que le peuple se réapproprie ce qui lui appartient. Il en a les moyens et des solutions existent.

La cupidité atteint aujourd’hui des sommes qui ont des conséquences barbaresques pour l’Humanité toute entière. Le CCFD estime que l’évasion fiscale prive les pays en développement d’une somme équivalente à près de 10 fois l’aide octroyée par l’ensemble des pays riches !

G.L.

*Antoine Peillon, grand reporter à La Croix. Les sources sont celles de personnes du monde bancaire mais proviennent aussi de documents officiels relevant même parfois du « secret défense », enquêteurs de la Banque de France, du renseignement, de la police et des douanes.

Publié : 13 juin 2013

ACTE III DE LA DECENTRALISATION OU CENTRALISATION REGIONALE ?

L’acte I de la décentralisation (loi Defferre 1982) avait accordé la libre administration à toutes les collectivités territoriales. Par l’acte III, l’Etat semble bien mettre les autes collectivtés sous tutelle de la région. Si chaque collectivité garde la compétence générale, chacune devient « chef de file » de compétences : pour la Région : développement économique et organisation des transports, pour le Département : action sociale, tourisme, aménagement numérique, solidarité des territoires, pour la commune et communauté : qualité de l’air et mobilité durable.

Quelles compétences bizarres ! La qualité de l’air ne doit-elle pas être traitée à grande échelle ? A moins que nos employés communaux ne deviennent aussi compétents que les douaniers qui ont arrêté le nuage de Tchernobyl en 1986 ! Quant à la mobilité durable, qu’est-ce qui peut bien se cacher là-dessous ?! D’autant que l’adjectif durable est utilisé à toutes les sauces : pas un projet qui n’ait quelque chose de durable !

Puis une conférence territoriale doit être organisée et présidée par la Région afin de mettre au point un « pacte de gouvernance territoirale ». Les Régions et Départements créent un schéma d’organisation pour les compétences déléguées. Il est prévu dans la loi que les collectivités qui ne voteront pas le pacte ou ne respecteront pas le schéma se verront privées de subventions. Et bien sûr cela ne concerne que les communes ou communautés car ce sont elles qui sont subventionnées par la Région et le Département. En gros la Région vous propose son pacte de gouvernance territoriale, que vous ne pouvez qu’accepter sinon, comment réaliser vos projets ?

Des mots inquiétants apparaissent dans les textes : concurrence, performances, compétitivité... Les collectivités doivent-elles devenir des entreprises et, pourquoi pas, faire des profits ? Que signifie mettre en concurrence l’Ardèche et le Rhône, ou Rhône- Alpes et Limousin ? Jusqu’à présent les relations entre collectivités étaient plutôt basées sur la solidarité, même si tout n’était pas parfais.

L’ultra-libéralisme va-t-il aussi frapper les collectivités territoriales ?

(Le texte de loi concernant ces dispositions ne sera débattu qu’à l’automne. Il pourrait connaître des changements).

Michel Vautaret

Publié : 11 juin 2013

Trois ministres à Annonay :une opération de communication nationale et électoraliste au profit du député Maire !

Le vendredi 31 mai, 3 ministres étaient en visite éclair à Annonay (Iveco bus, Déomas et Mairie) : J.M.Ayrault, Premier ministre, M. Sapin, ministre du Travail et A. Montebourg, ministre du Redressement Productif. Quel remue ménage ? Quels coûts ?

La CGT avait invité la population à un rassemblement afin de faire entendre le mécontentement des salariés, retraités et demandeurs d’emplois face à la politique d’austérité qui nous mène droit dans le mur et qui profite aux capitalistes. Pour rappeler aussi la lettre ouverte de Thierry LE PAON au Président de la République, son engagement pour le changement, le compte n’y est pas :
- Loi de sécurisation de l’emploi qui reprend l’ANI du 11 janvier 2013 portant de graves attaques au code du travail et aux droits des salariés,
- Refus de l’amnistie des militants,
- Austérité à tous les étages (notamment avec le traité budgétaire européen TSCG ),
- Mise à mal de la Protection sociale,
- Acte III de la décentralisation,
- Modernisation de l’action publique poursuivant la RGPP. Et maintenant l’acte frontal contre le droit au départ en retraite, pour laquelle nous devons d’ores et déjà nous mettre en ordre de bataille...

Le Front de Gauche (PCF, PG ) participait au rassemblement - François JAQUART, Conseiller Régional Communiste - pour manifester son opposition aux mesures d’austérité, aux cadeaux au patronat qui délocalise, supprime des emplois et rogne sur les salaires, à la poursuite des militants syndicaux, au refus de voter les lois des licenciements boursiers, pour l’amnistie des syndicalistes injustement poursuivis. L’emploi était le sujet de cette journée, au moment où les prévisions économiques annoncent l’aggravation du chômage jusqu’en 2014 : mille chômeurs supplémentaires par jour. 6 millions de jeunes européens au chômage dont plus de 700 000 en France, soit un jeune sur quatre, 100 000 emplois détruits en 2012…

Certes l’annonce par Iveco bus d’embauche de 200 CDI est une bonne chose, encore faut-il se poser la question sur leur durée dans l’entreprise avec la loi transposant l’ANI qui favorise la flexibilité, la baisse de salaires, voire le licenciement sans possibilité de recours devant les prud’hommes

Trois Ministres à Annonay pour une table ronde qui n’invite pas les syndicats de salariés, pour la visite d’une entreprise qui a supprimé des centaines d’emplois, bénéficié des actions de la CGT pour reconnaître les méfaits de l’amiante et qui n’aurait jamais dû être vendue à Iveco. Des salariés qui ont lutté contre la casse du secteur industriel de notre département : GPV, Canson, Inoplast, Binet, le textile, G.L.Bijoux…etc… Les salariés sont bien les meilleurs défenseurs du produire en France. Ils méritent mieux que ce que leur réserve l’Accord National Interprofessionnel.

Les trois ministres ont été contraints par les manifestants - ayant réussi à pénétrer dans l’usine - à annoncer qu’une délégation de la CGT serait reçue par A. Montebourg. Mais au final ce dernier, préférant les patrons, ne les a pas reçus...

L’An 2 du gouvernement Hollande doit écouter les salariés qui l’ont élu. Une autre politique à gauche est possible. La conclusion de J.M.Ayrault « n’attendez pas qu’on vous dicte tout d’en haut » ne peut satisfaire.

Vivement la 6ème République et le programme l’Humain d’abord. Robert Chazot

Publié : 22 février 2013

CommVal d’Ay

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Cette citation du poète et écrivain français : Guillaume Apollinaire, utilisée dans la préface de la base commune de discussion préparatoire du 36ème congrès du PCF qui a tenu ses assises du jeudi 7 février au dimanche 10 février 2013 à Saint Denis.

Cette préface, je la reprends pour l’édito de notre CommVal d’Ay, car la situation économique et sociale me semble avoir atteint des sommets dangereux pour la démocratie, pour la vie des femmes et des hommes de notre pays et de la planète. Montrer aussi que les communistes, ce n’est pas ce que disent les médias et les financiers, ils veulent le bien des femmes et des hommes, du travail, des salaires, des retraites, une société, de justice, de paix et de fraternité.

Humanifeste du Parti communiste français à l’aube du siècle qui vient.

Nous voulons changer le monde ! Et la chose ne peut plus attendre. Les apprentis sorciers du capitalisme ne parviennent plus à faire face à leur propre crise et les prétendues solutions qu’ils mettent en œuvre revêtent un caractère de plus en plus brutal et autoritaire. Nous voulons vivre à plein poumon, quand la violence de la société nous poursuit un peu partout jusqu’à l’asphyxie.

Un choix radical est devenu inévitable : suivre la pente de la compétition sauvage et de la barbarie ; ou bifurquer sur le chemin du partage, de la démocratie et de l’humain. Quelle humanité voulons-nous être ?

Notre parti pris est celui de l’émancipation humaine, celui de l’épanouissement de chacune et de chacun, celui du bonheur. Cela nous conduit à promouvoir l’égale dignité de chaque être humain, quelle que soit l’étoile sous laquelle il est né, quel que soit son genre, quelle que soit la couleur de sa peau, quelle que soit sa religion s’il en a une, quelle que soit son orientation sexuelle.

C’est ce qui donne sens à notre projet de société et à la manière dont nous voulons le faire avancer : avec toutes et tous. Cela n’est pas compatible avec l’austérité dévastatrice qui est la cause et la conséquence de la crise du système lui-même. Cela n’est pas compatible avec les plans du capitalisme, qui bâtit une société de la concurrence de tous contre tous, où se déchaînent les pulsions de domination et de haine.

Le capitalisme a atteint un stade sans précédent historique de la crise. Le XXIe siècle peut être celui du dépassement. C’est un immense défi. Nous pensons possible de le relever.

Nous, communistes de France, lançons un appel au peuple de notre pays, aux peuples d’Europe et du monde. Allons-nous laisser écrire la suite de l’histoire par la main de celles et ceux qui nous ont mené au désastre ? Aucun des obstacles qu’ils dressent n’est insurmontable. Face aux urgences comme face aux grands enjeux, ne laissons pas notre destin se décider sans nous, au gré des humeurs du marché.

Ensemble, soyons actrices et acteurs, décideurs et décideuses de l’avenir de l’humanité.

Robert Chazot

Publié : 16 février 2013

LE SCOT

Le Schéma de Cohérence Territorial est un document d’urbanisme qui s’applique à toutes les communes membres du syndicat qui le porte. Il définit entre autres le nombre moyen de permis de construire annuels et la densité des constructions.

Jusqu’à présent, neuf de nos communes adhéraient au SCOT d’Annonay. Il a été décidé que ce SCOT fusionnerait avec le SCOT des rives du Rhône, gigantesque structure qui s’étend sur 5 départements. Au dernier moment, cette fusion a été remplacée par une dissolution du SCOT d’Annonay et adhésion directe des communautés de communes. La différence est importante : en cas de fusion, on discute avant et on ne signe qu’après s’être accordés ; en cas d’adhésion directe, on prend tout tel quel et après, la discussion dépend du bon vouloir de la majorité du nouveau syndicat. C’est un chèque en blanc.

Au SCOT des Rives du Rhône, la moyenne annuelle des permis de construire est de 0,5 à 0,8% de la population et la densité de 20 logements par hectare. Les POS ou PLU des communes devront être modifiés pour respecter ces chiffres. La surface constructible serait ainsi divisée par 2,3,4 … La densité obligera à construire des immeubles collectifs, ou à faire des lots de 500 m2 en moyenne.

Bien sûr, les Rives du Rhône peuvent changer ces règles. Mais rien n’oblige la majorité du nouveau syndicat à le faire et il serait bien étonnant qu’il y ait un bouleversement.

Un autre objectif d’un SCOT est la préservation des terres agricoles, objectif tout à fait louable. Sauf quand on apprend que des zones industrielles couvrant 600 à 700 ha doivent être créées entre Vienne et Roussillon sur les meilleures terres de la région … Sans compter que ces zones industrielles, dotées de la voie ferrée, de l’autoroute, de la voie fluviale, risquent bien d’aspirer les entreprises de notre secteur.

Toutes ces lois à prétention écologiques (« grenelle 2 » ), plus les hypocrisies genre terres agricoles, aboutissent toutes à la concentration : des gens, des logements, des entreprises, des pollutions … Or, la nature a horreur de la concentration et se charge bien de revenir à l’équilibre, pour peu que l’homme la laisse faire. Va-t-elle se venger un jour de ce qu’elle subit ?

Notre Communauté n’a pas adhéré au SCOT des Rives du Rhône car la majorité qualifiée nécessaire n’a pas été atteinte.

Michel Vautaret

POS : Plan d’Occupation des Sols

PLU :Plan Local d’Urbanisme

Publié : 16 février 2013

Accord MEDEF-CFDT :

le gouvernement socialiste/verts va-t-il entériner un recul social majeur ?

Le gouvernement avait donné au MEDEF et aux organisations syndicales jusqu’à la fin de l’année 2012 pour négocier sur la flexibilité du travail. Voilà qui est fait. En agissant de la sorte il évitait de prendre ses responsabilités car il savait qu’il pourrait se réfugier derrière cet accord pour entériner un recul social majeur. Signé par des représentants minoritaires des salariés et le MEDEF (minoritaire également dans le patronat) cet accord entérine la flexisécurité, la baisse des salaires, l’aggravation des conditions de travail au seul profit du patronat et des actionnaires qui verront leurs dividendes encore grossir alors qu’en 20ans la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 10% au profit de la rémunération des actionnaires.

Regardons ce que contient cet "accord" :

Mobilité interne : demain un accord d’entreprise peut autoriser un employeur à muter un salarié sur un autre poste, l’envoyer à l’autre bout de la France (ou du monde...), ou le licencier pour motif personnel en cas de refus,

Maintien dans l’emploi au chantage : aujourd’hui les salariés peuvent refuser un baisse de salaire ou la modification de leur temps de travail. Demain les salariés qui refusent seront licenciés pour motif économique et le motif sera inattaquable !

Accès à la justice : pour saisir les prud’hommes pour un litige sur le droit du travail aujourd’hui vous pouvez revenir 5 ans en arrière. Demain ce sera seulement sur 3 ans.

Quel futur pour le CDI ? le MEDEF invente le Contrat à Durée Indéterminée "intermittent" ! Ainsi le CDI deviendrait un temps partiel annualisé. Les salariés pourraient alterner périodes travaillées et périodes non travaillées avec une rémunération "lissée" sur l’année. Comment payer 4 mois de travail en douze fois. Les périodes non travaillées CDII n’ouvriraient pas droit aux Allocations Chômage ni à la prime de précarité.

Sécuriser l’emploi ou les licenciements ? Aujourd’hui la loi définit des garanties en cas de licenciement économique et collectif. Demain ces garanties ne seront plus assurées. Un licenciement économique de 99 salariés devra être réglé en deux mois, de 500 salariés en 4 mois. Le patronat n’aura plus à craindre les FRALIB, GOOD YEAR ou PSA.

En "contrepartie" de ces reculs, des avancées... peut-être... pour plus tard... et pas pour tous ! 

Complémentaire santé : il faudra un accord de branche étendu, qui n’est nullement garanti. Les assurances se frottent les mains : un pactole de 4 milliards d’euros va leur être offert.

Taxation des contrats précaires : la majorité de ces contrats ne sera pas taxée : cerise sur le gâteau, le patronat a obtenu des exonérations de cotisations.

La philosophie de ce texte est toujours la même : les salariés "coûtent" trop cher alors qu’ils sont créateurs de richesses qui profitent à toute la société. Ce qui coûte , ce sont les dividendes versés aux actionnaires : 309 milliards d’euros en 2011.

Le "nouveau modèle économique et social" que cet "accord" veut imposer c’est le règne du gré à gré, la destruction des socles de garanties collectives, comme si le salarié était à égalité face au patron. C’est la culpabilisation des salariés dès qu’ils font valoir leurs droits. Il s’agit bien de briser les capacités de résistance des salariés. C’est le capitalisme débridé et sa loi de la jungle ! Le MEDEF, avec la complicité de la CFDT, pense tenir là sa revanche, appelle à transposer" l’accord" tel quel dans la loi et exploiter sans fin les salariés. Ne lui faisons pas ce cadeau.

Comment un gouvernement qui s’est fait élire pour mener une politique différente de celle de Sarkozy peut-il entériner un tel recul social comme le recommande le ministre du travail M. SAPIN et le 1er ministre M. AYRAULT ?

J.N. Wimmer

Publié : 16 février 2013

Répartition des richesses entre Capital et Travail : un déséquilibre qui s’accentue

En 1982 salariés et chômeurs représentaient 84 % de la population et se partageaint 66,5 % de la richesse (chiffres de la Commission européenne). Aujourd’hui ceux-ci constituent 92 % des actifs mais ne perçoivent plus que 57 % des richesses. Non seulement la part des travailleurs s’est réduite, mais elle est divisée entre davantage de salariés !

Cet appauvrissement est odieux car depuis 1982 la richesse créée par actif a augmenté de 30 %. Ces gains de productivité réalisés par les travailleurs ont été largement accaparés par le capital : dans les années 1980, 2 points de PIB par an étaient redistribués aux salariés ; depuis les années 1990, le ratio est tombé à 0.7 point de PIB par an.

De ce fait les inégalités s’amplifient.

Publié : 16 février 2013

Lu sur LE GRAND SOIR, site d’information alternative :

Souvent quand je regarde la télé, je pense à un compatriote d’Obama qui a écrit :

"La façon la plus intelligente de maintenir la passivité des gens, c’est de limiter strictement l’éventail des opinions acceptables, mais en permettant un débat vif à l’intérieur de cet éventail, et même d’encourager des opinions plus critiques et dissidentes. Cela donne aux gens l’impression d’être libres de leurs pensées, alors qu’en fait, à tout instant, les présuppositions du système sont renforcées par les limites posées au débat."

Noam Chomsky

Publié : 16 février 2013

La lettre verte qui cache la forêt :

La Poste veut instaurer le tarif écologique comme la norme pour l’affranchissement du courrier. Les syndicats alertent : cela revient à légitimer les suppressions d’emploi.

La Poste veut la mort du timbre rouge. Les informations publiées par 60 Millions de consommateurs semblent confirmer la volonté du groupe de faire disparaître le tarif rapide, à 0.63 cts (soit + 3 cts), mais d’une "lettre verte", à 0.58 cts (+1ct). Dans une note, un directeur des ventes de la région Rhones-Alpes donne des instructions sans ambiguïté aux vendeurs : "l’offre verte doit être vendue à nos clients en offre de base sans explication". Il exige aussi "l’arrêt immédiat des commandes de carnets autocollant rouges", pour atteindre immédiatement l’objectif de 30 % de lettre verte et "rapidement 50 %".

Ce timbre "vert" a été lancé par La Poste en octobre 2011 sous un prétexte écologique, vantant une baisse de 30 % des émissions de carbone par rapport à celles d’un courrier délivré en 24 h. Malgré que "’il n’y a pas de directive nationale", l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes), le peu virulent gendarme du courrier, s’est inquiété dès le début 2012 de la raréfaction des timbres rouges dans les distributeurs. Après des années passées à concentrer et regrouper les centres de tri, les centres de distribution etc, imposant au courrier des trajets insensés, le plus souvent en camions diesel crachant leur lot de CO2 et de bonnes petites particules bien toxiques, le prétexte environnemental brandi par La Poste est grotesque et fallacieux.

Alors que cache la volonté de conquête du timbre "vert" ? Pour les syndicats, la réponse est évidente : la fin du J+1. Bernard Dupin, administrateur CGT confirme que "la direction a des discours récurrents pour dire que les usagers ne sont plus attachés à recevoir leurs lettres le lendemain ! Pourtant le J+1 est toujours la règle à La Poste, comme la distribution du courrier 6 jours sur 7".

Mais ce qui se cache surtout derrière ce recul c’est avant tout la suppression d’emplois : 80 000 ces dix dernières années d’après les syndicats (un emploi par heure depuis 6 ans !). Le malaise social a même conduit des postiers au suicide.

Publié : 16 février 2013

FAVORISER LE REVENU DES PAYSANS...

Sur 100 € de dépenses alimentaires des ménages, seulement 7 € reviennent à l’agriculteur. Sur 100 € de dépenses totales des ménages, 15 € sont consacrés à l’alimentation et 1 euro seulement revient au producteur. Le reste revient notamment à la grande distribution.

Le Président de la République s’est engagé à lutter contre la totalité des cours des matières premières agricoles. L’exigence est de répondre favorablement aux aspirations populaires d’augmentation du pouvoir d’achat et, pour les paysans, à une rémunération digne de leur travail.

A l’heure où l’Union Européenne menace d’achever la Politique Agricole Commune en rognant son budget de 25 milliards d’euros, il est indispensable que la France affiche son ambition de politique publique forte.

Le PCF propose un encadrement des marges et pratiques de la grande distribution. Les député(e)s Front de Gauche déposeront prochainement une proposition de loi instituant un prix minimum aux producteurs et une répartition de la valeur ajoutée, grâce à la mise en place d’un coefficient multiplicateur.

source : Journal "La Terre" … ET NON ENGRAISSER LA DISTRIBUTION

Publié : 16 février 2013

L’ETAT ABANDONNE LES PETITES COMMUNES AUX MAINS DU PRIVE...

Les maires des petites communes ne pourront bientôt plus demander l’aide de l’Etat pour les conseiller dans la conduite de leurs travaux, des projets d’urbanisme et pour l’instruction des permis de construire. Cécile Duflot, ministre chargée de l’égalité des territoires, a décidé de mettre fin à ce service (au sein de la Direction Départementale des Territoires, ex DDE) dont le sabotage avait commencé avec le précédent gouvernement. Décision prise sous prétexte de contraintes budgétaires et de manque de moyens humains mais surtout de manque de vision d’avenir et de conviction.

Les conséquences sont dommageables pour les permis de construire, les maires se retrouveront seuls, sans compétence particulière (en droit des sols notamment) face aux demandeurs, avec le risque de se retrouver au tribunal en cas de contestation. Toutes les pressions et les abus seront possibles. Pour le suivi des travaux et les projets d’urbanisme, les maires seront aussi seuls face aux entreprises pour négocier les devis et suivre les chantiers avec le risque de travaux inutiles ou mal réalisés, à refaire quand les budgets communaux le permettront. Ils devront faire appel à des bureaux d’étude privés, sans conscience du service public et avec le risque de conflits d’intérêts avec des entreprises privées.

La privatisation du service public, Sarkozy l’avait voulue, le gouvernement actuel la fait.

Février 2013

Publié : 11 février 2013

Mali : la France en guerre ?

Le 13 janvier dernier, le Président de la République décidait de l’intervention de l’Armée Française au Mali... Cela signifie-t-il que notre pays "entre en guerre" ? Le mot n’est pas prononcé*... D’ailleurs la France n’est "attaquée" par aucun pays ! Alors d’où vient que le mot vient si spontanément à l’esprit ? Dans quelle "guerre" les français sont-ils donc embarqués ? D’autant que "les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause » ? a déclaré le Président de la République.

Après trois semaines d’intervention au Mali, la première mission : mettre les forces criminelles en déroute, serait accomplie. Mais gagner une bataille n’est pas gagner la guerre ! Les groupes fondamentalistes, de plus en plus implantés sur ce territoire depuis la chute de Khadafi (grâce à l’OTAN il est important de le souligner), sont des fanatiques très organisés qui ont une longue expérience de la guérilla. Ils ont une connaissance parfaite du terrain qui leur est favorable et leur offre de multiples lieux de repli, de même que dans les pays voisins.

Cette intervention durera "le temps qu’il faudra" a déclaré F. Hollande, ajoutant (il faudra) "rester au Mali jusqu’à ce qu’il y ait des autorités légitimes, un processus électoral et plus de terroristes"... Bigre ! Cet immense pays (14,5 millions d’habitants sur un territoire de 1 200 000 km2) est dans une situation très instable depuis des années, extrêmement fragilisé, il faut bien le dire, par des décennies d"’ajustements structurels" imposés par le FMI. La mise en place d’un processus électoral pour restaurer un pouvoir légitime, pour être moins « militaire » n’est pas pour autant une mission moins délicate ! De tels objectifs sont pour le moins évasifs et les moyens mis en œuvre pour les accompagner encore plus. Enfin, quel serait le coût pour la France de ces moyens mis en œuvre alors que « l’Etat est endetté » ne cesse-t-on de répéter, et qu’un régime d’austérité est demandé aux français ?**

Mais est-ce bien le rôle d’une grande puissance de restaurer un pouvoir légitime dans un pays en difficulté ? Comment, après les chutes de S Hussein et Khadafi orchestrées par "les grandes puissances" (mais sans l’accord de l’ONU), et les conséquences que l’on sait des régimes qui leur ont succédés, et du chaos dans lequel ils ont plongé, comment continuer à penser que cela puisse être la bonne solution pour aider des pays en difficulté ? Ne serait-ce pas plutôt parce que, au contraire des déclarations de F. Hollande, "des intérêts fondamentaux" sont en cause ?! Et de s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’intervention de la France est perçue de manière si positive par "la communauté internationale", présente aussi au Mali, aux côtés des armées africaines*** pour "combattre le terrorisme", surtout lorsqu’on connaît le potentiel de richesses minières de ce pays : uranium, or, pétrole...

Si la présence française devait perdurer au Mali, elle ne serait rien d’autre que ce qu’il faut bien avoir le courage d’appeler par son nom : une néo-colonisation afin de préserver ses intérêts sur cette région ; avec la même politique d’exploitation et de dévastation sur le terrain dans des conditions tellement inhumaines que ce sont elles qui font le lit du fondamentalisme.

Il serait très dangereux de faire l’impasse sur ces questions alors que les politiques libérales menées en Afrique depuis des décennies nous rattrapent en Europe, et de s’interroger sur la "vraie" guerre à mener. Contre le terrorisme ? Assurément. Mais aussi contre le rouleau compresseur des politiques libérales. Le Front de gauche s’y attelle.

PS... Sans oublier que, pendant que notre armée "va sauver" le Mali, des maliens sans papiers sont expulsés « manu-militari »... Sont-ce bien réellement les intérêts des maliens qui sont défendus par notre gouvernement ?...

* il fut un temps où l’on parlait d’ "évènements" en Algérie... Le mot guerre ne fut prononcé que 40 ans plus tard.

** à ce jour 3 millions d’euros par jour pour la France et la Cedeao a demandé une aide internationale de 950 millions de dollars, qui sont à ce jour loin d’être rassemblés . G.L

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    LA SECURITE SOCIALE, UNE VIEILLE DAME DE 70 ANS, « avec toutes ses dents » ? Marisol Touraine, Ministre de la Santé, affirme haut et fort « défendre la soutenabilité de ce modèle protecteur ». On ne demande qu’à la croire. Mais comment peut-il en être ainsi dans une vision comptable de la sécu, considérée comme une « charge », qui s’ajoute au « coût du travail », qu’il faut « réduire » sans s’attarder sur le volet recettes, qui est pourtant la clé des problèmes de financement : « pacte de responsabilité », (...)
  • LA FRANCE ETAT DE DROIT : JUSQU’A QUAND ? - Février 2016

    Notre droit, depuis 1789, vise à se prémunir des pulsions qui freinent le bien-vivre en société, au-delà de nos différences. Ce n’est pas chose aisée et réclame du sang froid. Or il apparaît que, depuis les terribles attentats du 13 novembre dernier, le gouvernement pousse le peuple à penser, non pas dans le silence de ses passions, mais bien plutôt dans le vacarme de ses angoisses. N’est-ce pas dans les moments exceptionnels qu’il convient justement de protéger les fondements du contrat social , de se (...)
  • EN AMERIQUE TOUT EST POSSIBLE - Juin 2015

    Chacun de nous a entendu cet adage : en Amérique, pays de la liberté, tout est possible. Penchons nous un peu pour voir la réalité des choses. En Amérique, tout est possible : Un policier peut abattre de plusieurs balles un jeune noir équipé d’une arme de destruction massive, à savoir une canette de coca cola, et être acquitté. Plusieurs cas similaires ont fait la une de nos journaux télévisés. En Amérique, tout est possible : un organisme appelé CIA peut arrêter, torturer, garder en détention des (...)
  • MOUVEMENT POUR LA Vième REPUBLIQUE - Juin 2015

    La 1ère Assemblée représentative et participative du Mouvement pour la VIème république (M6R), composée de 188 membres parmi les 85000 signataires* se tiendra à Paris le 6 juin. Des groupes de travail sur Lyon, Grenoble, et Valence fonctionnent déjà bien. Dans le courant de l’été une antenne sera créée sur Annonay par l’élue de Satillieu. L’actualité nous donne tous les jours de multiples raisons de changer la constitution actuelle : fermetures d’usines, plans de licenciements au profit du capital et au (...)
  • MEDITERRANEE CIMETIERE DE LA HONTE  - Juin 2015

    Quelques semaines après les drames qui se sont déroulés en Méditerranéenne et les chiffres macabres du nombre de noyés que nous ont livrés les médias : 30 000 en quelques mois, les migrants ont disparu de l’actualité... Pourtant, ce qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux n’atteint-il pas le fond même de notre humanité et des riches civilisations qui se sont développées autour de la Méditerrannée ? Jamais probablement depuis le début de l’humanité, la mer Méditerrannée n’a été un cimetière comme elle est en (...)
  • NON AU GEL DES PENSIONS DE RETRAITE - Juin 2015

    Après le 3 juin et le 30 septembre 2014, le 17 mars puis ce avril 2015, les retraité-e-s, à l’appel unitaire des organisations syndicales, ont manifesté leur colère de voir leurs pensions bloquées depuis des mois, leur pouvoir d’achat en baisse depuis des années du fait aussi de l’augmentation constante des dépenses contraintes et des multiples mesures fiscales qui les touchent. Après la période électorale marquée par une forte abstention, un sentiment d’abandon des plus précaires et un rejet de la (...)
  • PROGRESSION DES FORCES DU FRONT DE GAUCHE, ECOLOGISTES ET CITOYENNES : Résultats sur le canton de Lamastre - Juin 2015

    Le 22 mars dernier a eu lieu le 1er tour des Élections Départementales sur notre canton. Nous remercions les 1 445 électrices et électeurs qui ont voté pour nos candidats. Il est à noter le bon résultat obtenu par la liste de rassemblement de forces de gauche, écologistes et citoyennes contre l’austérité, pour la justice sociale. Le résultat global est de 15,50 % sur l’ensemble du canton, en progression de 6 % par rapport aux précédentes élections. Nos candidats ont obtenu un très bon résultat dans (...)
  • FAUT-IL VRAIMENT PAYER TOUTE LA DETTE ? - Octobre 2014

    D’après Jean Gaudrey, économiste dans Le Monde Diplomatique octobre 2014 Unanimes, les médias détaillent les sacrifices « qui s’imposent » pour payer la dette publique dont la hausse est inexorable… Toutefois, lorsqu’un collectif démontre que plus de la moitié de ces créances n’ont pas à être remboursées, le silence est total… Depuis l’automne 2011, une centaine de comités locaux du Collectif pour un Audit Citoyen de la dette (CAC) ont vu le jour un peu partout en France. Leur objectif : répondre au chœur (...)
  • POURQUOI L’URGENCE D’UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE ? - Octobre 2014

    Certains diront : c’est abstrait, c’est compliqué, trop long, il y a des choses plus urgentes à faire... Certes, car la dégradation de la France va très vite, la récession est presque là. Pourtant... Une constitution c’est la « règle du jeu » d’un pays. Dans un pays « démocratique », la règle du jeu est que le peuple ait la parole dans l’exercice du pouvoir, à travers ses élus. Or peut-on dire aujourd’hui que le peuple français a le pouvoir, quand il a voté pour un représentant « de gauche », qui s’est (...)
  • Y’EN A MARRE DE L’ASSISTANAT - Octobre 2014

    Qu’est ce que l’assistanat ? Il s’agit d’aide apportée par l’état à des personnes sensées être dans le besoin, par exemple des personnes sans ressources. Mais dans ce cas, le mot solidarité me paraît plus approprié, car la plupart du temps ces personnes ne sont aucunement responsables de la situation où elles sont. On oublie toujours de parler des autres assistes : ceux qui sont situés assez haut dans la classe politique ou économique, qu’on recasera ou aidera toujours, aux frais de l’état bien sûr, (...)
  • INTERMITTENT DU SPECTACLE :NON PAS UN METIER MAIS UN STATUT - Octobre 2014

    Ce statut concerne des métiers très variés : comédien (dénomination qui recouvre d’ailleurs des réalités bien différentes) mais aussi costumières ou techniciens de toute sortes ; un grand nombre des métiers du spectacle vivant et de l’audiovisuel. Ce statut était encadré jusqu’à présent par les annexes 8 et 10 de la convention UNEDIC qui fixe les règles d’indemnisation du chômage, renégociées tous les trois ans. Organisation dite paritaire, le conseil d’administration de l’UNEDIC est composé de représentants (...)
  • L’URGENCE D’UNE POLITIQUE DE GAUCHE EST ENCORE POSSIBLE - Octobre 2014

    Plus personne ne peut le nier : F. Hollande et M. Valls font fausse route. Le peuple français, qui a voulu une politique « de gauche » est dérouté et plongé dans une crise morale terrible du fait de l’injustice des mesures prises par le gouvernement. Dans sa conférence de presse du 18 septembre, François Hollande s’est contenté de marteler qu’il ne changera pas de politique malgré son échec. Manuel Valls a obtenu le 16 septembre un vote de confiance par le chantage de la dissolution de l’Assemblée (...)
  • "Choc de Compétitivité" : Quand le patronat écrit le programme du gouvernement - Décembre 2012

    Avec les mesures annoncées le 6 novembre par J.M. Ayrault, la connivence entre ce gouvernement, le patronat et les capitalistes apparaît plus claire que jamais. Les travailleurs, les salariés, les jeunes, les retraités vont payer les pots cassés. Parisot, présidente du Medef, fanfaronne : "nous avons été entendus". lls ont de quoi se réjouir puisqu’ils vont bénéficier de cadeaux fiscaux de 20 Milliards d’euros qui s’ajouteront aux 172 Milliards d’aides dont ils bénéficient déjà. Ces cadeaux seront (...)
  • Communication Val d’Ay - Novembre 2012

    Des citoyens et citoyennes ayant participé à la campagne du Front de Gauche au printemps 2012 en soutenant la candidature de Jean Luc Mélenchon pour l’ élection présidentielle et Myriam Normand à la législative de notre circonscription, se sont retrouvés le vendredi 14 septembre à Préaux. La dynamique engendrée lors de ces élections : Sarkozy battu et Hollande devenu président avec une majorité absolue de députés socialistes mais, hélas, pas assez de députés du Front de Gauche à l’Assemblée Nationale, (...)
  • T.S.C.G : qu’ès aquo ? - Novembre 2012

    "Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire" : une suite de mots "vagues", difficile à retenir, juste faite pour nous faire croire qu’il s’agit de quelque chose de très compliqué et très savant ! Pourtant, rien de vague dans ce traité : il contient très précisément tous les ingrédients qui mènent l’Europe (25 pays seulement sur les 27 : deux pays de l’Union ne l’ont pas signé) sur la pente d’une inévitable régression économique et démocratique. (...)
  • Le changement pour la santé, c’est vraiment urgent ! - Novembre 2012

    Le terrible drame entre Figeac et Brive est révélateur des choix politiques des dernières années. Les fermetures d’activités, de service, d’établissements, de maternités, conduisent à ces situations inacceptables. C’est dramatique quand la mort est la conséquence de ces choix politiques. Il faut donc vraiment en finir avec la poursuite de la mise en œuvre de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires". Il ne s’agit pas d’envisager une adaptation. C’est sa logique de diminution des dépenses (...)
  • La vérité sur les dépenses des collectivités locales - Novembre 2012

    Entamée sous le règne de Sarkozy, poursuivie avec ce gouvernement, la rumeur enfle sur les dépenses exagérées des collectivités locales, qui doivent impérativement faire des économies. Bien sûr, tout n’est pas rose (!) dans ce petit monde. Mais si leurs dépenses et leurs emprunts augmentent, le premier responsable est l’Etat. En ce qui concerne les communes, la disparition des services publics les obligent à intervenir : le bureau de poste est remplacé par une agence postale à la charge de la (...)
  • Quand l’agro-industrie étrangle l’agriculture de montagne - Novembre 2012

    Une technicienne du Groupement de Défense Sanitaire (GDS) du cheptel en Ardèche évoque les contrôles tatillons sur les paysans. Parallèlement, les industriels sont libres d’importer comme ils veulent du caillé congelé d’Espagne pour faire baisser le prix du lait de chèvre. Fille d’agriculteurs, cette dernière observe le monde paysan avec sympathie et inquiétude. Sa sympathie va à ce métier qu’elle connaît bien. "Ici on voit des femmes faire leurs foins à la moto-faucheuse. Je n’observe que du travail (...)