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Publié : 31 décembre 2015

Meilleurs vœux !

Par Patrick Le Hyaric

A l’aube de l’année nouvelle, nous présentons à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et proches, nos meilleurs vœux de santé et d’espoir. Nous le faisons sincèrement et sans naïveté tant les angoisses sont prégnantes. Elles sont liées aux difficultés à boucler ses fins de mois, à trouver un emploi quand on n’en a plus comme à la crainte de le perdre et de tomber dans la précarité. S’y ajoute désormais l’angoisse de voir se reproduire l’horreur qui, à plusieurs reprises, a marqué de sang l’année noire qui s’achève. Que l’on ne revive plus cela ! Tel est l’un de nos vœux les plus fervents. Conjurer cette haine et ce mépris de l’autre et de la vie appelle sûrement vigilance et solidarité. Celles-ci seront d’autant plus efficaces que nous défendrons les services publics, de la police à l’école, des pompiers à la santé, de la justice aux transports en commun. La sûreté protectrice va de pair avec la sécurité du travail, de l’environnement ou de la santé. Ceci nécessitera plus d’engagement dans l’action pour se défaire des critères européens de rationnements budgétaires, indexés sur les seuls intérêts de profit pour la minorité des possédants. Elle va aussi de pair avec le reflux du recours à la force et aux guerres, pour laisser la place à la diplomatie et à la politique.

 Le terrorisme veut diviser, affaiblir, anéantir notre République. La réponse pour le combattre ne doit pas conduire comme dans un jeu de miroir, à épouser les simplismes, en créant un climat de peur, en désignant des boucs émissaires, « l’autre », le présumé étranger comme suspect et responsable de tous nos maux, du chômage à l’insécurité ou à la guerre. Ceci constituerait un formidable paravent pour continuer à détruire des droits sociaux dont le code du travail tandis que certaines libertés deviendraient plus précaires. C’est ce qui se profilerait avec la combinaison de l’inscription de la déchéance de nationalité de concitoyens nés en France et l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution.

 Au cœur d’une crise de la politique sans précédent sous la cinquième République, avec une extrême-droite voyant valider sa propre proposition, ceci peut conduire à tous les excès. Il faudra dans l’unité populaire empêcher cela. Ces modifications combinées aux dictats européens et aux projets de contrôles des données personnelles sont grosses de danger pour l’avenir. Un immense travail est indispensable pour régénérer la démocratie et le débat public. Tous les démocrates, tous les humanistes, auront besoin de se lever pour défendre et faire vivre en actes les valeurs de notre République : Liberté-Egalité-Fraternité. Ce sera le thème de la première « Agora de L’Humanité », le 9 janvier prochain au musée d’histoire de l’immigration à Paris. L’Humanité, l’Humanité-Dimanche et notre plateforme numérique l’humanité.fr seront dans l’année qui vient au service d’un mouvement pour l’état d’urgence démocratique, social et environnemental.

 Faire vivre ces idéaux et aider à inventer du neuf, dans l’actuel contexte où les journaux et médias sont devenus la propriété de grands groupes industriels et financiers est devenu un combat très difficile. Dans l’intérêt du débat démocratique comme de celui de l’indispensable contre- offensive idéologique pour les idées de progrès, pour le combat émancipateur et la Paix, il nous faudra ensemble affronter la rudesse de ce combat. Sans nos journaux, nombre d’actions sociales, syndicales, associatives seraient réduites au silence. Sans nos journaux, nous ne serions pas reliés aux étincelles d’espoir qui surgissent en Espagne, au Portugal, en Grèce ou du côté de la gauche britannique, indienne, nord-américaine ou d’Amérique latine. Sans nos journaux le lien entre les enjeux sociaux, environnementaux, et d’un nouveau Co-développement durable planétaire seraient encore moins ténus. Nous avons été contraints depuis le mois de mai dernier de lancer une grande campagne de dons. Nous remercions une nouvelle fois celles et ceux qui y ont participé. Nous allons devoir la poursuivre, tout en augmentant les prix de nos journaux dès les premiers jours de janvier. Mais, l’utilité et l’efficacité de l’Humanité passent par un élargissement du nombre de ses lectrices et lecteurs. Ne disposant pas des moyens de promotion et de communication des autres, c’est l’effort de chacune et de chacun d’entre nous qui peut contribuer à la faire connaitre et lire. Parce que le besoin d’humanité dans cette période de violence se fait encore plus pressant, participer au développement du journal qui porte ce nom et ces valeurs est une œuvre d’intérêt commun. C’est un atout inestimable pour contribuer à modifier les rapports de force du côté du progrès social et humain.  

Bonne année de combats et d’espoir.

Publié : 24 novembre 2015

RÉUNION PUBLIQUE 27 NOVEMBRE 2015

Publié : 14 novembre 2015

OUI, L’HORREUR

Jean Ortiz Samedi, 14 Novembre, 2015 - 16:12

OUI, L’HORREUR

Des fascistes ont frappé en plein cœur de Paris des dizaines d’innocents et notre République. A Paris, le Paris des Lumières, de la Révolution française et de sa devise, si belle. Des fous, des criminels, des monstres, ont semé la mort, l’inexcusable, la bestialité, la tragédie absolue.

Au nom de Qui ? Au nom de Quoi ? Aucune « cause » ne saurait justifier ce déchaînement aveugle de haine de l’autre, de brutalité inouïe. Ce vendredi 13 novembre restera marqué dans l’histoire par ce que l’on peut qualifier de crimes contre l’humanité.

On a assisté à la négation des principes élémentaires de la vie, de la vie en commun. Des corps sans vie, des blessés, des scènes insoutenables, qui imprègneront à jamais la mémoire de notre peuple. Ces fascistes servent la pire des causes : la dépréciation de la vie.

La stratégie de ces tueurs vise à horrifier, tétaniser, les peuples afin qu’ils acceptent l’inacceptable. Le traumatisme créé aura des conséquences politiques et sociales lourdes et durables. Il attise l’intolérance, la haine, la xénophobie, le fanatisme. Il recherche la limitation des libertés, l’étouffement de la raison, l’impossibilité de l’esprit critique.

Nombreux sont ceux qui disent : « Ça devait arriver ! » En effet, la politique interventionniste de la France, en Syrie, en Irak, en Libye, etc. ses liens avec des pays, des pétromonarchies qui financent le terrorisme, cette politique ne peut que renforcer « la haine de l’occident ». La France, chacun le sait, a des amitiés douteuses avec l’Arabie Saoudite, le Qatar ; elle a financé, armé des djihadistes... Cela ne justifie en rien les actes barbares, mais permet d’en situer le ferment et la genèse.

Les problèmes essentiels de la vie quotidienne risquent désormais d’être relégués derrière une psychose sécuritaire, un climat compréhensible de peur. Et que dire de l’intervention du président Obama, avant même celle de François Hollande, se posant en chef de coalition, en patron de l’OTAN et du « monde libre ». A l’horreur s’ajoutait l’abaissement national. Oui, la compassion, la douleur, le recueillement, sont de mise. Ils ne sauraient cependant empêcher la nécessaire réflexion politique sur la diplomatie de la France et ses conséquences.

L’appel à « l’union sacrée », comme en 1914-18, est le piège que nous tendent tous ceux qui veulent enterrer l’humain, la question sociale, et la solution politique des conflits dans le respect de la souveraineté des peuples. La limitation des libertés, une politique sécuritaire à outrance, la militarisation, l’état d’urgence, ne peuvent être les seules réponses ; ils ne peuvent constituer que des instruments transitoires, à double tranchant. Pour l’heure, nous pleurons avec les familles des victimes, nous avons tous mal à la France, pas forcément pour les mêmes raisons. Oui, très mal. Et il faudra pourtant s’en relever rapidement.

Jean Ortiz

Publié : 25 octobre 2015

Affihe Cécile Cukiermen et André Chassaigne

Publié : 18 août 2015

Régionales 2015 : EELV et ses partenaires refusent les propositions du PCF !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lyon, le 17 août 2015

Régionales 2015 : EELV et ses partenaires refusent les propositions du PCF !

Depuis le mois de juin, les communistes sont engagés dans la construction d’un large rassemblement d’alternative à l’austérité. Dans la crise économique, sociale et politique que nous vivons nous voulons répondre à l’urgence sociale que vivent nos concitoyens. C’est dans cet esprit-là et à notre demande que nous avons rencontré à plusieurs reprises la liste écologiste menée par Jean-Charles Kolhass.

Ce lundi 17 août les communistes, emmenés par leur cheffe de file Cécile Cukierman, ont présenté de nouvelles propositions afin d’avancer pour aboutir à un projet commun. Ces propositions s’axaient autour de l’égalité et la solidarité, du renouveau démocratique, du défi écologique et de la défense du service public.

Nous étions en passe de finaliser un accord politique, nous avions acté des points de convergences et de divergences, il nous semblait donc qu’un accord était possible.

Les communistes en juin dernier ont fait le choix de proposer à l’unanimité Cécile Cukierman et André Chassaigne qui incarnent ces batailles politiques. A nos yeux, ils sont deux candidatures utiles au rassemblement, à la lutte contre l’austérité, à la mobilisation de toutes et de tous. Ces propositions ont été refusées. Les communistes restent convaincus que leur investissement dans la campagne à venir est une garantie pour empêcher la droite et son extrême de prendre les clés de la région. Contre Laurent Wauquiez et son projet ultralibéral, nous voulons poursuivre la bataille pour une région solidaire, rempart à l’austérité.

Fidèles à l’esprit du Front de Gauche, nous mettons tout en oeuvre pour bâtir une liste de large rassemblement avec des citoyens engagés. Les communistes restent disponibles pour relancer cette dynamique dont notre peuple a tant besoin.

Publié : 13 juillet 2015

GRÈCE Le coup d’État de l’Union Européenne

1. Ce week-end, un coup terrible a été porté à la démocratie par les dirigeants de l’Union Européenne : le couteau sous la gorge, la Grèce a été contrainte de signer un accord dont le 1er Ministre, Alexis Tsipras, affirme qu’il ne sortira pas la Grèce de la crise, bien au contraire.

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Publié : 20 avril 2015

Hollande et "l’odieuse insulte" faite au PCF

Lundi, 20 Avril, 2015

Humanite.fr

Archives AFP

Les anciens ministres communistes de François Mitterand dénoncent "cette odieuse insulte" En prétextant que le Front National s’exprime comme un « tract du parti communiste des années 70 », François Hollande insulte autant le programme qui a porté François Mitterrand au pouvoir en 1981, qu’une partie de ses propres électeurs en 2012. Réactions.

Et depuis les réactions scandalisées sont nombreuses. Le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, a réclamé lundi des excuses publiques à François Hollande. "J’ai demandé au président de la République des excuses publiques pour cette phrase", a ajouté le sénateur communiste. "C’est une phrase lamentable et c’est la seule chose que le président de la République a trouvé à répondre à des électeurs qui lui disaient leur désarroi." "Le Parti communiste, il ne demandait pas qu’on chasse les étrangers, il ne demandait pas qu’on fasse la chasse aux pauvres, parce que même les pauvres finissent par penser qu’il y a plus pauvres qu’eux", a lancé Pierre Laurent. Sa demande a été rejetée par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui a toutefois dit la "comprendre".

Jean-Luc Mélenchon s’est révélé tout aussi clair dans sa condamnation des propos du François Hollande : "En insultant le parti communiste des années 70, François Hollande oublie que c’était alors le programme commun qui conduisit à la grande victoire de 1981. Son propos est d’une totale bassesse et indigence, indigne d’un président élu aussi par les communistes."

L’héritage du programme commun bafoué

Les anciens ministres communistes de François Mitterrand se sentent tout aussi "insultés" par le chef de l’Etat et jugent "odieuse", la remarque de François Hollande. "Nous tenons à dire notre incompréhension et notre indignation", écrivent, dans une déclaration commune Charles Fiterman, Anicet Le Pors et Jack Ralite (le quatrième ministre de 1981, Marcel Rigout, alors en charge de la formation professionnelle, est décédé en 2014).

Prenant connaissance d’un propos du Président de la République selon lequel ″Mme Le Pen parle comme un tract communiste des années 70″, nous tenons à dire notre incompréhension et notre indignation. Appartenant tous à l’époque au Parti communiste, nous nous sentons insultés. Car rien ne peut justifier une comparaison aussi odieuse qu’absurde. Si la réalité avait été dans les années 70 celle qu’évoque François Hollande , aurait-on eu une entente entre le PC et un PS dirigé par François Mitterrand qui a permis la victoire de 1981 ? Sûrement pas. Que François Hollande mésestime ainsi l’Histoire, au moment où Mme Le Pen déploie ses efforts pour capter les suffrages des couches populaires, ne peut manquer de poser question.

Publié : 24 février 2015

Le Front national n’est pas « anti-système », il est « pro-haine »

L’image lisse que le Front national et Marine Le Pen tentent de se construire ne cesse de se fissurer dans la campagne des départementales. Les déclarations nauséabondes, racistes, et appelant à la violence se multiplient sur les blogs et les comptes des réseaux sociaux de candidats du Front national. La véritable nature du FN réapparait. Ainsi, Fabien Rouquette et Michèle Boisset, candidats dans le canton de Narbonne 2 appellent les « Socialistes, Communistes et musulmans » à faire « Un geste pour la planète : suicidez-vous ! ». « Hihi, un beau rêve » s’autorise même à commenter la candidate FN *. D’autres candidats dans le canton voisin appellent à des « battues contre les arabes »… Ce n’est plus supportable.

La banalisation et l’ultra-médiatisation du Front national libèrent totalement une parole répugnante, ordurière et violente. Chacun est aujourd’hui devant ses responsabilités et doit regarder la réalité en face : le Front national n’est pas « anti-système », il est « pro-haine ». Marine Le Pen répond que ses candidats ne « sont pas des professionnels de la politique ». Il faut probablement entendre par là qu’ils n’ont pas sa technique pour cacher la véritable nature raciste de son parti.

La foire à la haine des musulmans, des juifs ou des hommes et femmes engagés à gauche doit cesser. Nous appelons les hommes et femmes de ce pays à se mobiliser contre les ennemis de la République.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

Publié : 2 septembre 2014

« Il faudrait contrôler l’activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s’occuper de l’emploi. »

François Rebsamen, ce ministre du travail qui ne commente plus les chiffres du chômage tant il sont catastrophiques et contredisent, mois après mois, les prophéties présidentielles, vient de trouver les responsables de cet échec : les chômeurs eux-mêmes.

Ce matin, il annonce donc le renforcement des contrôles pour vérifier qu’ils sont bien à la recherche d’un travail.

En 2012, alors que Nicolas Sarkozy parlait comme le fait aujourd’hui François Rebsamen, François Hollande répondait qu’il ne fallait pas "s’en prendre aux plus fragiles". Mais c’était avant.

Au lieu de singer la droite, le ministre du travail ferait mieux de changer de politique. Il serait bien à la peine si les 5 millions de chômeurs décidaient d’installer des comités locaux pour mesurer les dégâts économiques et sociaux des choix gouvernementaux.

Si, à l’échelle des départements et des territoires, un suivi des aides publiques aux entreprises, comme pour le CICE, était mis en place par les citoyens, avec, d’un côté, des records de dividendes versés aux actionnaire et, de l’autre, des licenciements, des femmes et des hommes et des familles brisés.

La peur doit vite changer de camp.

Il s’agit aujourd’hui de contrôler l’activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s’occuper de l’emploi. Certains chiffres et résultats enregistrés dernièrement nous font douter de sa capacité réelle et de sa détermination.

Le gouvernement et le patronat doivent aujourd’hui rendre des comptes.

Par Olivier Dartigolles, le 02 Septembre 2014

Publié : 28 août 2014

A l’université du MEDEF, Valls offre aux patrons une entrée directe au coeur du dispositif gouvernemental

Déclaration du PCF

A la tête d’un nouveau gouvernement, où tous les Ministres sont désormais alignés derrière ses coups de talonnettes et de menton, Manuel Valls est allé cet après-midi aux Université d’été du Medef pour déposer aux pieds de Pierre Gattaz ce qu’il croit être le cadavre de la gauche.

Inutile d’imaginer l’accueil triomphal des patrons réunis à cette occasion, qui, non contents d’avoir déjà obtenus, via le CICE et le Pacte de responsabilité, plus qu’ils n’en demandaient, se sont vus offrir, avec la nomination d’Emmanuel Macron au ministère de l’Industrie, une entrée directe au cœur du dispositif gouvernemental.

Même dans leurs rêves les plus fous, ils n’auraient jamais imaginé, à peine plus de deux ans après son élection, une telle convergence d’intérêts et d’objectifs avec l’homme du Bourget.

Pour la première fois, un Premier Ministre lâche ses coups en stigmatisant par ses moqueries les députés socialistes de sa propre majorité, qui se sont rendus coupables à ses yeux de poser une question : pourquoi serait-il hors de question de changer une politique qui échoue ?

Dans les allées de la prochaine Fête de l’Humanité, les forces de gauche, politiques, sociales et citoyennes, se donneront rendez-vous pour échanger construire et agir.

Publié : 17 août 2014

Soutien Palestine à Annonay

Article du Réveil 14 aout 2014

Publié : 26 juillet 2014

" point de vue d’un ardéchois " (lu dans le fil rouge humanité)

POURQUOI JE NE VOTERAI PLUS (JAMAIS ?) SOCIALISTE

Jeudi, 24 Juillet, 2014

Citoyen de gauche ordinaire, j’ai toujours appliqué la discipline républicaine depuis que j’exerce mon droit de vote, c’est-à-dire depuis près d’un demi siècle... Apportant régulièrement au premier tour mon suffrage à la « gauche de la gauche » (PCF en général, puis Front de Gauche), lors des scrutins nationaux, locaux ou régionaux, j’ai systématiquement reporté celui-ci au second tour sur le « candidat de gauche le mieux placé », en général présenté ou soutenu par le Parti Socialiste.

Ainsi, et une fois de plus, lors des dernières élections présidentielles, j’ai voté socialiste au second tour, en l’occurrence pour François HOLLANDE, et de même aux élections législatives, toujours au second tour, pour le candidat socialiste local.

Aujourd’hui, C’EST FINI ! Trop, c’est trop ! J’ai décidé de ne plus apporter mon soutien, ni à ce Président « socialiste », ni à son parti, ni à ses dirigeants nationaux, régionaux ou locaux.

Voici pourquoi :

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui, non content de renier la plupart de ses engagements initiaux, ceux-là mêmes pour lesquels j’ai cru bon de voter pour lui au second tour de la dernière élection présidentielle, s’est engagé de façon claire et décomplexée dans la voie du social-libéralisme qui n’est autre que l’ultra-libéralisme à la mode social démocrate...

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à une politique économique qui après avoir désigné la Finance comme son principal ennemi, en a fait en réalité, de renoncements en reculs orchestrés, son alliée privilégiée ; Qui a délibérément choisi d’encourager la politique de l’offre au détriment de la demande, de mettre tous les moyens disponibles à la disposition des entreprises et non pour développer le pouvoir d’achat du peuple ; Qui, après s’être engagé à privilégier le dialogue social et la négociation entre partenaires sociaux, a délibérément choisi d’opter quasi-systématiquement pour les positions défendues par le principal syndicat patronal, au point d’enregistrer le satisfecit de ce dernier, événement inédit pour un parti de gauche dans notre pays ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui, après s’être engagé à renégocier le Traité budgétaire européen, s’est en définitive contenté d’y faire ajouter un "pacte de croissance" (un mini document de 11 pages) censé compenser ses effets récessifs, laissant perdurer le risque d’une rigueur excessive et de la transformation de la récession en dépression ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui permettent que se discute dans la plus grande opacité la mise en place du Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (ou Accord de libre-échange transatlantique) sans que ni le peuple ni ses représentants n’aient eu accès au mandat de négociation, mieux : qui y participe activement alors que cet accord consacre la suprématie des droits des investisseurs sur nos droits démocratiques ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui, faute de s’attaquer aux racines de la crise économique et sociale, font leur le discours libéral et instituent une rigueur sociale que n’aurait osé espérer la droite qui les a précédés au pouvoir, terminant le travail de démolition de notre système de solidarité, rognant les retraites et les minima sociaux, diminuant les aides aux associations, allant même jusqu’à remettre en cause le statut (unique en Europe et envié pour cela) des intermittents du spectacle...

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui n’engage que frileusement une transition écologique, pourtant considérée comme indispensable par la communauté scientifique, et porteuse d’emplois potentiels par les économistes ; Et qui continue la construction de projets nucléaires budgétivores, tels les EPR, ou pharaoniques et majoritairement rejetés par les populations locales, tel l’aéroport de Notre-Dame des Landes ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui placent sur le même plan un état agressif et colonisateur (Israël) et le peuple sans Etat qu’il maintient sous son joug (les Palestiniens) au mépris des résolutions de l’ONU et de sa reconnaissance en tant que Etat par cette dernière ; Qui, applaudit par la Droite, assimile la lutte contre la politique Israélienne qui tue par centaines des hommes, des femmes et des enfants innocents à de l’antisémitisme et ose interdire à ce titre des manifestations pacifiques de soutien au peuple palestinien ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui ne propose rien de mieux envers la communauté Rom que la politique honteuse du bulldozer ; Qui laisse se creuser les inégalités dans les villes sans proposer une vraie vision et une véritable politique de la ville ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n’apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui s’obstinent à faire désigner Défenseur des Droits un homme surtout connu auparavant pour ses prises de position réactionnaires ; Et qui par ailleurs, reniant là encore une promesse de campagne et fuyant un grand débat national, subordonne le droit de vote pour les étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans à la constitution d’un hypothétique consensus parlementaire...

Tous les jours la liste ci-dessus, déjà non exhaustive, ne cesse de s’allonger Une telle succession de reculs, de renoncements, de reniements, voire de trahisons ne peut même plus être qualifiée de dérive droitière mais bien de véritable virage à 180° idéologique et politique de la gauche vers la droite.

On mesure ce qu’il faudrait de remise en cause de la politique actuellement prônée par le Parti Socialiste et menée par ses dirigeants pour m’amener à revoir ma position (laquelle, j’en suis convaincu, est partagée par un grand nombre de mes concitoyens déçus et outrés eux aussi)... et l’on se prend à rêver, sans trop y croire, au réveil de la « gauche » du parti socialiste. Si elle existe encore...

D’ici-là, et ne voulant pas choisir entre la droite dure, la droite molle ou la droite social-démocrate, et n’ayant aucun goût pour l’abstention, je voterai donc « blanc » lorsqu’un second tour sera nécessaire (ou dès le premier tour, en cas d’absence d’un vrai candidat de gauche ou écologiste engagé), lors des prochains scrutins, quels qu’ils soient (et quels qu’en soient les risques), dans l’attente que se constitue enfin une véritable alternative de gauche crédible à laquelle je pourrai souscrire et participer.

François CAUCHE Citoyen de gauche ordinaire Ardèche

Publié : 16 juillet 2014

Palestine : la diplomatie française ne peut continuer cette politique du laisser (Pierre Laurent)

Comme beaucoup, je suis affligé par la manière dont la voix de la France a été portée par François Hollande au plus fort des bombardements israéliens sur Gaza, faisant à ce jour plus de 180 civils tués et 1089 blessés palestiniens. Les déclarations du chef de l’État ont d’abord été explicitement pro-israéliennes, puis marginalement « neutres » renvoyant à tort chacun dos à dos. Elles sont surtout totalement vides d’initiative politique pour contribuer à une solution pacifique.

Cette stratégie meurtrière d’Israël visait à délégitimer l’Autorité palestinienne et affaiblir le nouveau gouvernement mis en place le 2 juin. Rien ne justifiait le déluge de violence de l’armée israélienne qui s’est abattue sur la population civile prise au piège par le blocus à Gaza, mais aussi sur les habitants de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Le gouvernement Netanyahou doit répondre de ses actes devant la communauté internationale laquelle doit impérativement ouvrir la voie à de vraies négociations.

La diplomatie française ne peut continuer cette « politique du laisser faire ». Aujourd’hui, à l’initiative de l’Égypte, Israël se disait prêt au cessez-le-feu. Il faut saisir cette occasion. La solution est connue : deux peuples-deux Etats souverains, dans les frontières de 1967, Jérusalem-Est pour capitale de l’Etat palestinienne et le respect scrupuleux de toutes les résolutions de l’ONU. Seules des sanctions, comme la suspension des accords d’association entre l’Union européenne et Israël peuvent efficacement contraindre Benyamin Netanyahou à renoncer à la poursuite de la colonisation et engager son pays dans des accords de paix durables.

La reconnaissance par la France de l’État palestinien et l’appui à l’initiative politique de l’autorité palestinienne dans son effort d’entente nationale mettraient à mal l’impunité dont jouit depuis trop longtemps le gouvernement israélien. C’est avec cet objectif que la diplomatie française doit agir. Car tant que cette impunité durera, tant que l’humiliation et la violence dont les Palestiniens sont la cible dureront, les partisans palestiniens et israéliens de la paix seront fragilisés. En France, les usages malsains, intolérants et racistes organisés par certains groupes extrémistes n’ont pas leur place dans le soutien au peuple palestinien. Ils ne peuvent pas non plus servir de prétexte pour étouffer la voix de la France solidaire et pacifiste.

J’appelle les femmes et les hommes de France épris de paix et de justice à se rassembler partout en France aux initiatives du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens, et à Paris mercredi 16 Juillet 2014 à 18h30.

Publié : 9 juillet 2014

NON AUX RÊVES DU MEDEF

Michel Sapin : le VRP des actionnaires !

Sapin n’est pas un ministre de la République, c’est le VRP du patronat. Sa dernière déclaration « Notre amie c’est la finance, la bonne finance » en est l’illustration. Passons sur l’aspect que cette déclaration enterre le discours de Hollande contre le monde de la finance au Bourget. Prenons l’actualité, c’est quoi la bonne finance ? Celle qui pousse les Marins de la SNCM à se battre pour sauver l’emploi après qu’un fonds de pension se soit gavé de dizaines de millions d’euros lors d’une privatisation scandaleuse ? Bouygues qui va s’engraisser une nouvelle fois sur le dos de l’Etat et donc du contribuable avec le dossier Alsthom ? Le CAC 40 qui bat des records quand le chômage bat lui aussi des records ? Ce sont les 159 milliards de trésorerie de 36 entreprises du CAC 40 ? Ce sont les 298,6 milliards d’euros d’intérêts et de dividendes payés par les sociétés non financières, illustration de la réalité du coût du capital ? La « bonne » finance de M. Sapin, c’est celle que nous subissons et dont les profits saignent les salariés et leurs familles.C’est celle de Warren Buffett quand il dit « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner ».

Conférence sociale : le gouvernement a tué dans l’oeuf toute tentative

Avant même ses conclusions, la troisième conférence sociale est d’ores et déjà un échec terrible pour François Hollande et Manuel Valls.

Ils en portent la pleine responsabilité car on ne peut impunément avoir autant de mépris et de brutalité pour les syndicats d’un côté et, de l’autre, autant d’attention et de douceur pour le patronat. Le gouvernement a tué dans l’oeuf toute tentative de démocratie sociale en alignant les discussions sur les exigences du Medef. Ces conférences sociales censées être le socle d’un « compromis historique » entre le monde du travail et le patronat n’ont été que la justification médiatique d’une succession de régressions sociales pour les salariés, de l’ANI aux seuils sociaux, en passant par les retraites.

Aujourd’hui tout est à reprendre, la méthode comme le fond. L’agenda du Medef ne peut être celui d’un gouvernement de gauche. C’est autour des questions de démocratie, de la cité à l’entreprise, et de droits des salariés que le dialogue social doit être maintenant repensé. La gauche doit rapidement se reconstruire autour d’un projet de progrès social dont l’intérêt général serait le garant et le moteur

Vite la fronde de gauche !

Tous ces renoncements encouragent la droite, l’extrême droite et la diffusion de leurs idées. Se rassembler pour une alternative à gauche, et de gauche, est d’une urgence vitale. De plus en plus nombreux, même au sein du parti socialiste et chez les écologistes, l’idée s’affirme que la politique de Valls et Hollande nous enferment dans une dépression économique, sociale et démocratique. Valls dit la gauche peut mourir et c’est sa politique qui la tue en tournant le dos aux promesses et à ce que la gauche veut dire. Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie que l’austérité, il y aura naturellement des débats sur les solutions. Mais ce qui est nouveau, c’est que la discussion existe, dans les luttes, avec les salariés et les syndicalistes, avec tous ceux et toutes celles, responsables associatifs, écologistes, socialistes, Front de gauche, abstentionnistes... pour chercher ensemble une issue. Il faut ouvrir en grand ce dialogue en lien avec les luttes, , avec toutes les forces vives de la société, avec tous ceux et celles qui expriment les urgences populaires.

Publié : 6 juin 2014

RÉFORME TERRITORIALE

RÉFORME TERRITORIALE hypocrite et dévastatrice

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Publié : 26 avril 2014

Marie-Christine Vergiat

Je suis née à Roanne (42) en 1956.

J’ai un fils de 15 ans.

Je suis fille d’un ouvrier boucher et d’une secrétaire. En 1965, je suis arrivée à Chalon-sur-Saône où j’ai passé le reste de mon enfance et mon adolescence. Je suis ensuite partie à Dijon pour faire mes études universitaires. Je suis titulaire d’une maîtrise de Droit public et d’un DEA d’Histoire du droit.

Mon premier combat militant date de 1973 contre les lois Debré sur le service militaire. Adhérente de l’UNEF à partir de 1976, j’ai été très engagée, notamment au cours des grèves de 1976 contre la réforme des DEUG et, en 1980, contre les réformes d’Alice Saunier-Seité.

Militante de la Ligue des droits de l’Homme depuis 1983, j’ai été présidente de sa fédération de Seine-Saint-Denis de janvier 2000 à janvier 2008 et membre de son comité central jusqu’en mars 2009.

J’ai également été vice-présidente de la fédération des œuvres laïques (FOL) de Seine-Saint-Denis et membre du conseil d’administration de la Ligue de l’enseignement de juin 2005 à juin 2013.

Aux élections européennes de 2009, j’ai été désignée comme tête de liste du Front de gauche dans la circonscription Sud-Est (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse). J’ai été élue députée européenne le 7 juin 2009.

Au Parlement européen ?, je siège au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) dont je suis trésorière. Je suis également Coordonnatrice de la Délégation française du front de Gauche et de l’Alliance d’Outremer pour la GUE/NGL.

Je suis membre titulaire de la commission de la « Culture et éducation » et de la sous-commission des « Droits de l’Homme » de la Commission des affaires étrangères ainsi que membre suppléant de la commission des « Libertés civiles, justice et affaires intérieures », et membre de la délégation Maghreb.

Je suis Vice Présidente des Intergroupes « Services publics » et « Economie sociale »

Je suis membre du Parti de la Gauche européenne ? et du Conseil national du Front de gauche. Je ne suis adhérente d’aucun des partis du Front de Gauche.

Retrouver toute mon activité parlementaire sur mon site www.eurocitoyenne.fr

Publié : 25 avril 2014

Le 25 Mai Disons stop et Inventons une nouvelle Europe

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Publié : 23 avril 2014

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE DEPUTE-MAIRE D’ANNONAY

Annonay, le mercredi 23 avril 2014

Monsieur le Député –Maire, L es retraités CGT d’Annonay et Région s’adressent à vous en tant que député, à qui certains ont donné leur voix pour les représenter à l’Assemblée Nationale, et en particulier sur votre vote le mardi 29 avril concernant le pacte de responsabilité.

Allez-vous encore une fois de plus ne pas faire concorder vos déclarations publiques et médiatiques et votre vote ?

Allez-vous dire oui à ces quelques points :

1. Le gel :

des prestations sociales

des retraites et retraites complémentaires

des points d’indice des fonctionnaires

2. Le démantèlement :

des services publics de proximité (écoles, hôpitaux ….)

de la sécurité sociale.

Les habitants d’Annonay et région, les retraité(e)s CGT attendent de votre part autre chose qu’un soutien indéfectible aux propositions de ce gouvernement qui vont à l’encontre des besoins de la population ardéchoise ,active et retraitée , qui vit actuellement dans la précarité, le chômage et les difficultés de tous ordres.

Nous attendons non pas des paroles mais des actes concrets de la part d’un élu respectueux du vote des ses électeurs. Veuillez agréer, Monsieur le Député Maire, l’expression de nos salutations syndicales.

La secrétaire

MC DIETSCH UNION SYNDICALE DES RETRAITES CGT ANNONAY ET REGION 20 rue Henri Guironnet 07100 ANNONAY  et Fax : 04.75.33.18.06 Email : CGT.RETRAITES@orange.fr

Publié : 14 avril 2014

Les Jours Heureux

JEUDI 22 MAI 2014

CINEMA LES NACELLES À 14h et à 20h30

Un film de Gilles PERRET

Débat à l’issue de la projection du soir en présence du réalisateur

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes ap-partenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de ré-sistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « Les jours heureux ».

A cette époque, dans un pays détruit par la guerre, des hommes et des femmes n’ont pas hésité à faire appel à la cotisation prise sur la plus-value réalisé par le travail salarié. Les gouvernements successifs ont considéré que la cotisation sociale était contradic-toire avec le libéralisme, des centaines de milliards ont été détournés des caisses de la sécu.

En fait, cela permet de créer un appel d’air pour les actionnaires … qui ont empoché du salaire socialisé.

Et que dire des droits des salariés, aujourd’hui bafoués, trainés devant les tribunaux pour avoir exercé leurs droits et revendiquer leur du.

Tarifs

Scolaires : 4€

Adhérents LSR ( prendre contact avec association le 21 dernier délai ) 3 €

Autres : 5€60

Publié : 30 mars 2014

Second tour des municipales : déclaration du PCF

Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l’électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi. Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

Dans ce contexte et après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le Parti communiste français n’est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d’électeurs venus du Front national. Le PCF enregistre des pertes dans plusieurs départements. C’est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l’austérité. Pour autant, le Parti communiste français reste le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers.

Le bilan à tirer à chaud de ces élections municipales est l’urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte de « irresponsabilité » dicté par le MEDEF et la commission européenne. Ce pacte est totalement étranger aux valeurs de la gauche et du monde du travail, il est l’expression de la dérive politique du gouvernement qui conduit aux résultats de ce scrutin municipal. Sans changement politique, le remaniement ministériel sera totalement hors sujet pour le peuple et le pays.

D’ores et déjà le PCF et le Front de gauche organisent une riposte à la droite pour un changement de cap à gauche. Ils donnent rendez-vous le 12 avril prochain dans la rue pour un sursaut politique à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche. Le Parti communiste français et le Front de gauche vont engager toute leur énergie et leurs forces dans la campagne européenne à venir, notamment dans le combat contre le grand marché transatlantique pour stopper net l’avancée de la droite et offrir une réelle alternative à gauche.

Publié : 30 mars 2014

Marche du 12 avril contre l’austérité : "Maintenant ça suffit  !"

Texte collectif. Syndicalistes en grand nombre, animateurs de mouvements associatifs, acteurs très divers du monde de la culture, universitaires, responsable et élus de formations politiques de gauche, ce sont 200 personnalités qui, ensemble, ont signé cet appel et organisent une marche nationale le 12 avril prochain à Paris, de République à Nation. Une marche qui portera la colère contre l’austérité et exigera l’abandon du pacte de responsabilité, et qui portera aussi l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là  : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignation, colère et désespoir. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits  : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans-papiers, les Roms, les plus précaires et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du pacte de responsabilité le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allégement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage  ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la Sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du pacte de responsabilité, pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

La liste complète des signataires :

Alévêque Christophe, humoriste - Pudal Romain, sociologue, CNRS. - Amable Bruno , economiste, universite Paris 1. - Amara Jean Claude, créateur Droits Devant - Andersson Niels, Sortir du colonialisme - André Tosel, philosophie - Aries Paul , rédacteur en chef mensuel les Z’indigné(e)s. - Ben Ayed Choukri, chercheur - Bernier Aurélien, essayiste - Bidet Jacques, philosophe - Bloch Bernard, comédien metteur en scène - Bonnery Stéphane, chercheur sciences de l’éducation - Brom Jean-Marie, chercheur au Laboratoire mixte CNRS/Université Louis Pasteur (Strasbourg) - Cassen Bernard, secrétaire général de Mémoire des Luttes - Caveng Remy , sociologue, universite de Picardie - Churin Samuel, comédien - Comolli Jean Louis, cinéaste - Cours-Salies Pierre, Sociologue, Professeur émérite Paris 8 - Demoule Jean-Pierre, Professeur à Paris I, ex-président de l’INRAP - Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien - Ethuin Nathalie , sociologue, universite Lille 2. - Fernandez Nilda, chanteur - Gadrey Jean, économiste - Gaillot Jacques, évêque - Généreux Jacques, économiste - George Suzanne, écrivain - Gérard Mordillat, écrivain cinéaste - Gori Roland, professeur émérite, Appel des appels - Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie - Husson Michel, économiste - Jounin Nicolas , sociologue, universite Paris VIII. - Lacroix Bernard , politiste, Institut Universitaire de France. - Lagrave Rose-Marie , sociologue, EHESS. - Landini Léon, président de l’amicale Carmagnole-Liberté FTP-MOI - Laurens Sylvain , sociologue, EHESS. - Le Pors Anicet, ancien ministre de la Fonction publique - Lebaron Frederic , sociologue, universite Versailles-Saint Quentin. - Lerichomme Jacques, Conseiller régional PACA - Lhomme Stéphane, observatoire du nucléaire - Mangenot Marc , économiste - Marty Christiane, Féministe et Chercheuse - Masclet Olivier , sociologue, universite Paris Descartes. - Mathieu Grégoire maitre de conférence en sociologie - Mauger Gerard , sociologue, CNRS - Naessens Muriel, Féminisme Enjeux, théâtre de l’opprimé - Naszalyi Philippe, universitaire - Neyrat Frederic , sociologue, universite de Limoges. - Nicolas Frize, compositeur - Palheta Ugo , sociologue, universite Lille 3. - Pelletier Willy , sociologue, universite de Picardie. - Pena Ruiz Henri, philosophe - Pépin Josée, membre du collectif Tenon - Petit Jean Claude, compositeur chef d’orchestre - Pinçon Michel, Sociologue - Pinçon-Charlot Monique, Sociologue - Pinto Louis , sociologue, CNRS. - Pinto Louis , sociologue, CNRS. - Poliak Claude , sociologue, CNRS. - Pudal Bernard , politiste, universite Paris Ouest - Ramaux Christophe, économiste - Ramonet Ignacio, journaliste - Rigaudiat Jacques, économiste - Ristat Jean, poète, directeur des Lettres Françaises - Séguy Georges, résistant déporté ex secrétaire général CGT - Sève Lucien, Philosophe - Trillat Marcel, cinéaste - Willemez Laurent , sociologue, universite Versailles-Saint Quentin

Syndicalistes

Achaintre Thierry, secrétaire CGT Euriware - Amiel Frédéric, syndicat ASSO Solidaires - Angot Michel, FSU territoriaux - Bonnard Jérome, Sud BPCE Solidaires - Borras Stéphane, Solidaires 31 - Bressan Eugénio, ex-secrétaire national SNES-FSU - Bubakhti Ahmed, Sud PSA Poissy Solidaires - Camara Mamadou, secrétaire Sud -TICE Solidaires - Canon Jean-Marc, secrétaire général de l’UGFF CGT - Chauveau Raymond, syndicaliste CGT - Chessa Mireille, syndicaliste CGT - Cohen Fabien, secrétaire syndicat de dentistes centres de santé - Couderc Christophe, secrétaire général de l’UD CGT 09 - Damoiseau Philippe, Fédération Sud Collectivités territoriales Solidaires - Debons Claude, syndicaliste CGT - Degoussée Laurent, Sud Commerce Solidaires - Delecourt Christophe, syndicaliste CGT Finances - Devauchelle Jean, syndicat AP-HP Solidaires - Fayet Catherine, responsable Sud santé au CHSF - Galepides Nicolas, Sud PTT Solidaires - Garcia Patricia, Sud sociaux Solidaires - Ghazi Karl , responsable syndical CGT commerce - Glorian Grégory, secrétaire général de l’UD CGT 62 - Gravouil Denis, syndicaliste CGT culture - Harl Françoise, Sud Education Solidaires - Jacquard Jean Pierre délégué, CGT central CGT Ducros Mory - Joly Pascal, secrétaire général de l’URIF CGT - Juraver Patrick, syndicaliste CGT - Front des luttes - Lafontan Jean, ex secrétaire général SNEP-FSU - Lambert Elie, Solidaires Douane - Larrivée Frédéric, syndicaliste CGT Finances publiques Marseille - Lavaud Marc, Solidaires 45 - Le Reste Didier, syndicaliste CGT, Front des luttes - Leberquier Olivier, CGT Fralib - Lemaire Arlette, secrétaire nationale SNASUB-FSU - Lequeau Serge, Solidaires 22 - Manciaux Catherine, co/secrétaire générale SNUPDEN-FSU - Mangin Jean, sidérurgiste FO à Florange - May Eric, secrétaire syndicat de médecins - May Oriane, Présidente de l’AGE de l’UNEF - Michel Claude, syndicaliste CGT spectacle - Moreiea Carlos, secrétaire général de la Fédération nationale CGT des Industries chimiques - Orhesser Hélène, Solidaires 13 - Ossant Hervé, secrétaire général de l’UD CGT 93 - Painchan Reza, syndicaliste FO - Périllat Marie Cécile, responsable syndicale FSU - Peyrade Marc, secrétaire général de la FILPAC CGT - Pierre Le Ménahès, ex secrétaire général CGT SBFM - Piron Dominique, responsable départemental CGT 72 - Ponvert Véronique, responsable syndicale FSU - Prince Mickael, CGT STEF Chaulnes - Puydebois Jean Louis, syndicaliste FSU 19 - Rotjman Suzy féministe CNDS-CADAC - Sanchez Daniel, syndicaliste CGT - Schmitt Jerome, secrétaire de la fédération des syndicats Sud Energie - Sergent Nicole, syndicaliste FSU - Sueur Eric, Secrétaire général FSU Ile de France - Taillandier Christian, secrétaire national SNUITAM-FSU - Talbot Baptiste, secrétaire général de la Fédération CGT des Services publics - Trésallet Guy, syndicaliste FSU - Front des luttes - Van Rensberger Michel, responsable CGT Presstalis - Vaulot Corinne, secrétaire générale CGT Educ 31 - Verzeletti Céline, syndicaliste UGFF CGT - Vidallet Gisèle, secrétaire générale de l’UD CGT 31 - Vire Emmanuel, SNJ CGT Jean Luc Bindel syndicaliste agro alimentaire CGT - Wallet Nicolas, Secrétaire général FSU 75 - Witt syndicaliste étudiante - Ziegelmeyer Laurent, responsable CGT Sanofi Paris - Jean-Marie Haribey Economiste 65

Animateurs, animatrices du mouvement associatif

Antony Michel, ancien président des hôpitaux et maternité de proximité - Azaria Ana, présidente de Femmes Egalité - Bache Marinette, Résistance Sociale - Beauvois Delphine Front de gauche féministe - Bonnet-Ouladj Emmanuelle, dirigeante d’une fédération sportive - Brival Marie Laure, Collectif maternité des Lilas - Chailley Jean Claude, Résistance Sociale - Chocteau Guillaume, responsable associatif - Dareau Luc, militant économie solidaire - Deluze Evelyne, secrétaire de la coordination des hôpitaux et maternité de proximité - Derrien Hélène, vice-présidente de la coordination des hôpitaux et maternité de proximité - Dulong Ourdia, Faire Front à gauche, amis de l’usine - Eyraud Jean Baptiste, DAL - Favier Jean Pierre , président d’un club omnisports - Forte Eric, dirigeant économie sociale et solidaire - Franchet Pascal, vice président du CADTM-France (l’organisation est signataire) - Garcia Francisco , président d’Ensemble et solidaires UNRPA - Goldstein Sylvain , MRAP - Guibert Geneviève, Collectif 37 notre santé en danger - Habel Janette, coprésidente de la Fondation Copernic - Hallinger Patrick, secrétaire de la Convergence nationale de défense et développement des services publics - Hernando Michel , Faire Front à Gauche, amis de l’usine - Khalfa Pierre, coprésident de la Fondation Copernic - Le Mignot Renée , co-présidente du MRAP - Longerinas François, Dirigeant économie sociale - Martins-Viana Lydia , dirigeante nationale du sport français - Massiah Gus, membre fondateur de l’IPAM - Mayer Sylvie, dirigeante économie sociale - Milesy Jean Philippe, dirigeant économie sociale et solidaire - Minot Didier , collectif des associations citoyennes - Nay Françoise, présidente pour la coordination des hôpitaux et maternité de proximité : - Potavin Jack, dirigeant économie sociale - Robin Philippe , président d’un club omnisports - Rollat Danielle , vice-présidente d’Ensemble et solidaires UNRPA - Surduts Maya, Féministe CNDS - Trouve Gilbert, dirigeant d’une fédération sportive Villechalane Philippe, Association de luttes contre le chômage et la précarité - Vivien Didier , dirigeant sportif - Zedriri Malika, Association de luttes contre le chômage et la précarité 37

• Responsables de formations politiques, élues et élus

Adenot Dominique, ANECR - Amard Gabriel, Président de la Gauche Par l’exemple - Assassi Eliane, PCF - Autain Clementine, Ensemble - Bakin Benjamin , Alternative Libertaire - Besancenot Olivier, NPA - Billard Martine, PG - Buffet Marie George, PCF - Castex Françoise, députée européenne - Chassaigne André, PCF - Esquerre Laurent , Alternative Libertaire - Hoang Ngoc Liem député européen - Idir Noredine, MJCF - Jallamion Lucien, République et Socialisme - Laurent Pierre, PCF - Le Hyaric Patrick, député européen, directeur de l’Humanité - Malaisé Céline, conseillère régionale Ile de France - Martin Elisa, membre du BN du PG - Martin Myriam, Ensemble - Mélenchon Jean Luc, PG - Pelissier Jean-François, Ensemble - Picquet Christian, GU - Pierrel Christian, porte-parole national du PCOF - Poupin Christine, NPA - Poutou Philippe, NPA - Simonet Danielle, secrétaire nationale du PG, Conseillère de Paris - Soboul Edith, Alternative Libertaire - Toubhans Marie-Pierre, Ensemble - Touly Jean-Luc conseiller régional apparenté EELV - Vergiat Marie Christine , députée européenne

Publié : 25 janvier 2014

Conférence de presse de Hollande : « Un pacte d’irresponsabilité sociale » (Pierre Laurent)

C’est un véritable « pacte d’irresponsabilité sociale » qu’a présenté François Hollande au cours de sa conférence de presse. Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales. Le Président de la République a répondu à une vieille exigence de classe du MEDEF et fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du CICE. Les contre-parties exigées, elles, sont du vent, pire elles ne révèleraient que de négociations de branche que le Parlement a déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale !

La méthode proposée est, elle aussi, inacceptable. Le Président se donne 6 mois pour mettre en œuvre son pacte. Le Parlement et les organisations de salariés sont sommées de se soumettre aux exigences du patronat. La réforme institutionnelle dessinée par le Président est un profond coup porté à la démocratie. Les communistes avec le Front de gauche seront mobilisés pour faire échouer le plan présidentiel. Je réitère ma proposition de pacte de solidarité à l’ensemble des militants de gauche pour créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a décidé d’abandonner.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Publié : 8 janvier 2014

12€ par mois, LA BELLE AFFAIRE !

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ». Cette phrase de Victor Hugo résonne en cette fin d’année 2013.

L’enfer des pauvres ?

12 euros, c’est donc le montant de la revalorisation mensuelle du SMIC pour une personne travaillant à temps plein. Ou 10 centimes de l’heure pour ceux qui sont à temps partiel. Une « revalorisation » minimale qui sera instantanément absorbée par la hausse de la TVA à partir du 1er janvier. Ceci à l’heure où un nombre croissant de salariés, et principalement de salariées, sont payés au SMIC lequel concerne plus de 3 millions de personnes.

Le paradis des riches ?

Alors qu’on accorde en décembre 2013, royalement 1,1% d’augmentation aux smicards, les 500 plus grandes fortunes de France ont prospéré au rythme annuel de + 25% en 2012 ! Gagnant ainsi en valeur quelque 66 milliards d’euros en un an, pour atteindre 330 milliards d’euros au total, principalement en « biens professionnels » (39%) et en « actifs financiers » (28%), ceux là même que le travail des smicards notamment, leur permet d’accumuler.

Souvenons-nous aussi que 4758, c’est, en années de Smic net, la fortune du moins riche des 500 plus fortunés classés par Challenges, soit 64 millions d’euros.

Le gouvernement est enfermé dans sa logique dévastatrice de baisse du coût du travail et de défense des profits des entreprises qu’il confond avec leur compétitivité. Il fait semblant d’oublier que les entreprises sont exonérées de cotisations sociales patronales pour les salaires versés au SMIC. Des années d’austérité montrent pourtant que cette politique est un cercle vicieux.

Un SMIC à 1700€ c’est possible !

Nous proposons de remonter le salaire de chaque premier échelon des grilles de classification des différentes branches du public et du privé. Au total la hausse du Smic brut à 1700€ représenterait un effort salarial compris entre 60 et 81 milliards d’euros par an. Un montant qui peut paraître énorme mais qui se retrouvera dans le circuit économique, notamment au travers de la consommation, principal moteur de la croissance tricolore

Publié : 14 décembre 2013

Les Raisons des Communistes d’Annonay à ne pas participer avec le PS aux Municipales de 2014

PARTI COMMUNISTE ANNONAY

Communiqué de presse

Mardi 10 décembre 2013, au vu des réponses à leurs propositions, les communistes d’ANNONAY ont voté à 69% pour ne pas participer à la liste conduite par le parti socialiste.

La participation s’est élevée à 82%.

Deux camarades ont décidé à titre personnel, qu’ils participeront à cette liste. Nous respectons leur choix.

Les communistes continueront à faire avancer leurs propositions, notamment :

- la gestion publique des services est une garantie pour les usagers de l’eau, des transports, de l’assainissement des ordures ménagères, des crèches. La gratuité des transports est possible.

- l’intercommunalité doit se faire avec l’accord des communes et des citoyens.

- la démocratie participative doit vivre à partir de conseil de quartiers dotés de budgets participatifs, des réunions d’information.

- face aux baisses des dotations financières de l’Etat, il faut refuser à sa place des actions relevant de ses responsabilités.

- le soutien aux luttes salariales contre les fermetures de sites ou de production, contre les chantages sociaux doit être total. L’économie solidaire doit être aidée.

- un gros plus pour le social est nécessaire contre la précarité, l’austérité, la mal vie et pour la solidarité nationale et internationale.

- la gestion du logement social doit permettre la mixité sociale, la réponse aux besoins, la qualité de vie dans les cités et les quartiers.

- il faut un contrôle des subventions ou des aides versées aux entreprises.

- dans le respect du programme, les conseillers ont liberté de vote et de parole.

- A partir de ces propositions les communistes veulent répondre aux besoins de la population annonéenne et construire les rassemblements nécessaires.

Pour le PCF ANNONAY, F Bonnet

Publié : 28 novembre 2013

POUR UNE VERITABLE JUSTICE FISCALE

Marchons, le 1er décembre

Alors que François Hollande avait promis une réforme de la fiscalité pour plus de justice, c’est tout le contraire. En 2013, le nombre de foyers fiscaux a augmenté de 10 %, mettant à contribution 1,8 millions de foyers souvent modestes jusque là épargnés. Dès janvier 2014, l’augmentation de la TVA décidée par le gouvernement va opérer une ponction de 7 milliards supplémentaires sur les ménages. Tout ça pour financer les exonérations fiscales nouvelles de 20 milliards d’euros que le Medef a exigé et obtenu du gouvernement. Ça suffit ! Pour le Front de gauche, l’impôt est un levier décisif au service de l’efficacité économique et sociale, à la condition qu’il soit juste. Les ménages moyens et modestes ne veulent plus payer les passe-droits et ruses fiscales des grands patrons et des grandes entreprises. Le 1er décembre, retrouvons-nous pour une grande marche pour une révolution fiscale !

Pendant qu’on nous amuse avec la fameuse taxe à 75% qui ne rapportera au final que 200 millions d’euros, c’est une énorme ponction qui est opérée sur le reste de la société. En cumulant les recettes fiscales nouvelles des lois de finance 2012 (loi de finance rectificative) et 2013, on atteint 55 milliards de hausse d’impôts, qui pèsent d’abord sur les ménages !

En juillet dernier, le taux de TVA sur les services à la personne est passé de 7% à 19,6%. Au 1er janvier 2014, la TVA à taux normal sera majorée de 19.6% à 20% et celle à taux réduit de 7% à 10%. A cela s’ajoute, la suppression pour deux millions de personnes seules ayant élevé un enfant d’une demi-part, un nouveau rabotage du quotient familial, la suppression de la réduction d’impôt pour enfants scolarisés dans le secondaire et dans le supérieur, l’augmentation des cotisations sociales et l’alourdissement du poids de la fiscalité locale.

LES MÉNAGES PONCTIONNÉS POUR GARANTIR LES PROFITS

Ce prélèvement énorme sur les revenus des ménages est injuste et catastrophique. D’abord parce que c’est autant d’argent qui vient en réduction du pouvoir d’achat et qui alimente la récession. Cette ponction a deux finalités principales  : réduire la dette publique, c’est à dire rembourser les banques, et compenser les nouvelles exonérations fiscales votées pour les entreprises.

TAXONS LE CAPITAL

Le problème ce n’est pas l’impôt. Il est utile s’il finance des services publics et s’il est justement réparti. C’est pourquoi il faut une véritable réforme de la fiscalité : avec un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevés, un impôt sur les entreprises modulé en fonction de leurs performances sociale et environnementale, un impôt sur la fortune rehaussé, un impôt territorial (TP) assis sur le capital des entreprises, le plafonnement de la taxe d’habitation et le recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TICPE soit actuellement 60% des recettes fiscales).

LE 1ER DÉCEMBRE À PARIS, MARCHONS POUR RÉVOLUTION FISCALE !

Une telle réforme est possible, c’est une question de volonté politique. Le 1er décembre prochain, marchons ensemble pour une révolution fiscale, pour la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA !

CHIFFRES CLÉS

Nombre de foyers nouvellement imposables en 2013 1,8 Millions

Coût pour les ménages de la hausse de la TVA 7 Milliards €

Exonérations fiscales et sociales des entreprises 200 Milliards €

Évasion fiscale chaque année 60 Milliards €

* Intérêts bancaires et financiers + dividendes

Publié : 11 novembre 2013

Inscription sur les listes électorales jusqu’au 31 décembre 2013

DONNEZ DE LA VOIX !

En 2014, nous votons ? Les 23 et 30 mars auront lieu les élections municipales, puis, le 25 mai, ce sera les élections européennes. Avec les municipales nous avons l’élection la plus proche des citoyen-nes. Avec les européennes, nous avons la plus éloignée. Mais si cette Europe est opaque, nous savons toutes et tous que ses répercutions sur nos vies quotidiennes sont immenses.

Elire des représentant-es du peuple, à tous les niveaux institutionnels c’est élire des porte-voix des exigences populaires. Et voter, ce n’est pas seulement mettre un bulletin dans une urne, c’est faire fonctionner la démocratie. Pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales. L’inscription sur les listes fait l’objet d’une démarche volontaire. Vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur Internet ou dans votre mairie.

Dans un climat où la défiance face aux représentants politiques est à son paroxysme, où les idées nauséabondes et discriminatoires sont brandies par certains comme étant l’alternative, il est plus que jamais indispensable de voter pour un projet de société. Pour des élu-es qui auront le courage de défendre des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, qui auront le courage de s’attaquer aux politiques ultalibérales, qui auront le courage de mettre au coeur de leurs combats : l’humain d’abord ! Les candidat-es communistes et du Front de gauche seront les candidats de l’alternative face aux politiques d’austérité.

Publié : 4 novembre 2013

Taxons le capital pas les familles !

Impôts, tva, taxes

François Hollande avait promis une réforme de la fiscalité, pour plus de justice sociale. Mais ça, c’était avant. Le cap d’une fiscalité injuste, dans la continuité de l’ère Sarkozy, est maintenu. La recette est toujours la même : on épargne les revenus du capital, de la spéculation, on donne le change avec une taxe provisoire sur les plus hauts revenus, mais le gros de la ponction s’opère sur les ménages moyens et modestes.

Car c’est bien là tout le problème. Pendant qu’on nous amuse avec la fameuse taxe à 75% qui fait frémir quelques footballeurs millionnaires alors qu’elle est provisoire (2 ans) et qu’elle ne rapportera au final que 200 millions d’euros, c’est une énorme ponction qui est opérée sur le reste de la société. En cumulant les recettes fiscales nouvelles des lois de finance 2012 (loi de finance rectificative) et 2013, on atteint 55 milliards de hausse d’impôts, qui pèsent d’abord sur les ménages ! Ainsi, 10% de foyers fiscaux supplémentaires sont devenus imposables à l’impôt sur le revenu. Un véritable scandale.

Les ménages ponctionnés !

En juillet dernier, le taux de TVA sur les services à la personne est passé de 7% à 19,6%. Au premier janvier 2014, la TVA à taux normal sera majorée de 19.6% à 20% et celle à taux réduit de 7% à 10%. A cela s’ajoute, la suppression pour deux millions de personnes seules ayant élevé un enfant d’une demi-part, un nouveau rabotage du quotient familial, la suppression de la réduction d’impôt pour enfants scolarisés dans le secondaire et dans le supérieur, l’augmentation des cotisations sociales et l’alourdissement du poids de la fiscalité locale.

Hausse de la Pression fiscale, dans quel but ?

Ce prélèvement énorme sur les revenus des ménages est injuste et catastrophique. D’abord parce que c’est autant d’argent qui vient en réduction du pouvoir d’achat : en clair, moins de consommation, moins d’activité pour les entreprises donc plus de récession. Alors que la croissance est nulle, elle ne risque pas de repartir avec de telles mesures. Cette ponction a deux finalités principales : réduire la dette publique, c’est à dire rembourser les banques, et compenser les nouvelles exonérations fiscales votées pour les entreprises, un cadeau de 20 milliards supplémentaires cette année résultant du crédit impôt compétitivité.

Une autre réforme de la fiscalité est possible

Le problème ce n’est pas l’impôt. Il est utile s’il finance des services publics et s’il est justement réparti. C’est pourquoi il faut une véritable réforme de la fiscalité : avec un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevés, un impôt sur les entreprises modulé en fonction de leurs performances sociale et environnementale, un impôt sur la fortune rehaussé, un impôt territorial (TP) assis sur le capital des entreprises, une révision des bases d’imposition et le plafonnement de la taxe d’habitation, et le recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TICPE), actuellement 60% des recettes fiscales).

Une telle réforme est possible, c’est une question de volonté.

Publié : 19 octobre 2013

Léonarda : Une grave faute politique et morale du Président de la République

En proposant à la jeune Léonarda un "accueil à elle et à elle seule", le Président de la République vient de demander à une enfant de 15 ans de choisir entre la France et sa famille. De choisir entre l’école de la République et ses parents. Cet affront aux valeurs républicaines se double aujourd’hui d’un insupportable manquement à la convention internationale des droit de l’enfant, dont la France est signataire.

En réponse à l’immense émotion provoquée par l’expulsion de Léonarda, François Hollande rappelle le cadre légal et le "respect de la loi",propose une accélération des procédures d’expulsion tout en souhaitant que "l’école soit protégée". La ligne Valls, dans la continuité du sarkozysme, est confortée alors qu’il faut changer la loi et mettre fin sans délai à toutes les expulsions de jeunes étrangers scolarisées.

Nous attendions une parole présidentielle forte, claire. Le président Hollande pouvait, face aux tensions, aux stigmatisations, en appeler au sursaut républicain. Plus qu’une occasion manquée, il s’agit bel et bien d’une grave faute politique et morale car on ne peut jamais proposer la liberté et l’égalité sans la fraternité. Car, "à elle seule", cette fraternité est consubstantielle de notre République.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

Publié : 16 octobre 2013

Leonarda : A François Hollande,

« Stopper sans délai toute expulsion de jeunes scolarisés » (Pierre Laurent)

L’expulsion de la jeune collégienne Leaonarda est une honte pour la République. Les conditions de cette expulsion ajoutent à l’indignité de cet acte qui disqualifie les politiques conduites par Manuel Valls.

Personne à gauche, comme le montrent les nombreuses réactions, venues de toutes les formations politiques, ne peut accepter la poursuite de ces pratiques.

J’exige du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays.

J’appelle à prendre des initiatives dans tout le pays, à pétitionner et à manifester aux côtés des associations pour obtenir cet engagement au plus vite.

C’est la seule manière de laver l’affront que viennent de subir les valeurs de la république.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Publié : 1er octobre 2013

le ministre de l’intérieur va-t-il entendre cet appel à la mémoire ?

Politique - l’humanité le 1 Octobre 2013

Manuel, souviens-t-en...

Mots clés : roms, manuel valls, jean-claude lefort, intégration,

"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de « brigadiste » qui se rappelle à toi. Souviens-t’en : « Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. » Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

La tribune :

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc «  vocation  », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais « vocation » à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en
 Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient « vocation » à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces « étrangers, et nos frères pourtant »…

Manuel, « on » a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour
 devenir ou être membre de l’Union européenne : 
le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien « aggravée ». Et ils ont « vocation » à rester dans leurs pays ou à y revenir ? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes ? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas ? Fuir son pays, tu ne comprends pas ? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a « vocation » à rester ou revenir dans son pays ? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot « race » va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de « brigadiste » qui se rappelle à toi. Souviens-t’en : « Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. »

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour « ça » ?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus « ces étrangers, et nos frères pourtant ».

Publié : 27 septembre 2013

Lettre ouverte à l’insupportable Manuel Valls

25 septembre 2013

Jean ORTIZ

Monsieur le ministre,

...Je vous ai écouté à France Inter puis à RMC, chez Jean Jacques Bourdin. Mal réveillé, j’ai cru entendre un dirigeant du Front national. J’ai même un moment pensé que, journaliste bien-pensant, vous interviewez le ministre de gauche J.J. Bourdin.

...Un peu d’eau fraîche sur le visage comme jadis le matin dans les "camps de concentration" d’Argelès, de Barcarès, où furent accueillis nos parents Républicains espagnols, et me voilà lucide.

...Non je ne rêvais pas. Il s’agit bien du ministre hollandien de l’Intérieur, Catalan naturalisé Français en 1982, et pas d’Albert Sarraut ni de Daladier, déjà ministres des barbelés "de gauche" dans les années 1930.

...Il y a en France environ 20.000 Roms, oui vous avez bien lu : "seulement" 20.000, mais si l’on en croit le ministre des "expulsions forcées" (dénoncées par l’agence moscoutaire Amnesty International), ils menacent la sécurité de notre pays, plus que le chômage, les huit millions et demi de pauvres, les coûts ravageurs de l’accumulation du capital, la "Françafrique", les ripoux en col blanc, les vampires du CAC40, les licencieurs boursiers....

Les Roms, les "voleurs de poules", voilà le danger, voilà le nouveau bouc-émissaire stigmatisé pour faire peur au "petit peuple", pour faire avaler l’austérité "de gauche", les trahisons, les reniements de ce gouvernement "caniche des Etats-Unis", un rôle que ne veulent même plus jouer les Anglais.

...Comme nous ne sommes pas aux Etats-Unis, on ne peut pas autoriser le port d’armes contre les Roms...Mais il y a des mots souvent aussi redoutables que les armes. Ecoutons le ministre "socialiste" tourner en rond : "Il est illusoire de penser que l’on règlera le problème (des Roms) par l’insertion". Pas besoin par conséquent de "stratégie d’intégration" comme le demande Mme Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne. Les Roms "ont vocation à retourner en Roumanie et en Bulgarie". Place donc aux pandores. Les Roms sont sans doute insolubles dans la civilisation... "Une majorité doivent être reconduits à la frontière"(M.Valls). Au nom de cette "libre circulation" garantie par les accords et traités européens ? Les Roms, c’est bien connu, sont réfractaires à "l’insertion", au droit à la santé, à l’éducation, au logement...Le ministre se flatte d’avoir démantelé 242 "campements" depuis le premier janvier 2013 ...11.982 migrants jetés à la rue et confrontés à une exclusion et une précarité redoublées. Rien ou si peu leur est proposé à la place.

"Etre de gauche" pour vous paraphraser Monsieur, ce n’est pas valser avec Guéant et Hortefeux, ce n’est pas être le chouchou de la droite pour des raisons carriéristes, c’est faire la chasse aux exploiteurs sans foi ni loi, à ceux qui "s’enrichissent en dormant", pas aux pauvres. "Etre de gauche", c’est avoir un coeur solidaire ce n’est pas patauger dans les marécages pourris qui font le jeu du Front National nous resservir la "guerre des civilisations", c’est préférer Jaurès à ce Clémenceau que vous aimez tan,t c’est être avec les communards contre Thiers et les Versaillais, c’est considérer que l’autre, "l’étranger", est un autre vous-même que vous n’existez que par lui.

Mais pour comprendre tout cela, Manolo, il faut être de gauche.

...Qu’escomptez-vous Manuel Valls ? Donner des gages à l’extrême-droite pour acquérir le statut de "présidentiable" ? A ce prix, vous vous déshonorez, et avec vous la fonction que vous occupez.

Jean Ortiz Hernandez

URL de cet article 22630

http://www.legrandsoir.info/lettre-...

Publié : 8 septembre 2013

RETRAITE À 60 ANS À TAUX PLEIN une belle idée à regagner

Cet été le CAC 40 vient de battre des records de hausse. Les spéculateurs et autres rentiers se frottent les mains sur les dividendes à venir.

Ces deux événements illustrent de manière très explicite une réalité : notre pays n’a jamais été aussi riche, mais les inégalités elles aussi battent des records. Contrairement aux thèses défendues par le MEDEF et la droite, et malheureusement reprises par le gouvernement, l’argent existe. Le vrai problème c’est bien celui de son utilisation et des priorités que nous nous fixons dans notre société.

L’augmentation des richesses produites et de la productivité doivent-elles servir à augmenter les profits d’une minorité ou à améliorer la vie du plus grands nombre ? Pour les communistes et le Front de gauche notre choix est fait : c’est l’Humain d’abord !

La retraite à 60 ans à taux plein, c’est une belle idée à regagner et c’est possible. Une véritable réforme de gauche des retraites c’est possible. C’est le sens de nos propositions

Ensemble ne nous laissons pas voler notre avenir !

TOUS ENSEMBLE

Le 18 septembre, le gouvernement présentera son projet pour les retraites. Exprimons fort et tous ensemble notre exigence de la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous, notre refus de toute nouvelle régression pour les retraites, l’emploi et les salaires.

Des personnalités de toute la gauche, des syndicalistes, des responsables associatifs, des économistes, des citoyens ont signé un appel unitaire : Ensemble défendons nos retraites. Signez : http://www.retraites2013.org/

Le 10 septembre dans toute la France, les salariés, les privés d’emploi, les retraités manifesteront pour l’emploi, les salaires et les retraites

Les 13, 14 et 15 septembre, la Fête de l’Humanité donnera le ton de la rentrée politique. Un bon moyen pour se faire entendre

INTOX - DESINTOX

ON VIT PLUS, ON TRAVAILLE PLUS ? Faux

Entre 1946 et 1980, les hommes ont gagné 4 ans d’espérance de vie et les femmes 5. Et en 1981 la gauche a abaissé la retraite de 65 à 60 ans. L’abaissement de l’âge de la retraite est aussi un facteur d’allongement de la durée de vie. L’augmentation des richesses et de la productivité doit améliorer la vie pas les dividendes des actionnaires.

LUTTER CONTRE LES INEGALITES HOMMES/FEMMES ? Chiche

Seulement 44% des femmes valident une carrière complète. 1/3 des retraitées touchent une pension inférieure à 600 euros. Établir une réelle égalité salariale hommes/femmes, lutter contre le temps partiel imposé rapporteraient 52 milliards d’euros de plus en cotisations. Plus qu’il n’en faut pour améliorer nos retraites à tous plutôt que les détruire.

LES SALARIES DU PUBLIC SONT PRIVILEGIES ? Faux

Ce sont les réformes successives qui ont cassé nos retraites dans le public comme le privé. Les 10 meilleures années dans le privé, avec les primes et la complémentaire, amènent un taux de remplacement (un niveau de la pension) identique aux 6 derniers mois sur le salaire de base dans le public. Quant aux régimes spéciaux, ils sont constitués par des cotisations supplémentaires tout au long de la vie professionnelles. Unissons-nous face à ceux qui veulent nous opposer.

C’EST LA CRISE, IL N’Y A PAS D’ARGENT ? Faux

Les revenus financiers ne cessent de croître. Et ils ne sont soumis à aucune cotisations. Ils représentaient 317,9 milliards en 2010. Si on leur avait appliqué le même taux que le travail, ils auraient rapporté 85,198 milliards pour la protection sociale dont 17,167 pour les retraites. Fini le « trou ».

EMPLOI, SALAIRES, RETRAITES, ON NE PEUT PAS TOUT FAIRE. Faux

100 000 chômeurs en moins c’est 1,5 milliards de cotisations en plus. 1% d’augmentation des salaires, c’est 2 milliards de cotisations en plus. Pourtant, les gouvernements successifs ont appauvrit la protection sociale et les retraites en multipliant les exonérations sociales (25 milliards), en privilégiant des politiques de bas salaires, en laissant croître le chômage de masse.Pendant que le CAC40 et les profits des grandes entreprises explosent.

60 ANS UNE PROPOSITION D’AVENIR

1 Fixer le départ en retraite à 60 ans à taux plein

2 Assurer le montant du taux de remplacement à 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, au nom de l’équité public/privé, en engageant le principe qu’aucune pension distribuée ne puisse être inférieure au niveau du SMIC

3 Indexer l’évolution du niveau des pensions sur les salaires et non sur les prix

4 Valider les années de formation comme des années travaillées afin de ne pas faire des besoins de qualification des handicaps au bénéfice de la retraite à 60 ans

5 Engager de véritables négociations sur la pénibilité du travail pour un réel départ anticipé et sur situation des « entrées dans le monde du travail précoce  » qui doivent avoir un départ anticipé (tous les dispositifs d’apprentissage par exemple)

6 Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé

7 Revenir sur les réformes régressives qui ont été engagées depuis 20 ans : Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux 10 meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public.

8 Développer des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité

Publié : 5 août 2013

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, NOUS NE SOMMES PAS DUPES …

Il l’avait déjà dit lors du discours d’ouverture de la Conférence sociale du 20 juin et il l’a répété dans son intervention télévisée du 14 juillet. Pour équilibrer les comptes des régimes de retraite,

«  il y a deux options qui sont possibles [...] : augmenter l’âge légal de départ en retraite, cela a été fait, c’était le principe de la réforme de 2010. J’ai considéré que cela revenait à pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt. L’autre option, c’est de prolonger la durée de cotisation, c’est la mesure la plus juste, à condition de l’appliquer à tous et à tous les régimes, ... »

Les salariés du pays seraient donc si stupides aux yeux de l’Élysée ?!

Ils ne seraient pas capables de voir l’entourloupe drapée d’une fausse justice. Ils seraient incapables de comprendre qu’en allongeant la durée de cotisation pour le bénéfice d’une pension de retraite à taux plein, même en laissant inchangé l’âge légal de départ à 60 ans, le gouvernement envisage de fait d’allonger la durée effective d’activité des salariés et fonctionnaires et donc de retarder l’âge réel de départ en retraite, ou de réduire le niveau des pensions de base servies par les régimes ?

Or, les conséquences de cette mesure sont aujourd’hui connues :

- Augmenter la durée de cotisation pénalise ceux qui sont entrés tard sur le marché du travail ou ceux qui ont une carrière professionnelle hachée par le chômage, puisque la durée sera difficile à obtenir. Par exemple, pour les jeunes qui entrent en moyenne à 27-28 ans dans l’emploi stable, passer à 43 ou 44 annuités pour une pension à taux plein se traduira par une possibilité de retraite à taux plein à 70 ou 72 ans !

- Lorsqu’ils ont la chance d’être encore dans l’emploi, l’augmentation de la durée de cotisation pousse les seniors à y rester à tout prix, y compris au-delà de l’âge légal ouvrant droit à la retraite, dans l’espoir d’obtenir le taux plein.

Le taux d’emploi des seniors a en effet augmenté de 46,6 % depuis 1998. Désormais 39,7 % des 55-64 ans demeurent dans l’emploi, et ils sont 20 % après 64 ans. Mais ce maintien dans l’emploi se fait au prix d’une précarité croissante. La moitié de ceux qui ont retrouvé un emploi salarié après 55 ans travaillent en contrat temporaire et 56% sont à temps partiel. Cette proportion augmentant avec l’âge.

Sur le fond, l’allongement de la durée de cotisation tout autant que l’augmentation de l’âge légal ouvrant droit à pension sont des mesures d’une injustice profonde. Et c’est cynisme et hypocrisie que de prétendre le contraire !

Dans un contexte de crise où le chômage explose, où la précarité s’enracine, où la pression sur les salaires s’amplifie, cette mesure d’allongement de la durée de cotisation pour l’obtention d’une retraite à taux plein vise une fois encore in fine à peser sur le niveau des pensions servies par les régimes de base de retraite afin de faire des économies sur le dos des assurés sociaux.

Ce n’est pas la justice qui est recherchée, c’est la baisse des dépenses publiques et celles prises en charges socialement. D’ailleurs, même le rapport Moreau ne peut le nier. Les réformes engagées depuis 1993 ont réduit de plus de 2 points la part des retraites dans la richesse nationale, et sans changement, elles l’auront réduite de presque 7 points en 2040. Un allongement supplémentaire de la durée de cotisation n’aura d’autre effet que d’accélérer ce décrochage !

Les assureurs en embuscade peuvent alors se frotter les mains. Cette baisse programmée des pensions servies leur ouvrira un boulevard pour le développement des « complémentaire retraites » privées ou d’entreprise. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, et que n’ont cessé de faire les réformes des retraites engagées depuis 1993, sous les hospices attentifs du patronat et de Bruxelles.

60 ANS UNE PROPOSITION D’AVENIR !

1 Fixer le départ en retraite à 60 ans à taux plein

2 Assurer le montant du taux de remplacement à 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, au nom de l’équité public/privé, en engageant le principe qu’aucune pension distribuée ne puisse être inférieure au niveau du SMIC

3 Indexer l’évolution du niveau des pensions sur les salaires et non sur les prix

4 Valider les années de formation comme des années travaillées afin de ne pas faire des besoins de qualification des handicaps au bénéfice de la retraite à 60 ans

5 Engager de véritables négociations sur la pénibilité du travail pour un réel départ anticipé et sur situation des « entrées dans le monde du travail précoce » qui doivent avoir un départ anticipé (tous les dispositifs d’apprentissage par exemple)

6 Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé

7 Revenir sur les réformes régressives qui ont été engagées depuis 20 ans : Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public.

8 Développer des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité

ENSEMBLE, DÉFENDONS NOS RETRAITES

Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ! SIGNEZ LA PÉTITION SUR : http://www.retraites2013.org

La fête de l’Humanité sera un grand rendez-vous de lutte pour la retraite solidaire

Publié : 14 juillet 2013

Réaction de Pierre Laurent ce 14 Juillet 2013

Interview de François Hollande : la méthode Coué ne fait pas une vision pour la France

L’ intervention du Président de la République n’ est sûrement pas de nature à rassurer les Français inquiets de la montée du chômage et des inégalités. Il ne convainc personne en répétant que l’austérité budgétaire nous sortira de la crise, encore moins quand il affirme contre toute évidence que "la reprise est là".

Alors que tant de Français souffrent au quotidien, que beaucoup ne partent pas en vacances, il a ignoré les priorités de l’emploi, de logement, de salaires du pays. Il a beau parler d’avenir, la méthode Coué ne fait pas une vision pour la France. Pire, sur les retraites, il maintient le cap d’un allongement de la durée de cotisation, balayant d’un revers de main les objections syndicales comme celles qui viennent de son propre parti. Quant aux conséquences à tirer de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, il assure que les moyens seront donnés à la rénovation du réseau. La plus grande vigilance sera de mise pour qu’il en soit ainsi dans la future loi d’organisation du transport ferroviaire. Enfin, pour combattre le Front national dont il dit le danger, l’appel à la discipline de la majorité ne fait pas le compte : il faut d’ urgence un changement de cap politique. Nous allons continuer d’agir pour l’obtenir le plus vite possible.

Pierre Laurent secrétaire national du PCF

Publié : 11 juillet 2013

Fête de l’Humanité 2013

13 sept.2013 au 15 sept.2013

Au programme de cette année 2013 :

-M- ; Archive ; Jamel Debbouze ; Asaf Avidan ; Zebda ; Tryo ; Féfé ; Jamel Comedy Club ; Empire Dust ; Sanseverino ; Staff Benda Bilili ; HK et les Saltimbanks ; Demi-Mondaine ; Rocé ; La Jarry ; Erik Marchand ; Orchestre national de France ; Orchestre symphonique Divertimento

La fête de l’Humanité, c’est un lieu unique de fête, de musique, de culture, de politique, de convivialité et de rencontres...

Participez à une cinquantaine de concerts exceptionnels sur la grande scène, la scène Zebrock et l’espace Jazz ; faites le plein de rencontres au village du livre, à l’espace théâtre et à l’exposition d’art contemporain.

Explorez les 450 stands dont une centaine venus des quatre coins du monde.

Au programme : découvertes des régions et leurs spécialités culinaires et rendez-vous citoyen avec les diverses associations présentes. Et décompression garantie aux attractions foraines !

Cette année encore participez à l’évènement politique, culturel et populaire de la rentrée !

La vignette de soutien au journal donnant le droit d’entrée sur la fête est arrivée :

30 euros sur place et 21 euros en prévente auprès des militants communistes partout en France

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Plus d’infos sur la page de la fête sur facebook : https://www.facebook.com/FetedelHumanite

Vignettes disponibles à la section : Fernand Bonnet

pcfannonay@orange.fr

Publié : 3 juillet 2013

négociations sur le Grand Marché Transatlantique

Monsieur de Président de la République

Palais de l’Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

Monsieur le Président

Les négociations sur le Grand Marché Transatlantique peuvent officiellement démarrer depuis que le Conseil des ministres du Commerce de l’Union européenne a adopté le 14 juin dernier le mandat de négociation confié à la Commission.

Vous le savez, nous contestons le bien fondé de ce projet. Il a pour but de démanteler les « barrières douanières et règlementaires » entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique. Les droits de douane étant plus élevés en Europe, cela donnerait un avantage de 30% aux produits américains. La Commission européenne prévoit des suppressions d’emplois dans des secteurs stratégiques et admet une hausse des gaz à effet de serre. L’abolition des barrières règlementaires conduirait par exemple l’Europe à autoriser les poulets lavés au chlore et le boeuf aux hormones, à abaisser les normes environnementales sur la pollution automobile ou la construction. Les entreprises auraient le droit d’attaquer devant des tribunaux privés les Etats coupables d’avoir fixé des normes sociales ou environnementales qui limitent leur profit.

Nous considérons que ce projet de libre échange a pour objet de favoriser non les peuples, mais l’avidité d’un capitalisme financiarisé et mondialisé dont on voit partout les dégâts. Il menace notre modèle de société et nie la souveraineté des citoyens en Europe. Pourtant, il n’a jamais fait l’objet d’un débat public ni même, dans sa globalité, d’un débat au Parlement.

Nous estimons que les événements récents révélés par Edward Snowden rendent encore plus nécessaire de ne pas s’y engager.

La Commission, qui négocie en notre nom, le fait en effet sur la base d’un mandat secret, alors que les dirigeants des Etats-Unis y ont eu, eux, accès à travers un espionnage récemment révélé ! Comment dans ces conditions entamer des négociations ? Ces derniers événements, d’une rare gravité, devraient, à eux seuls, rendre caduque ce projet. Comment en effet mener des négociations quand la partie avec laquelle on négocie espionne en permanence ? Les Etats-Unis voient dans le projet de Grand Marché Transatlantique le moyen de défendre ses intérêts de grande puissance. La Commission européenne y voit l’occasion de favoriser le développement des multinationales et du système financier. Le peuple français comme ceux des autres pays européens n’ont rien à y gagner.

En conséquence, nous vous demandons solennellement Mr le Président de bloquer immédiatement ces négociations.

Dans cet espoir, veuillez croire, Monsieur le Président, à nos plus salutations les plus distinguées.

Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire, République & Socialisme, C&A, PCOF, FASE, Gauche Anticapitaliste, Alternatifs)

Publié : 14 juin 2013

RETRAITE À 60 ANS À TAUX PLEIN

Un enjeu de civilisation

Une nouvelle « réforme des retraites » est en vue. Elle fera suite au énième rapport sur le sujet. Les arguments sont connus, éculés : « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ». Contrairement à ses promesses de campagne, François Hollande fait sienne cette vielle rengaine que la droite nous a servi à chaque « réforme », et notamment en 2010. Le PS, alors, manifestait dans la rue... Mais ça, c’était avant !

Une nouvelle réforme ?

Les réformes précédentes se sont efforcées de réduire l’accessibilité à une retraite digne. Elles ont reculé l’âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation pour le bénéfice d’une pension à taux plein et contribué à réduire le niveau des pensions distribuées.

Ces réformes ont été imposées au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ». Force est de constater qu’elles ont échoué. Et cela doublement. Elles n’ont pas permis de résorber le déficit des régimes de sécurité sociale. Le régime général était excédentaire en 2000 (+0,5 milliards d’euros), il est désormais déficitaire (-3,5 milliards d’euros attendu fin 2013). D’autre part, elles ont pesé sur le pouvoir d’achat des retraités et impacté la croissance de l’économie. En 20 ans (1992- 2012), le pouvoir d’achat des pensions de base a perdu 7,22 % et celui des complémentaires 13,19% (ARRCO : -10,95 % et AGIRC : -15,43%).

Faut-il donc continuer dans une direction qui mène dans le mur ?

Travailler plus longtemps puisque l’on vit plus longtemps ?

Est-ce normal de travailler plus en fonction d’une augmentation de l’espérance de vie ? Cela est régulièrement présenté comme inexorable. Nous le contestons.

D’abord, les gains d’espérance de vie existent depuis 1946 et c’est tant mieux. Entre 46 et les années 80, le gain à 60 ans a été de 5 ans pour les femmes et de 4 ans pour les hommes. Et pourtant, le gouvernement et la majorité de gauche ont concrétisé une revendication du monde du travail et un engagement de la gauche introduisant l’âge ouvrant droit à la retraite à 60 ans au lieu des 65. La gauche a donc fait l’inverse de ce que le gouvernement prétend aujourd’hui inexorable…

Les gains d’espérance de vie n’ont pas vocation à augmenter le temps de travail mais plutôt le temps de vie de libre activité. Si la vie au travail doit vraiment devenir une condition d’un épanouissement de tous et de toutes, elle ne doit pas être le seul horizon.

C’est d’ailleurs une constante de l’histoire et un signe du progrès de la civilisation. Avec l’augmentation de la richesse produite et des gains de productivité, le temps de travail tout au long de la vie diminue et le temps hors travail augmente.

La retraite : un enjeu de société

La retraite, passage à l’inactivité ou nouvelle période de la vie sociale et citoyenne est-elle un temps utile pour la société ? Les retraité-e-s sont-ils ou elles une charge ou une utilité sociale ? L’important n’est-il pas d’arriver à la retraite en bonne santé ? Les choix effectués relèvent de la nature de notre vie en société, de la place et du concept du travail, du rôle et de la place des retraité-e-s. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie de la naissance à la mort et un financement, intergénérationnel et solidaire, tiré des richesses créées par le travail dans l’entreprise.

Les questions de la place des retraité-e-s, de leur participation à la vie sociale, de la reconnaissance de leur apport à la société se posent avec force. Elles nécessitent un vrai débat public en mettant la place et le respect de l’Humain au coeur de la décision politique !

C’est un choix de société, de civilisation !

60 ans, une proposition d’avenir !

Les propositions du PCF pour un régime de retraite solidaire  : 1. Fixer le départ en retraite à 60 ans à taux plein

2. Assurer le montant du taux de remplacement à 75% du salaire de référence à partir des 10 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, au nom de l’équité public/privé, en engageant le principe qu’aucune pension distribuée ne puisse être inférieure au niveau du SMIC

3. Indexer l’évolution du niveau des pensions sur les salaires et non sur les prix

4. Valider les années de formation comme des années travaillées afin de ne pas faire des besoins de qualification des handicaps au bénéfice de la retraite à 60 ans

5. Engager de véritables négociations sur la pénibilité du travail pour un réel départ anticipé et sur situation des « entrées dans le monde du travail précoce » qui doivent avoir un départ anticipé (tous les dispositifs d’apprentissage par exemple)

6. Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé

7. Revenir sur les réformes régressives qui ont été engagées depuis 20 ans : Abrogation des réformes Balladur et Fillon avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public.

8. Développer des services publics en direction des personnes âgées afin de leur permettre d’avoir une vie sociale dans la dignité

En 2010, les forces de gauche se sont battues ensemble pour faire échec à la réforme Woerth/Sarkozy des retraites. Les communistes au coeur du Font de gauche seront aussi déterminés à contribuer à tous les rassemblements utiles pour mettre en échec de nouveaux reculs sur les retraites, utiles pour faire réussir une autre réforme, consolidant notre régime de retraite solidaire.

Ce changement de cap, à gauche, sera au coeur des débats des assises du 16 juin qui réuniront sur une même tribune, des responsables du front de gauche, socialistes, Verts, des acteurs du mouvement social et associatif

(http://www.assises16juin.fr).

Financer les retraites

Le déficit des retraites est clairement un problème de recettes. Il s’enracine dans les logiques de financiarisation de l’économie qui s’opposent au développement des capacités humaines.

1. Garantir le financement pérenne de la branche vieillesse de la sécurité sociale par la cotisation sociale. Ce qui plombe les entreprises, ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital. Les entreprises françaises paient par an deux fois plus de charges d’intérêt et de dividendes que de cotisations sociales patronales. C’est ce cancer financier qu’il faut combattre !

2. Moduler les taux de cotisation sociale patronale en fonction de la politique d’emploi et de salaire de l’entreprise pour dégager de nouveaux financements. Il faut augmenter le taux de cotisation sociale des entreprises qui licencient ou baissent les salaires pour augmenter leur rentabilité. A l’inverse, lorsqu’elle augmente sa masse salariale par rapport à sa valeur ajoutée, ses cotisations sociales patronales seraient relativement abaissée.

3. Supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales. Inventées pour créer des emplois, elles n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Compensées à 95 % par le budget de l’État, elles ont coûté en 20 ans près de 290 milliards d’euros aux contribuables. Pire, concernant les bas salaires jusqu’à 1,6 SMIC, elles ont contribué à tirer vers le bas l’échelle des salaires. Ce qui pèse d’autant sur le niveau des cotisations sociales versées à la sécurité sociale.

4. Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Les revenus financiers des entreprises échappent aujourd’hui aux prélèvement sociaux, alors qu’ils se développent contre l’emploi. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever plus de 80 Mds d’euros de recettes nouvelles pour la sécurité sociale, dont 30 Mds pour notre système de retraite solidaire.

5. Réduire progressivement le poids de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale. La part de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale représentait 2 % en 1990. Elle en représente désormais 37 %, dont la moitié est imputable à la CSG. Cette croissance de la fiscalité contribue à transférer le financement de la sécurité sociale sur les ménages pour l’essentiel et à réduire proportionnellement la contribution des entreprises. Elle encourage ainsi les entreprises à s’exonérer de leur responsabilité sociale et permet à l’État de renforcer son contrôle sur notre système de sécurité sociale, en remplaçant progressivement le principe de solidarité des travailleurs entre eux .

Publié : 30 mai 2013

Communiqué de presse envoyé au DL hier à 20h 51

Bonsoir

Le Parti Communiste Français D’Annonay, Satillieu, Serrières ,Membre du Front de Gauche,participera au rassemblement le :

31 Mai au Rond Point des Pérrières à l’occasion de la venue de MM Ayraut,Montebourg et Sapin tous membres du gouvernement.

Ils veulent ainsi manifester leur opposition aux mesures d’austérité, aux cadeaux au patronnat qui délocalise, supprime des emplois et rogne sur les salaires, aux poursuites contre les militants syndicaux, au refus de voter des lois contre les licenciements boursiers, pour l’amnistie de syndicalistes injustement poursuivis.

Le PCF pense que les salariés sont les meilleurs défenseurs du "produire en France". Les tanneurs, les salariés de GPV, Plastic Omnium ,

RVI(vendu à Iveco),SPPP, Canson l’ont montré. Ils méritent mieux que ce que leur réserve l’ANI , texte rédigé par le MEDEF et accepté par le Gouvernement.

Les Communistes appellent la population à participer aux actions décidées .

Merci de faire connaître à vos lecteurs le communiqué de presse ci- dessus ;

Cordialement

Pour le PCF

Serge PLANA

Publié : 24 mai 2013

Projet de loi Enseignement Supérieur Recherche

22 mai 2013

Intervention de Mme Marie-George Buffet à l’Assemblée Nationale le 22 mai 2013 Marie-Georges Buffet

Madame la Ministre, Monsieur le rapporteur, Cher-e-s collègues, « Je veux remettre l’éducation et la jeunesse au coeur de l’action publique » !C’est une des propositions phares du candidat François Hollande lors de sa campagne de l’élection présidentielle.

Lire la suite sur http://www.legrandsoir.info/projet-...

Publié : 24 mai 2013

Communiqué du Front des Luttes

Nîmes le vendredi 24 mai 2013

Justice et dignité doivent être rendues aux syndicalistes de Roanne !

Non content d’avoir torpillé la proposition de loi visant à amnistier les syndicalistes ayant été condamnés pour des faits commis dans le cadre de mouvements sociaux, le pouvoir semble s’acharner sur celles et ceux qui ont accepté d’être les porte-paroles du monde du travail. Ce matin, deux syndicalistes CGT de Roanne, poursuivis avec trois autres militants après le mouvement social sur les retraites en 2010 puis reconnus « coupables de rien », ont été mis en garde à vue. Cela fait suite à leur refus légitime de ne pas se soumettre comme des criminels à des prélèvements ADN. Trop c’est trop ! La Garde des Sceaux ne s’était-elle pas engagée à revoir l’article 706-56 du Code de procédure pénale afin d’écarter du fichier ADN toutes les condamnations pour des faits liés à l’activité syndicale ? Ce que la droite n’a pas réussi, le pouvoir actuel qui se dit de gauche est en train d’y parvenir ! C’est inacceptable et scandaleux ! Entendre aujourd’hui certains dirigeants PS applaudis par la droite, l’extrême droite et le Medef assimiler les syndicalistes injustement condamnés à des casseurs pour justifier leur refus de l’amnistie sociale, cela nous renvoie aux déclarations de Marine LE PEN en 2010 qui traitait les manifestants contre la réforme des retraites « d’émeutiers » pour lesquels elle demandait à SARKOZY la tolérance zéro !! En abandonnant, voire pire en insultant celles et ceux qui luttent pour défendre l’intérêt général et les revendications du monde du travail, ces dirigeants se déshonorent !! Nous condamnons la mise en garde à vue arbitraire des syndicalistes de Roanne et nous exigeons que soient abandonnées les poursuites à leur encontre afin qu’ils soient réhabilités dans leurs droits et retrouvent leur dignité.

Pour le collectif du Front des Luttes Didier LE RESTE

Publié : 24 mai 2013

Elles disent non à l’austérité

Le 9 juin prochain, les femmes, en première ligne de la précarité, marcheront à Paris contre l’austérité. Initié par le Front de gauche, l’appel s’est élargi à nombre de citoyens.

Le Front de gauche avait promis que sa marche du 5 mai «  contre la finance et l’austérité, pour une VIe République  » ne serait qu’un début. Si François Hollande a, depuis, réaffirmé son cap, la résistance ne désarme pas, avec «  la marche des femmes contre l’austérité  », programmée pour le 9 juin, à Paris, et présentée hier à la presse. «  Nous voulons dire notre ras-le-bol des privilèges, c’est pourquoi nous marcherons symboliquement des Tuileries à la République  », a prévenu la sénatrice communiste Laurence Cohen, se réjouissant que cette idée «  lancée par le Front de gauche des féministes (l’un des collectifs thématiques du mouvement – NDLR) et mise à disposition de toutes les femmes qui souffrent des politiques austéritaires  » se soit «  amplement élargie à gauche  ». Désormais, l’appel compte plus de 680 signataires citoyens, politiques, associatifs, syndicalistes.

Aux côtés de l’élue, dès hier, dans un café du jardin des Tuileries, ont pris place certains d’entre eux pour témoigner des conséquences de l’austérité sur les femmes – «  aux premiers rangs du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté  » – et appeler à la mobilisation.

les premières à trinquer de la mobilité forcée

«  Jean-Marc Ayrault a affirmé que l’austérité est une invention de la propagande. Nous qui en vivons les conséquences jour après jour, nous allons lui montrer que l’opération de propagande est de son côté  », a expliqué Ana Azaria, présidente de Femmes égalité, avant que Brigitte Gabriel, secrétaire de l’Union locale CGT Massy (Essonne), ne passe en revue l’impact de la loi dite «  de sécurisation de l’emploi  ». «  Ne nous leurrons pas, a exhorté la syndicaliste, les femmes seront les premières à trinquer de la mobilité forcée, du chantage à l’emploi, du CDI intermittent…  » Et la militante d’assurer «  qu’il n’est pas trop tard  » pour que le gouvernement revienne en arrière. Outre la casse des services publics que celles qui ont «  une double journée  » ressentent plus encore, les retraites seront au premier plan alors que se prépare un nouvel allongement de la durée de cotisation. Une réforme qui pourrait «  pénaliser encore plus durement les femmes  », a rappelé Christiane Marty, membre de la fondation Copernic et d’Attac. Si «  dire ça suffit  » est l’un des objectifs, «  il ne s’agit pas seulement de marcher ‘‘contre’’ mais de montrer qu’un autre cap est nécessaire, qu’on peut faire autrement par la relance, par des investissements massifs  », a également insisté Delphine Beauvois, secrétaire nationale du Parti de gauche.

La marche s’inscrit ainsi dans un calendrier chargé pour le Front de gauche, avec d’autres «  répliques du 5 mai  » attendues en région le premier week-end de juin, et les assises pour une alternative politique à gauche, le 16 juin. Quant aux féministes, le rendez-vous est donné à tous les volontaires dans les gares parisiennes, le 30 mai prochain, pour faire connaître la marche.

Julia Hamlaoui l’Humanité du 22 mai 2013

Publié : 16 mai 2013

La loi sur les licenciements boursiers rejetée

Les députés ont rejeté ce jeudi soir une proposition de loi du Front de Gauche visant à interdire les licenciements boursiers, la majorité socialiste mettant en avant que la lutte contre ce type de licenciements était déjà engagée.

Sinistre journée pour le groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale puisque le projet de loi sur les licenciements boursiers est le second texte présenté de la journée à avoir été renvoyé, celui sur l’amnistie sociale étant enterré.

Seuls les écologistes ont soutenu le texte contre les licenciements motivés par des contingences financières et boursières. "Pas une semaine ne se passe sans une nouvelle annonce de plan social (...), on impute cela à la crise économique mais il s’agit souvent de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l’augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital", a pourtant plaidé le chef de file des députés FG, André Chassaigne.

André Chassaigne a dénoncé "les anticipations financières qui justifient les stratégies les plus cyniques", stratégies qui "scandalisent les Français". Accusant le gouvernement d’"ultra-libéralisme", il a souligné qu’il était "encore temps que la majorité de gauche se ressaisisse".

Pour les écologistes, Sergio Coronado a rappelé que "les engagements de François Hollande pendant sa campagne étaient assez semblables à cette proposition". Saluant le texte, il a affirmé : "Les travailleurs ne sont pas une variable d’ajustement : c’est à ce prix que la justice sociale sera rétablie."

De l’affichage, dénonce Michel Sapin

Michel Sapin a répondu qu’il "partageait les enjeux" de la proposition de loi, mais que "le texte n’y répondait pas de la bonne façon". Soulignant que certains points du texte sont anticonstitutionnels, le ministre du Travail a mis en avant les mesures sur les licenciements abusifs contenues dans la loi sur la sécurisation de l’emploi. "La prochaine loi sur les reprises de site complètera le dispositif de façon conséquente", a-t-il ajouté.

Accusant la proposition de loi de "relever davantage de l’affichage", il a "renvoyé chacun aux dispositions déjà prises qui vont s’appliquer dans les semaines à venir et seront autrement plus efficaces".

La droite se range derrière les socialistes

"C’est avec de tels textes qui rigidifient l’emploi que l’on crée la précarité !" a pour sa part déclaré Lionel Tardy (UMP). Yannick Favennec (UDI) a indiqué que si son groupe "partageait l’indignation" des députés Front de Gauche, le texte aboutirait à "perdre pied dans le rang des pays qui accueillent des entreprises". "Evitons d’empirer les choses !" a-t-il lancé.

Loi "excessive et contre-productive" pour le Front national. Quant à Marion Maréchal-Le Pen (FN), si elle s’est en pris au "capitalisme prédateur, dévoyé, qui s’appuie sur Bruxelles et l’OMC", elle a jugé les solutions du Front de Gauche "excessives et contre-productives".

Politique humanité.fr Le 16 mai 2013

Publié : 16 mai 2013

Hollande : "Aveuglement ou obstination ?" (Pierre Laurent)

Alors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n’annonce rien, pire, il persiste et signe.

Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation... voici les seuls horizons qu’a tracé François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du soucis.

L’offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d’austérité voulues par Angela Merkel et la commission européenne.

Après plus de deux heures de conférence de presse, il faut se demander si le Président de la République fait preuve d’aveuglement ou d’obstination. Si c’est de l’aveuglement, l’heure est à la prise de conscience et au changement de cap. Si c’est de l’obstination, c’est une erreur politique lourde - car ne permettant pas le redressement du pays.

Puisque le Président de République s’est dit prêt à examiner les bonnes propositions d’où qu’elles viennent, le Front de gauche tient les siennes à sa disposition. Elles seront présentées lors des assises citoyennes du 16 juin prochain

Déclaration de Pierre Laurent après conférence de presse du président

Publié : 9 mai 2013

En Mai... Construisons ce qu’il nous plait !

La foule était immense, belle et rebelle. Le peuple de gauche a marché en masse dimanche dernier pour exiger du gouvernement un vrai changement de politique. Le changement attendu depuis le 6 mai 2012 pour mettre un terme aux 10 années de reculs sociaux, d’autoritarisme, de racisme, infligés trop longtemps par la droite dans notre pays. Alors oui, les citoyennes et citoyens étaient en colère contre un gouvernement soumis à l’arrogance des marchés financiers et du patronat. Le compte des promesses n’y est pas, la « guerre à la finance » n’a pas été déclarée, plus de 5 millions de personnes se trouvent au chômage, les usines ferment et l’Etat privatise... Les ouvriers de PSA, les Fralib, les Petroplus, Pilpa, Kem One... étaient eux aussi venus battre le pavé parisien pour défendre leurs emplois et l’industrie en France.

C’était une marche contre un système en faillite mais pas seulement, c’était surtout une marche des solutions, une marche pour la reconstruction d’un nouveau contrat de changement à gauche.

Enfin, c’était une marche qui a lancé des appels.

Des appels aux parlementaires socialistes pour que le 16 mai, ils votent la loi d’amnistie des syndicalistes et la loi contre les licenciements boursiers.

Des appels à construire, ensemble, des assises pour une refondation sociale et démocratique du pays qui se tiendront le 16 juin prochain.

Des appels à résister nationalement contre la fermeture des usines.

Des appels à multiplier les initiatives, les Assemblées citoyennes avec les communistes et le Front de gauche pour construire un changement réel.

« Notre marche citoyenne ne doit pas rester sans lendemain, aujourd’hui nous reprenons le chemin, truelle à la main, pour contruire cette fois des fondations solides pour le redressement de la France »

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Publié : 26 avril 2013

Marche citoyenne

Il est temps que le peuple s’en mêle « Contre la finance et l’austérité, marche citoyenne pour la 6e République »

L’affaire Cahuzac n’est pas seulement la faillite d’un homme. C’est celle de la 5e République et des politiques entièrement soumises au règne de la finance.

Le pays s’enfonce dans la crise. Il est urgent de rompre avec les politiques d’austérité en France et en Europe. Il faut abandonner les lois et les traités qui les mettent en oeuvre, tel que l’ANI. Au contraire, tout en soutenant les services publics et la défense des biens communs, il faut donner la priorité à une autre répartition des richesses, à l’appropriation sociale, aux droits fondamentaux et à la réduction du temps de travail.

Il est urgent d’en finir avec ces institutions. Cette Constitution bloque tout changement qui pourrait mettre à bas l’oligarchie financière.

Pour instaurer une démocratie véritable, il est temps de fonder une nouvelle République. Pour l’égalité des droits politiques et sociaux pour tous ceux et celles qui vivent et travaillent ici ; pour l’égalité réelle entre femmes et hommes.

Pour en finir avec la domination des marchés financiers, pour une transition écologique, nous avons besoin de la souveraineté du peuple, seule à même de viser l’intérêt général. Il faut l’élection d’une Assemblée constituante pour une 6e République, décidée souverainement par toutes et tous.

Nous nous opposons radicalement à la droite et l’extrême droite qui en profitent pour faire reculer l’égalité, au nom du refus du mariage pour tous. Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens attachés à l’égalité, toutes les forces de gauche, écologistes et du mouvement social favorables à ces objectifs, à marcher le 5 mai prochain.

Marche contre la finance et l’austérité, pour la 6e République le 5 mai à 13h30 à la Bastille

Publié : 26 avril 2013

GOUVERNEMENT À LA DÉRIVE...

libérale !

Le gouvernement vient de prendre la décision de ne pas voter la proposition de loi d’amnistie sociale présentée par le groupe des élus communistes / front de gauche. Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle tourne le dos au vote exprimé par une majorité de sénateurs le 27 février dernier, mais également aux positions formulées par la Madame la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Alors que des milliers d’hommes et de femmes, salarié- e-s et syndicalistes, en pointe dans le combat pour le maintien de l’emploi et la défense de l’appareil productif, ont pris tous les risques pour défendre l’intérêt commun contre Sarkozy, le gouvernement leur refuse tout soutien.

Un véritable coup de poignard dans le dos

C’est une véritable honte pour un gouvernement qui se prétend de gauche. Une attitude qui fait malheureusement suite à d’autres coups de poignard dans le dos intervenus depuis maintenant un an :

• le vote, en force à la suite d’une parodie de débat avec les sénateurs Front de gauche, de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), coup très dur porté au monde des salariés ;

• le plan de 20 milliards de cadeaux fiscaux et d’aides pour les patrons sans aucune contrepartie ;

• la hausse de la TVA, impôt le plus injuste, prévue pour 2014 ;

• l’adoption du traité européen de stabilité gravant les politiques austéritaires dans le marbre ;

La poursuite d’une politique libérale

Disons-le tout net : toutes ces mesures réactionnaires auraient pût être adoptées telles quelles par Nicolas Sarkozy !

Ne l’oublions pas : elles ne figuraient aucunement dans la liste des engagements du candidat Hollande. Les françaises et les français n’ont pas voté pour cela l’an dernier. Ils ont voté massivement pour le changement !

Or, si tous les voyants sont au rouge (chômage, pouvoir d’achat,...) et si le changement tant attendu n’a pas lieu, c’est qu’au fond, ce sont ces mêmes recettes économiques, et auxquelles plus personne ne croit, qui sont mise en oeuvre.

La parole au peuple, dès le 1er Mai !

Il est clair que désormais, face à l’autisme gouvernemental, c’est au peuple d’exprimer fortement sa colère, mais surtout son désir d’alternative.

Le parti communiste français appelle à un grand mouvement pétitionnaire de soutien à la propositions de loi des parlementaires du front de gauche d’amnistie sociale des combattants de l’emploi et de la justice sociale, ainsi que celle d’interdiction des licenciements boursiers. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs.

Le 5 mai, marchons pour une 6e République libérée de la finance !

Le 5 mai, de la Bastille à la Nation, la marche citoyenne à l’appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l’amnistie sociale. Cette dernière doit enfin se prolonger jusqu’au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où nous appelons au rassemblement.

Seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat !

Publié : 20 avril 2013

Les vrais chiffres ! de l’ÉVASION ET FRAUDE FISCALE -

Les vrais chiffres !

• 60 à 80 milliards d’euros d’évasion fiscale chaque année soit l’équivalent du déficit budgétaire. Qui creuse la dette ?

• 1.000 milliards à l’échelle de l’Europe !

• 12.000 milliards US$ dorment dans des paradis fiscaux et alimentent l’incendie planétaire de la finance.

• 600 milliards d’euros accumulés dans les paradis fiscaux par des particuliers ou entreprises françaises soit 10 % du patrimoine des français.

• La dette fiscale de Google à la France via des surfacturations de filiales s’élève à 1 milliard d’euros !

• 200.000 hyper-riches En France (patrimoine supérieur à 10 millions d’euro) sont concernés par l’évasion fiscale

Parmi 61 propositions de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale dirigée par Éric Bocquet, sénateur communiste / front de gauche

N°7 : Inclure le civisme fiscal dans le champ de responsabilité sociale de entreprises

N°8 : Donner du pouvoir au salariés en matière de prévention de la fraude et de l’évasion fiscale

N°17 : Conforter les moyens humains et matériels de l’administration fiscale

N°25 : Préparer l’adoption d’une règle générale antiévasion

N°27 : Présomption d’anormalité lorsqu’une entreprise transfère ses bénéfices à une entité liée située hors de France

N°28 : Obligation de transmission des comptes consolidés de l’entreprise à l’administration fiscale

N°39 : Porter le délai de prescription de fraude fiscale à 15 ans

N°40 : Développer une politique de sanctions effectives dissuasives

N°45 : Établir un registre européen des trust et autres entités opaques

N°47 : Obligation de transparence comptable des multinationales

N°50 : Favoriser les contrôle multilatéraux transfrontalières dans l’UE

N°52 : Engager une coopération fiscale renforcée au niveau européen

N°54 : Promouvoir un code de conduite encadrant la concurrence européenne sur l’impôt

N°61 : S’engager pour une gouvernance mondiale fiscale.

Tout sur : http://blogs.senat.fr/evasion-fiscale

Publié : 20 avril 2013

ÉVASION ET FRAUDE FISCALE

Une organisation méthodique

Après les aveux, maintenant la repentance... Mais l’affaire Cahuzac et les ronds dans l’eau du gouvernement avec la publication d’informations relatives au patrimoine des ministres ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : l’évasion et la fraude fiscale sont le fruit d’une politique délibérée menée tant au niveau national qu’européen : « l’optimisation fiscale ». Oui, c’est bien la finance qui est au coeur de la crise.

La fraude et l’évasion fiscale en bande organisée ont en effet été encouragés par divers textes législatifs depuis une dizaine d’années, à commencer par le célèbre et sacro-saint principe de libre circulation des capitaux.

Cette politique préméditée n’a qu’un but : permettre aux plus fortunés et aux grandes entreprises de disposer d’un outil supplémentaire d’enrichissement et imbattable puisque net d’impôt. Le tout organisé industriellement par des cabinets d’avocats et des banques d’affaires pourries.

Holdup sur les ménages

En France, chaque année, ce sont de 60 à 80 milliards d’euros d’évasion fiscale de particuliers mais surtout de grandes entreprises qui sont ainsi soustraits aux budgets publics : plus que le total des recettes de l’impôt sur les sociétés ou encore de l’impôt sur le revenu. Pour l’Europe entière, 1.000 milliards ! Une honte lorsqu’on voit les efforts insupportables demandés aux peuples européens et notamment aux grecs, aux chypriotes, aux portugais...

Qui creuse la dette ?

Le manque à gagner pour les services publics est en effet énorme. Et il va une fois de plus servir de justificatif pour encourager de nouvelles réductions dans les budgets publics de l’éducation, de la santé, du logement, de la sécurité, etc... Il va servir aussi à justifier l’accroissement de la pression fiscale sur les foyers les plus modestes comme s’y apprête le gouvernement en augmentant la TVA.

L’alternative c’est maintenant !

Pour stopper cette hémorragie, il faut s’en donner les moyens. Par exemple en recrutant massivement des personnels au sein de l’administration fiscale et traquer la pègre financière. Il faut également une vraie réforme de la fiscalité. Rappelons-nous de Jérôme Cahuzac qui affirmait sur France 2 le 7 janvier 2013 : « La réforme fiscale est terminée ». Si le gouvernement ne le dément pas immédiatement dans les faits, les fraudeurs ont de beaux jours devant eux !

Car oui, les solutions existent ! Eric Bocquet, sénateur communiste est l’auteur d’un rapport présentant 61 propositions concrètes pour lutter contre l’évasion fiscale (voir ci-contre). Voté au Sénat l’an dernier, qu’attend l’Assemblée nationale pour se saisir de ce rapport et faire loi ?

Le 5 mai, marchons !

Le 5 mai, marchons ! Pour les communistes et le Front de gauche, le changement ne doit plus attendre. Ne laissons pas la finance impunie et menacer nos droits et nos vies. Luttons ! L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays. Contre la finance et l’austérité, donnons-nous rendez-vous le 5 mai pour une grande marche citoyenne exigeant une 6ème République sociale et solidaire.

Publié : 15 avril 2013

Profits, corruption, paradis fiscaux, stop !

LA FINANCE, LE COEUR DE LA CRISE

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur - extraits

L’heure est grave pour la France. Les aveux de fraude de Jérôme Cahuzac et les révélations d’énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d’entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l’indignation.

Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent
- non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d’un ministre - mais l’emprise toujours plus étouffante des logiques de l’argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France.

Désaveu populaire massif

En mai dernier, c’est pour en finir avec cette domination du fric que les Français ont battu Nicolas Sarkozy et voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.

Aujourd’hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d’austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l’évasion fiscale !

Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n’a plus la confiance des Français.

Soumission aux politiques d’austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l’accord de l’ANI dans la loi avec le soutien du Medef… la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre. Le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l’évasion fiscale pour les autres ! Le pays est atterré. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s’annonce.

Changer de cap

Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en oeuvre une nouvelle politique résolument de gauche. qui s’attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens. L’ennemi c’est la finance. La crise ce n’est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l’affaire Cahuzac. La solution, ce n’est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres.

La vérité c’est qu’au coeur de la crise, se trouvent deux grands causes :

1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d’évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses.

2. Le dessaisissement organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.

Le Parti communiste lance un double appel

A la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier. Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l’an dernier,pas cette politique d’austérité et d’inégalités.

A la construction populaire et démocratique d’un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes :

1. Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d’ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l’emploi, aux services publics, à l’investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d’austérité de l’Europe.

2. Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu’à une 6ème république : contre les conflits d’intérêts entre le monde des affaires et les institutions politiques, pour une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l’intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l’acte 3 de la décentralisation aujourd’hui largement rejeté dans le pays.

3. C’est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement.

Dans l’immédiat, nous faisons quatre propositions :

1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l’ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. Et mettre à l’ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain « contre l’austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République ».

3. Lancer dans tout le pays, la réunion d’assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d’un nouveau contrat politique de changement majoritaire.

4. Préparer avant l’été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d’assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République.

« L’heure n’est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écoeurer. L’heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l’intervention active de notre peuple. »

L’appel de Pierre Laurent aux socialistes et écologistes http://www.pcf.fr/38475

Voir l’intégralité de la conférence de presse http://www.pcf.fr/38448

MEETING avec PIERRE LAURENT mardi16 avril 19h Gymnase Jean Jaures métro Laumière – Paris 19e

Parti communiste français : 2, place du Colonel-Fabien 75019 Paris – Tél. : 01 40 40 12 12 / E-mail : pcf@pcf.fr / Web : www.pcf.fr

Publié : 8 avril 2013

Pierre Laurent - Conférence de presse du 8... par CN-PCF

Face à la crise politique actuelle d’une extrême gravité (affaire Cahuzac, fraude et évasion fiscale...), nous avons besoin d’une politique et d’une majorité alternative à gauche, une politique de lutte contre la finance, une politique qui permette la rénovation démocratique de la République.

Pierre Laurent, secrétaire national, a présenté les propositions du PCF, lundi 8 avril à 16h, à l’occasion d’une conférence de presse au siège du PCF.

Intervention de Pierre Laurent

L’heure est grave pour la France. Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d’énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d’entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l’indignation. Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent – non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d’un ministre – mais l’emprise toujours plus étouffante des logiques de l’argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France.

En mai dernier, c’est pour en finir avec cette domination du fric - que la droite de Nicolas Sarkozy incarnait avec toujours plus de cynisme et d’autoritarisme – que les Français ont voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.

Aujourd’hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne, dans ces conditions, comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d’austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l’évasion fiscale !

C’est insupportable. Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n’a plus la confiance des Français. Et surtout de celles et ceux qui, majoritairement, ont voulu mettre la barre à gauche, vers le retour de la justice sociale et de l’égalité dans la République.

Ce qui rend la situation plus insupportable encore, c’est que le Président de la République et le gouvernement s’entêtent à ne rien entendre de l’exigence du pays de voir la politique de la France changer de cap.

Soumission aux politiques d’austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l’accord de l’ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre.

Et quand le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l’évasion fiscale pour les autres, rien ne devrait changer ! Le pays est atterré. La France va à la catastrophe si tout continue comme cela. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s’annonce.

Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche qui s’attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens, des élus eux aussi bafoués, sur les choix de la République. L’ennemi c’est la finance.

La crise ce n’est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l’affaire Cahuzac.

La solution, ce n’est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres.

La vérité c’est qu’au cœur de la crise, se trouvent deux grands causes : 1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d’évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses. 2. Le dessaisissement là encore organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.

Dans ces conditions, le Parti communiste lance un double appel : à la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier, pour reprendre en main le cap du redressement de la France. Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l’an dernier, et pas cette politique d’austérité et d’inégalités qui mène la France dans le mur. à la construction populaire et démocratique d’un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes : Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d’ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l’emploi, aux services publics, à l’investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d’austérité de l’Europe. Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu’à une 6e république : avec une lutte contre les conflits d’intérêts, entre le monde des affaires et les institutions politiques, une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l’intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l’acte 3 de la décentralisation aujourd’hui largement rejeté dans le pays

C’est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement.

Dans l’immédiat, nous faisons quatre propositions :

1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l’ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. J’appelle solennellement les parlementaires de gauche à prendre la mesure de leurs responsabilités, en cas d’adoption de ce texte. Et mettre à l’ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. (cf rapport d’Eric Bocquet – commission d’enquête du Sénat sur la fraude et les évasions fiscales). 2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain. Notre engagement se fait sur une base claire et unique. Celle de la déclaration commune de toutes les forces du Front de gauche du vendredi 5 avril 2013 : « contre l’austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République », et de l’appel qu’elle contient, « à toutes les forces de gauche, et individus qui ont voulu le changement en mai dernier », d’organiser avec nous cette marche. 3. Lancer dans tout le pays, la réunion d’assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d’un nouveau contrat politique de changement majoritaire. 4. Préparer avant l’été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d’assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République.

Vous l’aurez compris, l’heure n’est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écœurer. L’heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l’intervention active de notre peuple.

Voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xy...

Publié : 8 avril 2013

Que restera-t-il de Margaret Thatcher ?

Déclaration du Parti Communiste Français - Lundi 8 avril 2013

Pour certains elle aura mis fin au « monopole » syndical, elle a combattu l’IRA, elle a été ferme pour défendre les poussières d’empire aux Malouines par exemple, elle a refusé l’accélération de l’intégration européenne, elle a privatisé comme personne avant elle... Pour d’autres les plus nombreux en Grande Bretagne c’est l’arrogance, la certitude d’avoir toujours raison, même seule, c’est son inhumanité à l’égard des mineurs grévistes gallois ou des grévistes de la faim de l’IRA.

Peu de femmes politiques ont déchaîné autant de passions. Si la frange rétrograde et conservatrice de la population anglaise en a fait son héroïne pendant plus d’une dizaine d’années, l’immense majorité des britanniques a souffert de sa politique économique et sociale. Le miracle d’une Grande Bretagne prospère et isolée a vécu. C’est Thatcher qui a transformé ce pays en place boursière et en pôle de service sacrifiant un à un les pans de l’économie traditionnelle. S’il n’y a plus d’industries de transformation, si tous les « bijoux » du royaume ont été un à un vendus aux capitaux étrangers, c’est grâce à madame Thatcher. A l’image de Reagan elle a inventé une droite décomplexée qui a aussi inspiré Nicolas Sarkozy. Après avoir été poussée dehors par les siens au début des années 90, elle n’est désormais plus une référence politique pour le parti de David Cameron. Ne serait-ce que par ses positions ultra-réactionnaires sur les questions de société comme sa vision de l’homosexualité. Paradoxe elle a aussi permis à toute une génération d’artistes de créer en se positionnant contre elle.

Alors si vous voulez vous souvenir de Margaret Thatcher réécoutez Renaud ou allez voir un film de Ken Loach. C’est ainsi que vous comprendrez mieux pourquoi dans les années 80 des enfants accostant un candidat travailliste aux environs de Birmingham, lui disaient « mes parents votent pour vous parce que nous on hait Magie Thatcher ». Le Parti communiste français est du côté de ceux à qui l’outrance libérale de la politique de Thatcher a donné envie de construire une nouvelle Grande Bretagne.

Publié : 5 avril 2013

Mobilisons nous le 9 avril !

Le MEDEF ne doit pas faire la loi ! Mobilisons nous le 9 avril !

L’accord MEDEF, c’est la précarité pour tous ! L’Accord National Interprofessionnel qui est débattu en ce moment à l’Assemblée Nationale pour être transposé dans la loi est une régression sociale. Il « sécurise » les intérêts des employeurs et de leur droit de licencier plus facilement. Il réintroduit les accords « compétitivité emplois » défendus par Nicolas Sarkozy : un « accord de maintien dans l’emploi » signé par des syndicats donnerait le droit au patron d’une entreprise d’exiger des salariés qu’ils baissent leurs salaires et/ou travaillent plus longtemps, en échange d’une vague promesse de ne pas supprimer d’emplois. Un salarié ne pourrait plus s’y opposer et pourrait être licencié sans possibilité de saisir les prud’hommes.

Une politique alternative est possible

Contrairement à ce que répètent Laurence Parisot, la patronne du MEDEF et le gouvernement Ayrault, le problème, ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital et la domination de la finance. Le Front de gauche porte d’autres propositions pour défendre l’emploi, combattre la précarité, répartir le travail et faire reculer le chômage : Le CDI à plein temps comme norme du travail en limitant les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés. L’interdiction des licenciements et les suppressions d’emplois dans les entreprises en bonne santé financière. Le droit de veto suspensif pour les syndicats pour examiner les alternatives possibles, et un droit de préemption des salariés pour reprendre la production sous des formes coopératives ou d’économie sociale. A l’opposée de la précarité généralisée le Front de Gauche défend une véritable Sécurité Sociale Professionnelle qui garantisse une continuité des droits et des revenus des salariés. Nous voulons « L’Humain d’abord » !

Les députés de gauche ne doivent pas voter l’ANI !

Les parlementaires du Front de Gauche à l’Assemblée nationale et au Sénat ont engagé une bataille sans concession pour empêcher cette régression. Le Front de gauche appelle à se mobiliser massivement dans les jours à venir. Il interpelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’ils ne retranscrivent pas ce texte en loi : ils n’ont pas été élus en juin dernier pour faire la politique du Medef ! Qu’ils n’écoutent pas ceux qui contestent la primauté du parlement : c’est à eux qu’il appartient de faire la loi. Pas au Medef ! Tous les citoyens doivent se mobiliser et manifester avec les organisations syndicales le 9 avril partout en France.

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

L’alternative à l’austérité, c’est possible !

Retrouvez toute l’actualité du Front de Gauche sur le site :

<< www.placeaupeeuple.fr>>

Parti Communiste Français - Parti de Gauche - Gauche Unitaire Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique - République et Socialisme - Convergences et Alternative Parti Communiste des Ouvriers de France - Gauche Anticapitaliste - Les Alternatifs

Publié : 5 avril 2013

LA RÉPUBLIQUE ASPHYXIÉE

Vite, de l’air !

L’un des ministres les plus influents du gouvernement vient d’être emporté par un scandale politicofinancier dont personne ne mesure encore la portée. Chaque jour apportant son lot de rumeurs, de nouveaux soupçons, de révélations, l’atmosphère qui règne dans le pays est devenue pestilentielle. Entre écoeurement et colère, la République au bord de l’asphyxie a besoin du vent frais de la vérité, du vent vif de la révolte contre le fric, l’arrogance et le mensonge dont Jérôme Cahuzac est devenu le symbole.

Hier héros d’une politique libérale, impitoyable avec les faibles et douce avec les puissances de l’argent, celui-là même qui assénait sans ciller, « la lutte des classes, je n’y ai jamais cru », est devenu l’emblème indigne d’une gauche qui a perdu toutes ses valeurs.

De quoi Cahuzac est-il le nom ?

Les admirateurs et courtisans d’hier, rejoignant précipitamment la curée, ne nous ferons pas le coup du serpent isolé que la gauche, insouciante, aurait nourri en son sein.

Ce dont Cahuzac est le nom, c’est celui du conflit d’intérêts institutionnalisé entre puissances de l’argent et de l’ensemble du monde politique, FN compris, à l’exception du Front de gauche. Ce dont il est le nom, c’est celui de la politique de rigueur et d’austérité exigée par le Medef (voir encadré). Ce dont il est le nom, c’est le mépris du peuple, le mensonge et la résignation.

Les yeux dans les yeux

Car, et c’est là peut-être le terrible mais précieux enseignement de cette affaire, Cahuzac ne mentait pas moins lorsqu’il prétendait, les yeux dans les yeux, qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, que lorsqu’il niait, en bloc et en détails, les accusations du site Médiapart.

C’est bien le système de l’argent roi, érigé en table de la loi de la réussite, de la compétitivité ou de la concurrence, qui permet l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, les spéculations en tout genre. Oui, le capitalisme corrompt les décideurs pour mieux se mettre à l’abri des foudres des peuples qui n’en peuvent plus.

Vite, une 6ème République

Comme le Front de gauche l’avait proposé dans la campagne, il faut une nouvelle République, sociale et citoyenne. Or les mesures proposées par le Président de la République sont nécessaires mais ridicules face à l’enjeu.

Pour les communistes, c’est clair : il n’y aura pas de rétablissement de la confiance perdue sans qu’enfin soient conférés des pouvoirs directs aux citoyens comme aux salariés. Le changement véritable est à cette condition.

Alors que les mots sont en passe de perdre toute valeur, l’heure est aux actes les plus forts pour inscrire la transparence et la justice au coeur de notre démocratie.

Parti communiste français – 2 place du colonel Fabien – 75019 Paris – 01 40 40 12 12

PENDANT CE TEMPS LÀ À L’ASSEMBLÉE

...les député-es débattent de la loi dite de « sécurisation de l’emploi », transcription de l’accord signé par le Medef et une minorité de syndicats. Ce serait la pire loi votée contre le droit du travail. Pas un précaire ou un chômeur en moins, mais pour « amadouer les patrons », le CDI intermittent sera crée, ainsi que les mutations forcées et les baisses de salaires contraintes. Il y aura moins de protection pour les salariés, moins de prud’hommes, moins de critères sociaux pour les licenciements. Les complémentaires santé seront livrées aux assurances privées...

La droite ne s’y trompe pas et félicite le gouvernement. Dominique Dord – UMP- va jusqu’à déclarer : « Si nous avions présenté ce projet il y a un an vous seriez dans la rue ».

Manifestations dans tout le pays mardi 9 avril

Annonay : 14 h. Gare routière (Faya)

André Chassaigne, Président du groupe Front de gauche riposte : « Nous considérons que ce sont les élus qui font la loi et ce serait une lourde dérive de la République que la représentation nationale se voie imposer une loi dictée par le Medef . Nous entendons la détricoter pièce par pièce pour montrer aux parlementaires et aux Français sa nocivité. Nous voulons faire bouger les lignes. »

Quand on est de gauche, on ne vote pas une telle régression sociale.

>> En savoir plus sur l’ANI : http://www.pcf.fr/38086

Publié : 29 mars 2013

" François Hollande totalement déconnecté des urgences sociales"

Pierre Laurent Secrétaire national du PCF

"Ce n’est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s’est livré ce soir le Président de la République qui peut convaincre le pays. Tout le monde voit que l’austérité mène à l’échec ici comme dans toute l’Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l’Europe il propose d’aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple !

Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n’est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté.

Il a vanté l’accord sur l’emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu’il contient. Alors que débute dans 4 jours à l’Assemblée nationale la discussion sur ce projet majeur, on attendait du Président qu’il s’explique ! Rien de cela. Résultat, on s’apprête à faciliter encore les licenciements alors que le niveau de chômage bat tous les records !

...Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, j’appelle, au nom du Parti Communiste Français et du Front de Gauche, les forces du changement à entrer massivement dans l’action pour exiger un changement de cap, pour dire stop aux politiques d’austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics. . . .

La semaine prochaine dans tout le pays, nous irons à la rencontre des salariés pour dénoncer les dangers du projet de loi gouvernemental sur l’emploi et demander le vote de la proposition de loi que nous avons déposée pour interdire les licenciements boursiers. La journée d’action syndicale interprofessionnelle du 9 avril a tout notre soutien. Elle doit être le prochain grand rendez-vous de la mobilisation populaire."

André Chassaigne, Président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale

"Nous considérons que ce sont les élus qui font la loi et ce serait une lourde dérive de la République que la représentation nationale se voie imposer une loi dictée, en fait, par le Medef . Nous entendons détricoter le projet de loi pièce par pièce pour montrer aux parlementaires et aux Français la nocivité de ce texte. Nous voulons faire bouger les lignes. Nous allons déposer des centaines d’amendements pour construire une alternative."

Loi de sécurisation de l’emploi MANIFESTATIONS NATIONALES LE MARDI 9 AVRIL

Publié : 23 mars 2013

Généralisation de la complémentaire santé,

UN PIEGE ET UN GRAVE DANGER

Pas un point positif dans l’accord minoritaire de janvier 2013 ! Pas plus que dans sa transposition en projet de loi par le gouvernement ! L’article de l’accord généralise aux 4 millions de salarié-e-s non couverts en 2016, une complémentaire santé. C’est présenté, avec force, comme un point positif, une victoire des syndicats signataires. En réalité, c’est une offensive insidieuse et dangereuse contre la sécurité sociale.

2/5 AVRIL Semaine d’action contre l’ANI

Une attaque contre l’universalité de la sécurité sociale

Tout d’abord, elle impose le principe d’une couverture sociale professionnelle obligatoire par branche professionnelle voire par entreprise. C’est une attaque claire contre le principe d’universalité de la sécurité sociale. C’est d’autant plus grave que le choix de l’organisme complémentaire est laissé à l’employeur. C’est un éclatement de la couverture santé qui est en marche par la généralisation de la complémentaire. Ce serait admettre que le remboursement à 100% par la sécurité sociale ne serait jamais envisageable.

Attention ! Depuis les années 2000 et la transposition des directives européennes, les complémentaires signifient les mutuelles mais aussi les assurances qui se retrouvent ensemble dans l’UNOCAM .

Cela instaure une différenciation des niveaux de prises en charge en fonction des branches d’activités voire des entreprises. Ce serait admettre que plus personne ne sera alors pris en charge de droit selon ses besoins indépendamment de ses moyens et que chacun sera couvert obligatoirement selon les moyens de son entreprise, sa branche ou son secteur d’activité. La couverture santé se déduira donc du rapport de forces social. C’est un recul phénoménal.

Une grave illusion !

Cette généralisation n’est pas le remboursement à 100% des soins prescrits mais uniquement d’un « panier de soins prédéterminé ». Faute d’accord de branche plus favorable, le panier de soins retenu, c’est à dire le niveau de soins pris en charge est : "100% de la base de remboursement des consultations, actes techniques et pharmacie en ville et à l’hôpital, le forfait hospitalier, 125% de la base de remboursement des prothèses dentaires et un forfait optique de 100 euros par an", à savoir un niveau inférieur à la couverture de la CMU-C. D’autant que les différents forfaits et franchises ne sont pas remboursés et demeurent à la charge des patients... . Et seul le salarié sera couvert par la complémentaire, non sa famille, pour qui il faudra payer plein tarif.

Les vrais gagnants : les assurances et les grandes entreprises !

Le choix de l’organisme complémentaire ferait l’objet d’une mise en concurrence, c’est une belle aubaine pour les assurances. La bataille sera rude pour les Mutuelles, d’autant que le pactole escompté a été calculé par le Medef lui-même à 4,3 milliards d’euros ! Et cela, c’est sans compter les exonérations fiscales appliquées sur ce type de contrats collectifs dont les assureurs pourront se prévaloir. Actuellement, le coût de cette exonération fiscale s’élève à 2,5 milliards d’euros. De plus, coté employeurs, la complémentaire sera l’occasion de négocier dans les propositions de tarifs, des réductions ou avantages sur les autres contrats des entreprises, sur le dos des salarié-e-s bien évidement dont la complémentaire santé deviendra de fait une variable d’ajustement !

Le départ en retraite ? La couverture pendant le chômage ?

Le maintien durant quelques mois de la complémentaire au départ en retraite ne peut faire illusion. Qu’en est-il ensuite ? Bien entendu, le retraité peut demander à poursuivre avec le même organisme mais le coût ne sera pas le même. Ce ne sera même pas sur la base du double de la cotisation mais une augmentation très conséquente qui serait une raison de renoncement à la couverture complémentaire pour nombre de retraités. Cela se traduirait ainsi par un renoncement dramatique à un moment de la vie où le recours aux soins est plus important. Les assureurs vont bien entendu anticiper cela et proposer dès 40 ou 50 ans des contrats d’assurance supplémentaires pour avoir une petite couverture lors du départ en retraite. C’est vraiment la bonne aubaine pour les profits des assureurs.

Un coût supplémentaire pour les salarié-e-s.

Le coût exact de cette pseudo généralisation est régulièrement estimé aux alentours de 4 miliards d’euros pour les 4 millions de salarié-e-s. Financée jusqu’à 50% par les salarié-e-s, cela pourrait se traduire par un coût annuel de 500 euros ce qui n’est pas sans conséquences sur le pouvoir d’achat des salarié-e-s...

Face à ces mauvais coups, le PCF et le Front de gauche proposent

• L’ouverture de vraies négociations pour aller aux remboursements à 100% par l’assurance maladie des soins prescrits. • Une sécurité sociale démocratisée avec des élections des administrateur-rice-s, une refonte du conseil d’administration, l’abrogation des ordonnances Juppé ...

Cela passe par des choix politiques de financement

• La suppression des exonérations de cotisations sociales patronales et de la réorientation des compensations publiques de ces exonérations des cotisations patronales vers un fond public national pour l’emploi et la formation afin de développer l’emploi et des salaires par un soutien sélectif aux investissements matériels et de recherche • La modulation des cotisations sociales patronales en fonction de la politique d’emploi et de salaire de l’entreprise, de sorte que plus une entreprise accroît sa valeur ajoutée relativement à sa masse salariale en licenciant, et plus ses taux de cotisation patronale sont élevés • La création d’une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques, qui leur appliquerait les taux des cotisations patronale de chaque branche de la sécurité sociale.

C’est aussi la défense et la reconquête des valeurs de la sécurité sociale c’est idée toujours neuve d’Ambroise Croizat

• Solidaire, avec le principe que chacun contribue selon ses moyens pour recevoir selon ses besoins. • Universel, avec le principe que personne ne peut être exclu de son bénéfice dans la mesure où son financement est assuré par la mutualisation d’une partie des richesses produites dans l’entreprise. • Égalitaire, avec le principe que la Nation, à savoir le Peuple souverain, assure à chacun le droit à la santé, impliquant l’absence de différences de prise en charge entre les assurés sociaux et la nécessité de travailler à une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des dépenses de santé de chacun.

Publié : 23 mars 2013

ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL (ANI)

La fin du CDI ?

Le 11 janvier dernier, une poignée de syndicats représentant une minorité de salariés ont signé avec le Medef un accord qui risque de remodeler en profondeur le droit du travail. Cet accord, l’Accord national interprofessionnel (ANI) qui sera examiné dans les prochaines semaines par les assemblées en vue de sa transcription dan la loi, constitue en effet un coup mortel porté au contrat de travail à durée indéterminée (CDI).

La méthode est toujours la même : profitant de la crise et des inquiétudes qu’elle suscite, l’accord rédigé par le Medef, se propose d’accorder des droits exorbitants au patronat en échange de quelques contreparties douteuses.

Ainsi la taxe sur les CDD, censée lutter contre le recours abusif aux contrats précaires, sera tellement infime qu’elle ne dissuadera en rien le recours massif à l’emploi précaire et ce d’autant plus que l’intérim n’est pas concerné.

L’accord évoque également le principe d’un droit rechargeable à l’assurance chômage, c’est à dire conservation du reliquat de ses droits lorsqu’un salarié retrouve un emploi après une période de chômage. Très bien… Mais comment ce droit sera-t-il effectif, garanti financièrement, puisqu’il n’est assis sur aucune recette nouvelle du régime d’assurance chômage et que le Medef a déjà déclaré qu’il ne mettrait pas un euro dans ce dispositif ? Sans recette nouvelle, ce droit ne pourra être financé en l’état que par les allocataires eux-mêmes, c’est à dire par une baisse de leur allocation.

Un piège et une grave illusion

Ensuite, la généralisation de la complémentaire santé qui sonne bien à l’oreille, concernera un panier de soin limité, en dessous de celui de la CMU. Au final, ce sont surtout les assurances privées qui se frottent les mains.

Ils ont dit

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT : « Cet accord constitue une tromperie sur la marchandise ».

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : « Avec cet accord, la flexibilité c’est maintenant, la sécurisation de l’emploi, c’est demain... peut-être ».

Annick Coupé, Porte parole de Sud- Solidaires : « Ce qu’on nous présente comme un texte gagnant-gagnant, marque en réalité une régression sociale très grave ».

Décryptage

La vidéo qui vous dit tout sur l’ANI http://www.pcf.fr/37410

Une machine à fabriquer de la précarité

En échange de ces « avancées », les contreparties exigées sont insupportables. Lorsqu’on on signera un accord dit « de maintien dans l’emploi » dans une entreprise, si un salarié refuse par exemple de voir son salaire baisser ou de travailler 40 heures payées 35, il pourra être licencié pour raison personnelle.

Même chose si on lui demande d’aller travailler à l’autre bout de la France ou de bouleverser ses horaires de travail. Pourtant, on sait parfaitement que cela ne sauvera aucun emploi : souvenonsnous des salariés de Continental qui avaient accepté de baisser leurs salaires pour « sauver » leur usine et qui au final se sont retrouvés à la rue deux ans plus tard.

L’accord prévoit également d’accélérer les procédures de licenciement économique. Par exemple, les représentants des salariés disposeront de moins de temps pour examiner le bien-fondé d’un « plan social », pour monter un dossier de reprise par les salariés, moins de temps aussi pour saisir le juge, moins de temps pour obtenir réparation d’un préjudice, par exemple des heures non payées puisque la prescription passe de 5 à 3 ans.

Sarkozy en rêvait, le Medef l’exige, le gouvernement s’exécute

Mme Parisot, présidente du Medef, exige aujourd’hui que cet accord qu’elle qualifie ellemême « d’historique » et de « profondément innovant », soit adopté tel quel par le Parlement. Rien d’étonnant.

Il peut paraître plus surprenant de voir le patronat bénéficier du soutien de 100 parlementaires socialistes promettant pour leur part de « respecter la voie choisie par les partenaires sociaux en transcrivant dans la Loi, sans en modifier l’équilibre, l’accord qu’ils ont conclu ». L’appel ne constitue pas une simple et énième reculade devant les forces de l’argent. Sous couvert d’« une nouvelle démocratie sociale » il représente un véritable appel à une « coopération entre les forces productives », c’est à dire en terme plus clairs, à la négation des intérêts contradictoires entre salariés et patronat et au final, à la soumission des intérêts des travailleurs à ceux des puissances de l’argent.

Ce n’est pas au Medef de faire la loi

Quand on est de gauche, on ne s’incline pas devant les exigences du Medef. Quand on est parlementaire, on joue son rôle et on ne laisse pas le Medef faire sa loi à la place de la représentation nationale.

En 2012, les françaises et les français n’ont pas chassé Nicolas Sarkozy pour voir mise en oeuvre cette politique dangereuse et rétrograde. Au contraire, le Parti communiste français appelle l’ensemble des électrices et électeurs qui ont mis au coeur de leur choix « L’humain d’abord », mais aussi les hommes et femmes de gauche, qui ont voulu sincèrement et quelque soit leur vote, engager la France sur le chemin du progrès social, à s’informer sur les dispositions de cet accord, à les faire connaître autour d’eux et à peser par tous les moyens possibles pour que le débat public ai lieu en grand dans le pays.

Du 2 au 5 avril, dans tous le pays, les forces sociales et les citoyens qui s’opposent à la ratification de cet accord se mobiliseront. Aux actes citoyens !

Publié : 21 mars 2013

DISCRIMINATIONS

ARMES DE DIVISIONS MASSIVES

Pendant cinq longues années, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont propagé sans complexe des discours opposant les uns aux autres, exploitant les peurs, stigmatisant musulmans, roms, africains,... Contrôle au faciès, chasse aux sans-papiers, débats nauséabonds et contrefaits sur l’identité nationale, campagnes violentes contre le droit de vote des étrangers, propos injurieux et racistes de ministres sanctionnés par la justice,... tout aura été propice à bafouer les fondements de notre République, laïque et fraternelle.

Il ne s’agit pas de dérapages mais au contraire d’une démarche calculée visant à déplacer la question sociale sur le terrain identitaire, générant un racisme « culturel ». Cette offensive idéologique menée par la droite et l’extrême droite constitue une véritable arme de division massive qui entretien clichés et présupposés infondés.

Ainsi, on a prétendu que les immigrés se gorgent de prestations sociales aux frais de l’État alors que le solde de leur contribution aux comptes de la sécurité sociale est positif de 12 milliards d’euros !

On a aussi tenté par tous les moyens de nous convaincre que « le musulman » est le nouvel ennemi de l’intérieur qui menacerait notre identité et la laïcité à coup de viande hallal et de communautarisme. Un amalgame insupportable qui insulte les millions de nos compatriotes de confession musulmane.

Lutte de race contre lutte de classe !

Tous les efforts de la droite et de l’extrême droite ont visé à détourner l’opinion des causes réelles de la crise, des responsabilités des politiques libérales qui font le choix de la finance pour préserver les intérêts des puissants : toujours la même recette, on oppose l’immigré au français, le travailleur au sans emploi, le public au privé, etc...

Dans cet engrenage, les logiques de division n’ont qu’un seul objectif : faire disparaître conscience et solidarités de classe. Résultat, pendant que la bourgeoisie mondialisée festoie dans les stations de ski à la mode et que l’on pousse les travailleurs à s’entre-dévorer, il se trouve pourtant des ministres socialistes pour prétendre que la lutte des classe n’existe pas... On rêve !

Promesses évanouies

Alors que le candidat Hollande avait fait de la lutte contre ces discriminations un des points clé de son programme, notamment au travers de deux promesses de campagne aujourd’hui oubliées : la lutte contre le délit de faciès (proposition n°30) et le droit de vote aux élections locales aux résidents étrangers non européens (proposition n°40).

Certes, les mesures adoptées par le comité interministériel du 26 février dernier vont dans le sens de plus d’éducation, de pédagogie contre les idées reçues et les préjugés raciaux, plus de lutte contre le racisme et les discriminations mais le Gouvernement s’arrête au milieu du gué.

Nous proposons

Pour le Front de gauche, c’est clair :

• Il est inacceptable qu’un jeune de type maghrébin ait 8 fois plus de chance d’être contrôlé qu’un individu de type blanc, ou 6 fois plus pour un noir. Marie George Buffet, députée communiste-Front de Gauche a déposé une proposition de loi visant à prévenir ces dérives et ainsi permettre de rétablir des relations de confiance entre les forces de l’ordre et la population.

• Depuis 30 ans, la promesse d’accorder le droit de vote aux élections locales aux étrangers non européens est renvoyée aux calendes grecques. Il n’est pas normal qu’un belge, un grec ou un portugais résidant en France puisse élire le Maire de sa commune et qu’il n’en soit pas ainsi pour un algérien ou un marocain. Accorder le droit de vote à tous les résidents étrangers, c’est rétablir l’égalité des droits et favoriser le débat démocratique

Des propositions de loi ont été ou peuvent être déposées au Parlement dans ce domaine. Ce n’est pas une affaire de moyens financiers, c’est une affaire de volonté politique.

Les députés communistes Front de gauche ont cette volonté.

Publié : 13 mars 2013

CONTRE L’ANI

c’est bien parti !

Plus de 200 000 personnes ont défilé dans les rues de France, mardi 5 mars, à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires, contre l’ANI, l’accord de flexibilité de l’emploi voulu et signé par le Medef. « Ces manifestations sont un premier avertissement, une première interpellation des parlementaires, mais aussi le signal d’une phase de mobilisation plus large » a déclaré Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF.

L’ANI C’EST QUOI ?

L’ANI, c’est le retour des accords compétitivité emploi, voulus par Sarkozy et le Medef. Plus la vérité se fait jour sur le contenu de l’Accord National Interprofessionnel conclu entre le Medef et certains syndicats de salariés, plus il devient évident qu’il s’agit d’un mauvais texte, qui va profondément dynamiter le code du travail.

ANI = ANTI DÉMOCRATIQUE

Michel Sapin, le ministre du Travail, déclare qu’ il s’agirait d ’ avancée au nom de la démocratie sociale ». Quelle contre-vérité ! L’ANI est tout sauf cela car élaboré par une minorité des représentants syndicaux. La démocratie, même accolée de l’adjectif social, ce n’est pas la domination d’une minorité sur la majorité.

ANI = ANTI SOCIAL

Mobilité forcée, casse du code du travail, des salaires et de la durée légale du travail, précarité... la liste des régressions de cet « accord » est longue Deux exemples : Les employeurs gagnent le droit d’obliger un salarié à changer de poste ou muter. S’il refuse, le salarié est licencié sans recours. Deuxième exemple : il suffirait à une entreprise de se déclarer en difficulté, pour proposer des baisses de salaires ou un allongement des horaires de travail. Si une majorité de syndicats les votait, chaque salarié n’aurait le choix que de s’y soumettre ou d’être licencié. (En savoir plus, le texte de l’ANI http://www.humanite.fr/social-eco/l... securisatio-515309)

CHANGER DE LOGIQUE

Si cet accord était transcrit en loi, cela se traduirait par un désarmement des salariés face à une offensive extrèmement violente du patronat. La barre des 5 millions de chômeurs réels est franchie. Les plans de licenciements se multiplient. De plus en plus d’entreprises font pression pour que les salariés acceptent des baisses de salaires. Il faut en finir avec ce chantage du patronat et, surtout, ne pas lui donner cette arme supplémentaire.

Le président Hollande continue de parler d’inversion de la courbe du chômage pour 2013. Plus personne n’y croit. Il veut nous faire penser, comme les autres chefs d’État européen, qu’il n’y aurait qu’une seule solution pour sortir de la crise : l’austérité et la réduction du « coût » du travail.

Mais c’est cette solution qui conduit partout en Europe aux impasses économiques, sociales, démocratiques et humaines. C’est le coût du capital qui est un problème, pas le travail. L’alternative à l’austérité, c’est possible. Et même nécessaire.

L’ANI NE PASSERA PAS !

Avec les 150 manifestations de mardi dernier, la majorité des syndicats a lancé la lutte et compte la poursuivre. Le PCF et le Front de gauche s’engagent dans cette bataille et appellent à populariser et signer massivement l’appel de la campagne unitaire « Un ANI qui vous veut du mal ! » http://www.audit-citoyen.org/ En mai, le texte sera examiné à l’Assemblée nationale. Le gouvernement demande aux députés d’adopter sa transcription dans la loi sans en changer une ligne. Gérard Filoche, pourtant membre de la direction nationale du Parti socialiste, constate lui-même que le texte contient 51 régressions sociales.

Les Françaises et les Français n’ont pas chassé Nicolas Sarkozy pour que le Medef fasse la loi. Quand on est de gauche, on ne vote pas des lois qui enfoncent les salariés dans la crise et les empêchent de se défendre.

C’est ce que feront les parlementaires du Front de gauche. Ils appellent tous les député-es de gauche, PS, Radicaux, EELV à refuser cette régression sociale majeure.

Le Medef ne doit pas faire la loi !

Publié : 12 mars 2013

Une décision grave au Parlement européen

Patrick Le Hyaric

13 MARS 2013

« Une décision grave au Parlement européen »

Mardi 12 mars, le Parlement européen a adopté sans débat et en catimini deux rapports qui font entrer les pouvoirs de la Troïka dans le droit européen.

Les missions de le Troïka sont ces délégations d’experts de la Commission, du FMI et de la Banque Centrale Européenne qui s’assurent que les Etats en difficultés appliquent les politiques qui leurs sont demandées en échange d’une aide.

Sans revenir sur les conditions même de cette aide qui consiste le plus souvent à des prêts avec des taux d’intérêts plus élevés que ceux auxquels les Etats créditeurs empruntent -entrainant donc une plus value au passage-, il est important de revenir sur les buts et les conséquences de ces missions.

Elles s’inscrivent dans une politique de mise en place graduelle d’une supervision étroite des budgets des Etats européens. Le semestre européen qui ouvrait la possibilité de donner des recommandations et des orientations de politique économique avant l’adoption de budgets en fut la première étape. Elle fut suivie par le Six-Pack qui créé un cadre de supervisions et de sanctions. Le TSCG est venu renforcer l’édifice en imposant aux Etats l’inscription d’une règle d’or dans leur cadre budgétaire limitant tout déficit structurel à 0,5%.

Passons sur la définition du » déficit structurel » qui n’est toujours pas arrêtée bien qu’inscrit dans un Traité et désormais dans la Constitution de plusieurs Etats-membres. Le 2-Pack vient quant à lui clore cette construction avec deux textes législatifs :

- un premier règlement permettant à la Commission de surveiller tout au long de l’année les budgets des Etats : le « Règlement établissant des dispositions communes pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro », le rapport Ferreira.

- un second règlement permettant à la Commission de superviser les budgets et de donner des orientations qui devront être suivies par les Parlements nationaux : le « Règlement relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière au sein de la zone euro », le rapport Gauzès.

Pour résumer : le TSCG demande aux Etats membres de la zone Euro de s’astreindre eux-mêmes à l’autodiscipline, ces deux règlements permettent de s’assurer au niveau européen que c’est bien le cas.

Bien que complémentaires du nouveau Traité sur l’austérité, ces deux textes, ont été adoptés à une large majorité grâce au soutien des verts et des socialistes. Ces deux groupes mettront en avant que le Parlement a obtenu les principes d’un contrôle plus démocratique sur les missions de la Troïka, que les investissements dits productifs pourront ne pas être comptabilisés comme de la dette, ou enfin qu’ils ont obtenu de la Commission une réflexion sur la faisabilité d’une mutualisation plus ou moins partielle de la dette des pays de la zone Euro.

Mais en accordant leurs soutient, ces groupes pourtant proches de nos combats, ont surtout donné une large majorité à ces deux textes adoptés à 528 et 526 voix sur les 751 députés que compte le Parlement européen. De fait le Parlement valide à une écrasante majorité les logiques de confiscation des souverainetés populaires qui sous- tendent ces textes.

Demander un contrôle démocratique plus grand des missions de la Troïka reste une validation du principe même de ces missions qui mettent sous tutelle les politiques économiques des Etats. Exiger que la Commission procède à une réflexion à contrecœur sur la mise en place des Eurobonds d’ici mars 2014 c’est préparer les prochaines élections européennes avec une annonce pour la mutualisation de la dette, pour s’assoir dessus une fois les élections passées.

En favorisant ces tactiques politiciennes les groupes qui ont soutenu ce rapport jouent un jeu dangereux semblable à celui qui se dessine sur le budget européen : jouer la confrontation pour ensuite laisser faire.

Ces textes ne peuvent être améliorés ou adoucis tout simplement car ils cherchent fondamentalement à tuer la dépense publique en l’enfermant dans des normes budgétaires strictes dont seule la Commission aurait les clefs.

Pour cette raison je me suis opposé depuis le début à ces textes et je regrette que les autres groupes politiques n’aient pas su en faire de même pour bloquer ces logiques irrespectueuses des souverainetés des peuples européens.

Publié : 6 mars 2013

Déclaration de Pierre Laurent en hommage à Hugo Chavez

« Le décès de Hugo Chavez, une grande perte pour le Vénézuéla et pour l’Amérique latine tout entière » (Pierre Laurent)

Au nom du Parti communiste français et en mon nom propre, je voudrais saluer la mémoire du président Hugo Chavez Frias décédé le 5 mars après avoir affronté courageusement une longue maladie.

Le peuple vénézuélien perd un dirigeant, sans doute le plus important dans son histoire récente, qui a changé radicalement ses destinées. Il reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l’avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l’Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés.

Je tiens à transmettre à son peuple, à sa famille, au vice-président Nicolas Maduro et à tous les révolutionnaires vénézuéliens nos plus attristées condoléances et toute notre solidarité. Nous sommes confiants dans l’avenir de la révolution bolivarienne et des peuples de l’Amérique latine forts de l’œuvre qu’il laisse.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 6 mars 2013.

A l’appel de l’ambassade du Vénezuela,

Pierre Laurent participera, aux côtés des forces progressistes amies, au rassemblement en hommage à Hugo Chavez,

ce soir à 18h30 devant la Statue Simon Bolivar à Paris (8ème).

Publié : 28 février 2013

Le Medef ne fera pas la loi

SÉCURISER L’EMPLOI, PAS LE PATRONAT !

Pas de transcription dans la loi de l’accord du 11 janvier.

Le conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi qui transcrit fidèlement l’accord dit de « sécurisation de l’emploi », initié largement par le MEDEF. Ce texte, minoritaire, signé par des organisations représentant seulement 38% des salariés, est une régression sociale inédite : temps partiel ajustable, expérimentation du CDI intermittent, mobilité forcée et modulation du salaire et du temps de travail quand il y a des diffi cultés dans l’entreprise. C’est le retour des accords « compétitivité emploi » de Sarkozy ! Les parlementaires s’apprêtent donc à légiférer à partir d’un projet de loi qui satisfait le patronat, et pour cause : il facilite les possibilités pour les grands groupes de rendre l’emploi toujours plus flexible et précaire. Le chantage de la direction de Renault sur les salariés avec l’accord de compétitivité anticipe ce que serait cet accord.

Pour les parlementaires du Front de gauche, cet accord minoritaire du 11 janvier ne peut pas être imposé à la représentation nationale.

Le parlement n’est pas une chambre d’enregistrement !

Cet accord n’est pas acceptable car totalement déséquilibré en faveur du patronat qui trouverait là le moyen de casser le code du travail et les acquis sociaux. D’autant que les députés, élus par le peuple sont là pour écrire la loi pour l’ensemble des salariés et pour l’intérêt général. La volonté du gouvernement de transcrire cet accord minoritaire en loi en interdisant à la représentation nationale de l’amender constituerait un véritable recul démocratique et une inversion des normes. Pour nous la loi doit rester supérieure au contrat.

La gauche a vocation à défendre les intérêts des salariés pas à casser le code du travail.

C’est pourquoi nous appelons tous les parlementaires degauche à refuser cet accord. Les députés de gauche, majoritairesau parlement, n’ont pas été élus pour adopter « la feuille de route » du MEDEF et de la Droite. Ils ne doivent pas retranscrirecet accord « minoritaire » en loi. Les grands groupes fi nanciers,les actionnaires font le choix du profi t en sacrifi ant des centaines de milliers d’emplois industriels. C’est le capital quiest un coût pour l’économie, pas le travail. Il est urgent, au contraire, de légiférer pour assurer une véritable sécurité d’emploi et de formation ; donner aux comités d’entreprise un droit de veto pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner et fi nancer des plans alternatifs. Ces mesures seraient complétées par des lois contre les licenciements boursiers et permettant un droit de reprise aux salarié-es. Il est nécessaire d’élargir au maximum d’entreprises la présence et les droits de représentant-e-s des salariés-es dans les conseils d’administration qui puissent débattre des choix stratégiques de l’entreprise et prendre les mesures indispensables pour l’égalité femmes-hommes notamment en matière de salaires.

Ce sont les propositions que les parlementaires du Front de Gauche porteront à l’Assemblée et au Sénat pour faire prévaloir auprès des autres députés de gauche et écologistes une autre logique que ce projet qui précarise toujours plus l’ensemble du monde du travail.

Le 5 mars, à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires, les salariés se mobilisent pour refuser cette régression sociale. Le Front de gauche appelle à soutenir massivement cette initiative et à participer massivement aux manifestations qui auront lieu.

Ensemble contre l’accord Medef : le Front de Gauche appelle à populariser et signer massivement l’appel de la campagne unitaire « Un ani qui vous veut du Nos propositions

1 > Une véritable sécurité d’emploi et de formation.

2 > Droit de veto des comités d’entreprise pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner et fi nancer des plans alternatifs.

3 > Lois contre les licenciements boursiers et droit de reprise aux salarié-es.

4 > Droits de représentant-e-s des salariés-es dans les conseils d’administration pour débattre des choix stratégiques de l’entreprise.

5 > Égalité femmeshommes notamment en matière de salaires.

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

L’alternative à l’austérité, c’est possible !

MOBILISONS-NOUS LE 5 MARS 2013

Retrouvez toute l’actualité du Front de Gauche sur le site : www.placeaupeuple.fr Parti Communiste Français - Parti de Gauche - Gauche Unitaire Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique - Pépublique et Socialisme - Convergences et Alternative Parti Communiste des Ouvriers de France- Gauche Républicaine - Les Alternatifs

Publié : 28 février 2013

Amnistie !

C’est un cortège des salariés de PSA arrivant droit sur la petite tribune montée devant le Sénat, qui a ouvert le rassemblement pour l’amnistie des syndicalistes. Le symbole est fort : le mouvement social est indispensable dans une démocratie.

Alors que la proposition de loi défendue par les sénateurs du Front de gauche était débattue cet après-midi, près de 500 militants politiques, syndicalistes, associatifs et citoyens se sont rassemblés scandant à l’unisson « L’amnistie c’est maintenant, sénateur choisis ton camp ! »

Les témoignages des militants syndicalistes et associatifs s’enchainent. Des militants accusés, stigmatisés, traités de terroristes ou de criminels pour avoir défendu des salariés, s’être exprimés contre des licenciements abusifs, s’être opposés à une privatisation, avoir empêché l’expulsion de sans-papiers...

Didier Le Reste, animateur du Front des luttes, rappelle le préambule de la Constitution de 1946 « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ». Visiblement certains procureurs ont des lacunes ou préfèrent déverser leur haine envers les syndicalistes lorsque, sans preuve de violence, un procureur de Nîmes les qualifie de « casseurs, voleurs, démonteurs de matériel ». Le ras-le-bol général, Patrick Picard, secrétaire général de l’Union départementale CGT de Paris, l’exprime clairement : « il y en a assez que nos militants se voient sanctionnés pour défendre les salariés ».

Après que Jean-Luc Mélenchon ait déploré que la loi n’ait pas été votée en juillet, Éliane Assassi, présidente du groupe Front de gauche au Sénat réaffirmait la détermination du groupe : « Cette loi, nous allons l’arracher » et c’est ce qu’ils ont fait même si des amendementsatténuant la portée de ce texte ont été rajoutés.

C’est un message d’espoir au monde du travail que ce rassemblement a voulu faire passer, les députés de gauche à l’Assemblée nationale doivent maintenant voter la loi !

Publié : 24 février 2013

ALLOCATIONS FAMILIALES

CHÈR€S FAMILL€S

Lire entre les lignes...

Le MEDEF est en embuscade derrière cette attaque. Cela fait des années que le patronat souhaite que le financement des allocations familiales ne soit plus opéré par les cotisations sociales mais par une hausse d’impôts à la charge des familles. Ce qui signifie une augmentation de la TVA ou de la CSG, ou alors une réduction massive des prestations familiales.

La politique familiale n’est pas une variable d’ajustement

Dans une logique toujours plus austéritaire, le gouvernement cherche à faire des économies sur … les familles ! Au nom d’une « plus juste répartition » on imposerait les allocations familiales faisant ainsi payer aux familles la politique familiale.

Les allocations familiales sont attribuées à près de 5 millions de foyers. Alors que certains chroniqueurs s’interrogent sur « l’intérêt de cet investissement ». Devons-nous rappeler qu’une démographie dynamique est créatrice de richesses ? Rappelons que le fondement même de la politique familiale est son caractère universel.

Ne taxons pas les familles mais les revenus financiersLe vrai courage politique n’est pas

d’alourdir la fiscalité des foyers fiscaux via la politique familiale mais d’aller jusqu’au bout d’une justice sociale, en taxant les revenus financiers et en instituant la tranche à 75%.

Les sénatrices et sénateurs communistes ont formulé plusieurs propositions lors de la précédente loi de financement de la sécurité sociale. Il s’agit de mesures qui renforceraient le financement de l’ensemble de la sécurité sociale, dont la branche famille :
- Suppression des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs pratiquant la discrimination salariale à l’égard des femmes
- Modulation des cotisations sociales en fonction de la taille et de la politique salariale des entreprises.

Publié : 24 février 2013

A BAS LES SANCTIONS INJUSTES

Amnistie des syndicalistes

toute la gauche doit se rassembler pour la gagner

RASSEMBLEMENT mercredi 27 février 13h00 devant le Sénat Métro Luxembourg A l’occasion de l’examen de la loi d’amnistie sociale déposée par les sénateurs et sénatrices communistes et du Front de gauche

Face aux plans sociaux qui se succèdent, face aux attaques que subissent les salariés dans les entreprises, dans les services publics, face aux politiques de casse sociale, notamment celles menées par Nicolas Sarkozy pendant cinq ans, nombre d’hommes et de femmes ont décidé de réagir, de faire respecter leur droits, de préserver nos emplois, nos libertés. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. Un véritable déni de démocratie !

Ces sanctions n’ont qu’un but : faire taire ceux qui dérangent, éteindre toute contestation, au mépris de ce droit fondamental qu’est l’action collective, garantit d’ailleurs par la constitution.

Les criminels ce sont ceux qui délocalisent

Non, défendre son école, son outil de travail, son hôpital, sa retraite, ce n’est pas être un délinquant. Les délinquants, ce sont ceux qui déménagent les usines, ceux qui mettent leur magot à l’abri du fisc aux Îles caïmans ou ailleurs. Les délinquants ce sont ceux qui licencient pour accroître encore leurs profits.

Vite, une loi d’amnistie !

La gauche ne doit pas laisser tomber ceux qui tiennent la tranchée de la lutte pour le bien commun. Quand on est de gauche, on commence par voter une loi d’amnistie. Qu’attend le gouvernement pour envoyer ce vrai signe de changement ?

Les députés et les sénateurs du Front de gauche portent une proposition de loi d’amnistie des syndicalistes et salariés poursuivis. Elle sera proposée au Sénat le 27 février prochain. La gauche doit la voter !

Portez cette exigence avec des millions d’autres salariés en signant la pétition (au verso) !

La proposition de loi du front de gauche

• Arrêt des poursuites en cours en relation avec les mouvements sociaux et l’activité syndicale et revendicative ainsi que ceux commis dans le cadre de conflits relatifs aux problèmes d’éducation, de logement, de santé et d’environnement.

• Extension des bénéfices de l’amnistie à tous les salariés encourant des sanctions et non aux seuls syndicalistes.

• Réintégration, lorsqu’elle est possible, des personnes ayant fait l’objet d’un licenciement en considération des faits amnistiés

• Retrait des empreintes génétiques des fichiers de police et amnistie du délit relatif au refus de prélèvement d’ADN

A renvoyer à PCF, 2 place du Colonel Fabien 75019 Paris

Publié : 16 février 2013

L’image du Parti Communiste Français

Un sondage IFOP pour l’Humanité paru le 07 fev. 2013

La création du Front de Gauche s’est traduite par une modification du regard porté sur le Parti Communiste.


Le texte-analyse d’IFOP

Alors qu’en 2010 le PC était amené à disparaître pour une large majorité de Français (58 %, en hausse de 7 points par rapport à 1993), cette idée n’est plus partagée que par 47 % des personnes interrogées cette année (en recul de 11 points par rapport à 2010).

De la même façon, on enregistre une progression de 7 points sur l’item, le PC est « un parti qui s’est transformé » (de 23 à 30 %). La mise en place du Front de Gauche a donc redonné un certain dynamisme à l’image du PC qui apparaît à 47 % des Français (+ 8 points par rapport à août 2010) comme « un parti qui veut changer la société ».

Néanmoins, et c’est là le paradoxe, dans le même 58 % des personnes interrogées estiment que « l’existence du Front de Gauche risque de conduire à la disparition de l’identité et du Parti Communiste », cette idée étant partagée par 45% des sympathisants du Front de Gauche, au sein desquels on trouve les communistes.


Le texte-analyse de L’humanité paru le 07 fév. 2013

Un sondage exclusif IFOP pour l’Humanité révèle une amélioration de l’image du PCF depuis la création du Front de gauche. Mais des manques restent à combler.

C’était il y a peu de temps encore. Dans la plupart des grands médias, le PCF était considéré comme un résidu de l’histoire en voie d’extinction, quand il n’était pas tout simplement déjà enterré et ignoré.

Un discours qui, à la faveur de la crise et de la création du Front de gauche, semble avoir spectaculairement reculé. Pour y voir plus clair, à l’ouverture du 36e Congrès du PCF, l’Humanité a commandé un sondage à l’IFOP, pour comprendre ce que représente aujourd’hui le PCF dans l’opinion des Français.

Le premier constat est Clair : l’image du PCF s’est rapidement et nettement améliorée. Cela ne signifie pas que les idées communistes soient majoritaires parmi nos concitoyens. Mais 47 % des Français pensent, aujourd’hui, que le Parti communiste est un parti qui veut changer la société », soit 8 % de plus qu’il y a seulement trois ans.

Pour rassurer les délégués qui se réunissent aujourd’hui, notons aussi que la part des sondés qui considèrent que ce parti est « condamné à disparaître » a, dans le même temps, diminué de 11 %, pour s’établir aujourd’hui à 47 %.

Une amélioration globale, donc. Mais qui ne doit pas masquer quelques points plus sensibles sur lesquels il reste du travail pour les militants.

En, premier lieu, un constat quand on regarde le détail pour chaque item. Paradoxalement, il apparaît régulièrement que l’image du PCF est souvent légèrement plus favorable chez les professions libérales, les artisans, les commerçants et les cadres que chez les ouvriers et les employés. Si 55 % des cadres et des professions libérales pensent que le PCF « veut changer la société », ils ne sont que 31 % parmi les ouvriers.

Le même constat vaut pour les catégories d’âge : à la question de l’utilité du PCF pour défendre les salariés par exemple, 38 % des 50 à 64 ans répondent positivement, mais seulement 25 % des 25 à 34 ans sont d’accord. Plus qu’un rejet du PCF, c’est sans doute un éloignement de la politique en général qu’il faut y lire : plus d’un tiers des sondés répondent qu’ils « ne savent pas ». Les représentants des sections devront donc plancher ce week-end sur les moyens à mettre en oeuvre pour rapprocher ces catégories de la politiqué.

Un troisième constat, issu de ce sondage, revêt un aspect un peu plus politique, alors que le Front de gauche et a fortiori le PCF ont choisi de ne pas participer au gouvernement et se sont à plusieurs reprises montrés pour le moins critiques à son égard jusque dans les travées des chambres parlementaires.

Contrairement à de nombreux responsables socialistes qui ont souvent reproché aux communistes de « jouer contre leur camp », 66 % des sympathisants de gauche estiment que « l’existence du Front de gauche représente un atout pour faire gagner la gauche » (60 % parmi les sympathisants socialistes, 67 % chez les écologistes). La stratégie affirmée du Front de gauche est ainsi validée par l’opinion. De là à y voir une envie de rééquilibrage de la politique gouvernementale vers sa gauche.

Adrien Rouchaleou L’Humanité du 07 fev. 2013

Publié : 11 février 2013

FRONT DE GAUCHE

ASSEMBLEE CITOYENNE

le 22 février 2013 à 18h30

A SAINT ROMAIN D AY – Salle de la Mairie

Des représentants du Front de Gauche PCF, PG du canton de Satillieu invitent leurs concitoyens à venir dialoguer sur leurs préoccupations et sur des sujets d’actualité.

Propositions de sujets abordés :

L’ALTERNATIVE A L’AUSTÉRITÉ : C’EST POSSIBLE

Le Front de gauche propose 25 premières mesures pour changer d’orientation

Emploi : accord MEDEF/CFDT sur la flexibilité. Lutte dans les entreprises locales, nationales. Pour le partage des richesses, le développement solidaire et écologique, l’abolition de l’insécurité sociale.

Services publics : où en sommes-nous sur le canton ? Acte III de la décentralisation : quelles conséquences pour les collectivités territoriales ?

L’Agriculture en zone de montagne

Envoi de troupes françaises au Mali Autres questions que les habitants du canton souhaiteront aborder ensemble.

VENEZ NOMBREUX

Publié : 8 février 2013

Mariage pour tou-te-s sans distinction de genre !

Ce projet de loi aura défoulé les passions homophobes, rétrogrades, réactionnaires, humiliantes et parfois violentes orchestrées par la droite conservatrice, l’extrême droite avec le soutien de toutes les autorités religieuses. Face à cela, François Hollande est allé jusqu’à plaider pour « une clause de conscience » en faveur des maires qui refuseraient de célébrer des mariages de couples de même sexe... avant de faire marche arrière une fois de plus. C’est tout simplement désolant et indigne ! Le projet de loi institue le mariage pour tou-te-s mais il n’en demeure pas moins discriminant.

Eradiquer les discriminations

Le combat pour l’égalité des droits, sans discrimination d’orientation sexuelle ou d’identité de genre, concerne chacune et chacun d’entre nous. Le fait que les droits au mariage, à l’adoption ou à la procréation médicalement assistée (PMA) soient aujourd’hui interdits aux personnes de même sexe est un profonde injustice. Les personnes trans sont toujours soumises à des procédures judiciarisées et psychiatrisées éprouvantes et humiliantes. Elles doivent jouir des mêmes droits que les autres et la procédure de changement d’état-civil doit être simplifiée. Ces inégalités devant la loi sont des discriminations qui légitiment tous les discours homophobes et transphobes.

Prendre en compte les différentes formes de parentalité

Aujourd’hui les familles prennent de multiples formes, souvent bien différentes du schéma nucléaire traditionnel. Cela doit absolument être pris en compte en donnant des droits spécifiques aux co-parents et qui n’en ont aucun pour le moment. C’est du bien de l’enfant qu’il s’agit.

Si l’égalité et l’amour marquent un point dans le projet de loi du gouvernement il est incomplet et ne nous satisfait pas. Nous demandons d’inclure dans la future loi : • La procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes ayant un projet parental. Au nom de quoi l’épouse d’une femme ne pourrait y recourir comme l’épouse d’un homme alors que chacun des deux couples le souhaite et l’a décidé ? • L’adoption conjointe hors mariage, notamment dans le cadre du PACS • La signature en mairie de tous les contrats de couples : PACS comme mariage • Les mêmes droits pour tous les enfants à la filiation avec l’ensemble de leurs « parents sociaux » • Le changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres

La PMA est un droit pour tous les couples de femmes

Au nom de quoi l’épouse d’une femme ne pourrait y recourir comme l’épouse d’un homme alors que chacun des deux couples en a besoin, le souhaite, l’a décidé dans le respect des principes éthiques.

Un besoin criant de formation

La lutte contre toutes les discriminations est un combat de tous les jours. Il ne peut être mené à bien sans qu’on s’en donne les moyens, notamment financiers nécessaires à la mise en place de formations. Il faut créer les conditions pour que – à l’école et partout (justice, police, corps médical...) – les différents personnels ayant à voir avec l’enfant et ses parents de même sexe, avec les personnes lgbt en général, soient sensibilisés à ces questions et informés sur l’égalité des droits pour tou-te-s. Marie-George Buffet et les parlementaires communistes et du Front de gauche ont déposé des projets de loi allant dans ce sens. C’est notamment le cas de la proposition de loi instaurant le droit au mariage et à la filiation pour tous les couples sans distinction de sexe ou de genre.

Samedi 15 et dimanche 16 déc. Manifestations pour l’égalité partout en France

Publié : 8 février 2013

ArcelorMittal NATIONALISATION

La nouvelle est tombée comme un couperet le week-end dernier : Ayrault a décidé de ne pas nationaliser Florange mais de passer un « accord » avec Mittal, promettant 180 millions d’euros d’investissement sur 5 ans pour le site. Encore une fois le gouvernement ne fait preuve d’aucun courage pour sauver l’industrie. Il renonce ainsi à l’ambition d’une relance durable du site et préfère faire confiance à un milliardaire qui, dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l’investissement productif. Pour que tout cela passe inaperçu, nous assistons à un concours de tragédie grecque dans lequel le ministre du redressement productif fait mine de claquer la porte du gouvernement... Mais cette agitation n’aura pas suffit à cacher les intentions de cet accord de dupes.

Les 180 millions d’investissement , un effet d’annonce

Le document publié par le Monde démontre que cet investissement concerne principalement la maintenance, comme le soupçonnaient les syndicats. Les investissements stratégiques eux, ne représentent que 53 millions, autant dire une misère qui ne permet pas de relancer le site. La stratégie du groupe ArcelorMittal est claire : se débarrasser du site de Florange. Le gouvernement lui, sous la coupe du MEDEF, ne fait qu’accompagner passivement ce dépeçage de la sidérurgie française.

Les hauts fourneaux doivent redémarrer

Contrairement à ce qu’annonçait le premier ministre, les hauts fourneaux ne redemanderont pas. Les salariés et leurs syndicats sont excédés par les renoncements du gouvernement. Le Parti communiste partage ce sentiment.

L’industrie n’est pas un « gros mot »

Il faut stopper cette casse de l’industrie, car un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics. LÉtat doit porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions La responsabilité nationale est d’engager la mutation de notre production industrielle, de nos relations commerciales en ayant trois objectifs en ligne de mire 1) l’élimination des gâchis sociaux et écologiques 2) la souveraineté t industrielle des grandes régions du monde 3) la transition vers une croissance sociale et éducative de haut-niveau, un commerce de partage, d’échanges et non plus de compétition, de dominations et de concurrence

Nationaliser n’est pas un « gros mot »

L’État doit, par la nationalisation, le contrôle public, assurer l’avenir industriel de Florange et de notre sidérurgie. Nationaliser, cela nécessite des droits d’intervention, de contrôle des salariés pour d’autres critères de gestion répondant à l’intérêt général. Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l’emploi et la tenue en urgence des assises de l’emploi industriel.

Publié : 8 février 2013

NOUS ATTENDONS LA FIN DU MONDE …CAPITALISTE

Notre monde est pris aujourd’hui dans une nuée de combats et de mouvement sociaux. Les patrons frappent, insultent, licencient. Les banques étranglent. L’Etat renonce. Mais de ce tourbillon de luttes, dans un ciel déchiré par l’imagination des hommes, surgiront bientôt, lumineux et implacables : les 4 cavaliers de l’Apocalypse !

Et le premier cavalier frappera ! Interdiction des licenciements boursiers. Obligation de reprise d’une entreprise viable.

Nous voulons un loi qui interdise à un patron de baisser le nombre de ses salariés pour augmenter le nombre de ses dividendes. Aujourd’hui, non seulement la direction d’une entreprise est libre de fermer un site encore viable, mais elle a aussi le pouvoir d’empêcher ou de retarder sa reprise par la puissance publique ou un autre investisseur, pour empêcher toute concurrence. Nous voulons une loi qui l’oblige à céder son entreprise à un repreneur si celui-ci propose un projet économique viable.

Et le deuxième cavalier frappera ! Pôle financier public et de nouveaux crédits d’intervention pour l’emploi et la formation.

Aujourd’hui, les petites entreprises sont aux mains de groupes bancaires qui les font plier sous le poids d’intérêts financiers exorbitants, quand les multinationales bénéficient de tout un régime de faveurs. Nous voulons un pôle financier public qui pratique une politique sélective de crédit, favorisant systématiquement les entreprises, et notamment les TPE-PME, qui créent de la richesse, de l’emploi et développent la formation de leurs salariés. Au contraire, les entreprises privilégiant les profits individuels seront pénalisées et seront ainsi forcées de contribuer à l’effort commun.

Et le troisième cavalier frappera ! Le SMIC à 1700 € C’est une mesure d’urgence.

Et le quatrième cavalier frappera ! La 6e république

une nouvelle conception de la République et de l’égalité. Depuis des années, la République est malade. Elle souffre des politiques libérales mises en oeuvre, des divisions, des discriminations, des droits bafoués -dans la cité et l’entreprise- des promesses non tenues… La République n’a que faire d’une nouvelle fuite en avant dans le présidentialisme. Elle a besoin au contraire de liberté, d’égalité, de fraternité, d’un souffle nouveau, démocratique et citoyen.

Ces cavaliers, c’est vous, c’est nous, c’est le peuple debout qui refuse la loi du plus fort. Avec le Parti Communiste Français, avec le Front de Gauche, faisons ensemble l’apocalypse du monde capitaliste.

Publié : 8 février 2013

L’alternative à l’austérité, c’est possible (Front de gauche)

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas aux attentes et au besoin de changement des Français. Adoption du traité budgétaire européen, cadeau de 20 milliards aux grands patrons, augmentation de la TVA, propositions sur la flexibilité... le gouvernement reproduit les recettes libérales qui conduisent d’autres pays européens dans le mur. Ces politiques échouent partout en Europe, elles échoueront de la même manière en France.

Pour sortir de la crise, il faut combattre les logiques financières et s’opposer aux politiques d’austérité qui en découlent. Le Front de gauche s’engage dans une campagne de plusieurs mois pour lutter contre tout esprit de résignation et démontrer qu’une alternative à gauche est possible. Cette campagne s’adresse à toutes celles et tous ceux qui ont voté pour un changement politique et plus largement à l’écrasante majorité du peuple qui souffre de la crise. Elle doit permettre que leur voix s’exprime avec force face à l’arrogance du MEDEF. Au cours de cette campagne, lors de meetings, d’initiatives publiques diverses, à travers des matériels édités en grand nombre, le Front de Gauche mettra en débat des propositions pour démontrer que ce n’est pas le coût du travail qui est en cause mais celui du capital, que de l’argent, il y en a, pour remettre en cause les privilèges, pour des politiques qui servent l’Humain d’abord. Toutes choses qu’un gouvernement de gauche digne de ce nom devrait mettre en application pour rompre avec les logiques libérales et productivistes.

Le premier acte de cette campagne se déroulera le 23 janvier à Metz, à deux pas de Florange, lieu symbole où le gouvernement français a abandonné les salarié-e-s et sa sidérurgie dans les griffes de Mittal. Tous les principaux dirigeants des composantes du Front de gauche seront réunis au cours d’un meeting au Palais des Congrès de Metz. Elles et ils y accueilleront notamment une délégation de salarié-e-s du site sidérurgique.

Publié : 8 février 2013

Voeux de Hollande : le Front de gauche reste sur sa faim

Martine Billard pour le Parti de gauche comme Pierre Laurent pour le PCF ne partagent pas l’optimisme pour 2013 exprimé par François Hollande lors de ses voeux télévisés du 31 décembre.

Tous deux relèvent la tonalité très austère de la politique escomptée par le président de la République pour cette nouvelle année. "François Hollande s’en est tenu à réaffirmer le cap engagé pour 2012 : réduction des dépenses publiques, compétitivité, donnant donnant avec le patronat.On voit mal, dans ces conditions comment l’inversion de la courbe du chômage, dont il fait l’objectif central, pourrait être atteinte", note ainsi le sénateur communiste. "L’austérité, en toile de fond du discours en ce soir de fête, n’a pourtant nulle part permis une sortie de crise", relève de son côté la co-présidente du PG.

Beaucoup d’oublis

Par leurs voix, le Front de gauche relève surtout beaucoup d’oublis dans le discours de François Hollande. Du côté de la lutte contre le chômage, dont le chef de l’Etat fait la priorité pour 2013, "les réformes politiques nécessaires pour parvenir à ce résultat restent à faire. Une fois encore elles n’ont pas été annoncées ce soir", souligne Pierre Laurent. Le secrétaire national du PCF déplore aussi les renoncements du président de la République concernant "toute ambition de réorientation européenne", les ommissions sur "le dossier brulant du Proche Orient et de la Palestine".

Martine Billard attendait elle l’annonce de "la loi d’amnistie pour les syndicalistes et les militants associatifs et politiques condamnés pour faits de militantisme", espérait une année 2013 sans expulsions de parents d’enfants français, de jeunes majeurs, de travailleurs sans papiers, l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. "Et en l’écoutant, nous pouvions espérer qu’il allait affirmer sa solidarité avec les travailleurs en lutte pour empêcher les fermetures de leur entreprise", regrette-t-elle.

"Les voeux pour 2013 de François Hollande laissent entières les attentes de changement des français", conclut Pierre Laurent

l’Humanité le 1 Janvier 2013

Publié : 8 février 2013

LE FRONT DE GAUCHE EN CAMPAGNE

Pour une autre politique : Des mesures d’urgences !

Le Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Mais, depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas aux attentes.

François Hollande et le gouvernement ont fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques. Ils ont accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparées par les actionnaires. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF, il s’engagerait sur la voie de nouvelles dégradations du code du travail.

Cette politique social-libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où les résistances populaires se développent pour une autre logique.

Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault et c’est pour cela que ses parlementaires ont refusé de voter le budget. Il se met en campagne pour faire entendre qu’une autre politique à gauche est possible, une politique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux, une politique applicable par une majorité et un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme.

Nous nous adressons largement, au-delà des composantes du Front de Gauche, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent des choix en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme. Nous voulons construire sur cette base un rassemblement majoritaire qui impose une autre politique.

DE L’ARGENT IL Y EN A !

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles, comme la suppression des niches fiscales sans utilité sociale, économique et écologique (a minima 42 Mds€) à commencer par les niches fiscales liées à l’impôt sur les sociétés (80 Mds€) ainsi que la taxation des revenus du capital à la hauteur des revenus du travail par une fiscalité transparente et réellement progressive avec 14 tranches et un revenu maximum à 20 fois le revenu médian (qui rapporterait au total 20 Mds€).

SALAIRES

Des mesures pour les salaires et combattre la précarité avec un SMIC à 1700 euros brut, le relèvement des minima sociaux, la limitation des CDD, la poursuite de la réduction du temps de travail (durée légale réduite, 35h réelles et retraite à 60 ans) et l’abrogation de l’ensemble des lois ayant inversé la hiérarchie des normes et affaibli le code du travail.

DE NOUVEAUX DROITS POUR LES SALARIÉS

Une loi d’interdiction des licenciements économiques dans les entreprises en bonne santé financière et une « sécurité sociale professionnelle » assurant aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, financée en partie par une nouvelle cotisation patronale. Des nationalisations démocratiques pour maintenir et transformer des filières industrielles dans le cadre d’une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques.

ECOLOGIE

La transition énergétique et la réindustrialisation par la planification écologique, en mobilisant les investissements en faveur des énergies renouvelables et du développement des transports publics ferroviaires.

BANQUES

La réorientation démocratique des banques et de la finance avec la création d’un pôle financier public, renforcé par la nationalisation de banques privées, pour financer les projets en faveur de l’emploi, du logement, des transports, des services publics, de la transition écologique.

SERVICES PUBLICS

Le développement des services publics, en créant massivement des postes de fonctionnaires dans la santé, l’éducation nationale, le logement social ou la petite enfance mais aussi la justice et la recherche.

EUROPE

Le refus d’appliquer les règles euroaustéritaires pour changer d’Europe par un processus de convergence sociale et fiscale par le haut.

Une autre politique à gauche est possible.

Le Front de Gauche s’adresse pour cela à toutes celles et tous ceux qui, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

L’alternative à l’austérité, c’est possible !

Retrouvez toute l’actualité du Front de Gauche sur le site :www.placeaupeuple.fr

Parti Communiste Français - Parti de Gauche - Gauche Unitaire Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique - République et Socialisme - Convergences et Alternative Parti Communiste des Ouvriers de France - Gauche Anticapitaliste - Les Alternatifs

Publié : 8 février 2013

LE FRONT DE GAUCHE LANCE SA CAMPAGNE : L’ALTERNATIVE A L’AUSTÉRITÉ C’EST POSSIBLE

Le Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture… Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes. François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entrainer toujours plus de flexibilité et de nouvelles dégradations du code du travail.

Cette politique social libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où déjà 8 pays sont en récession. Nous ne voulons pas que la France suive la même voie. De juin 2011 à décembre 2012, les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l’OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n’incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité.

Toutes ces orientations sont dans le droit fil des logiques libérales suivies par les gouvernements précédents et c’est pour cela que nos parlementaires ont refusé de voter le budget de ce gouvernement. Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault. Il entend démontrer qu’une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d’abord » et pas les marchés financiers : c’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi nous lançons une grande campagne : dans toute la France, nous allons faire connaître nos propositions alternatives à l’austérité. Nous voulons faire entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres solutions sont possibles, sont crédibles et applicables par une majorité et un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme et le social libéralisme.

Nous voulons en débattre avec vous, les enrichir de votre propre expérience, agir ensemble pour imposer tout de suite des mesures vitales. Nous pensons que l’implication populaire des travailleurs, des jeunes des chômeurs est la clé pour faire prévaloir l’humain sur la dictature de l’argent. Nous nous adressons largement au-delà des composantes du Front de Gauche à toutes celles et tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme. Nous voulons agir avec toutes celles et tous ceux qui partagent cet objectif et construire sur cette base un rassemblement majoritaire qui impose une autre politique. Face à l’arrogance du MEDEF, nous voulons faire entendre la voix de celles et ceux qui souffrent de ces politiques d’austérité et démontrer qu’une alternative existe.

Ensemble, agissons pour montrer que « l’alternative à l’austérité c’est possible ».

25 premières mesures pour changer d’orientation

NON A L’AUSTÉRITÉ ET AU CHÔMAGE ! UNE ALTERNATIVE EST POSSIBLE ! IL FAUT GOUVERNER POUR L’EMPLOI !

François Hollande et son gouvernement ont fait le choix de l’austérité. Partout en Europe, cette politique a entraîné une contraction de l’activité économique et une explosion du chômage. Il en va déjà de même en France, avec 4,6 millions de demandeurs d’emplois. Le Front de Gauche ne l’accepte pas et propose une alternative. Celle-ci s’appuie sur le refus de la soumission au traité européen, aux marchés financiers et sur la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses en faveur du salariat, un autre type de développement économique non productiviste, s’appuyant notamment sur la ré-industrialisation de note pays et la planification écologique afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques du plus grand nombre.

Il est urgent de mettre en place une politique de création massive de millions d’emplois.

DÉGAGER LES MOYENS FINANCIERS POUR L’INVESTISSEMENT ET L’EMPLOI

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 - Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale, et économique et écologiques (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l’impôt sur les sociétés (80 Mds€)

2 - Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec 14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3 - Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

4 - Doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises Réorientation démocratique des banques et de la finance

5 - Une réelle réforme bancaire pour briser les conglomérats bancaires : séparation organisationnelle et financière stricte des banques de dépôts des banques d’affaires ; participation de représentants des salariés, des collectivités locales, de l’État, des usagers au Conseil d’administration des banques de dépôts

6 - Combattre la spéculation : interdire les produits financiers à risques (titrisation, produits financiers spéculatifs, cotation en continu, opération de gré à gré…) et les transactions financières avec les paradis fiscaux ; réintégrer les opérations dites « hors bilan » dans les comptes des banques.

7 - A partir notamment de la banque publique d’investissement (BPI), des banques publiques existantes et des fonds régionaux, imposer une sélectivité du crédit en fonction de critères de développement économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (emploi, salaires, formation) et écologiques (économies d’énergie et de matières premières) en liaison avec la création d’un pôle financier public (voir point 8) et avec un refinancement sélectif de la BCE, en lien avec la Banque de France

Libérer les finances publiques des griffes du marché financier

8 - Créer un pôle financier public, doté de licences bancaires, en lien étroit avec la banque de France, réunissant en réseau les établissements de la nouvelle Banque publique d’investissement, la Banque postale, la Caisse des dépôts et ses filiales, les services de Bercy, l’Agence française de développement, la Coface, la Caisse nationale de Prévoyance et destiné à mobiliser l’ensemble du système financier en vue de financer les projets en faveur de la recherche, de l’emploi, des qualifications, du logement, des transports, des services publics, de la planification transition énergétique et écologique, en liaison avec les réseaux bancaires et d’assurance mutualistes. Ce pôle, renforcé par la nationalisation de groupes bancaires aujourd’hui privés comme BNP Paribas, la Société générale ou BPCE, agirait pour que les crédits bancaires financent en priorité les projets de développement des collectivités territoriales et les plans syndicaux alternatifs aux plans patronaux de restructurations et de suppressions d’emplois.

9 - Pour diminuer la charge annuelle de la dette (50 Md€) adoption d’une loi permettant de lever le secret sur la liste des bénéficiaires du « service de la dette », mise en place d’un audit citoyen de la dette accompagnée d’une commission d’enquête parlementaire qui diront la part de cette dette liée à des investissements utiles et celle issue des cadeaux fiscaux.

10 - La BCE doit pouvoir financer avec la Banque de France et les autres banques nationales de l’Eurosystème, par création monétaire, un « Fonds de développement social, écologique et solidaire européen » pour l’expansion des services publics et de leur emploi.

DE NOUVEAUX DROITS POUR PROTÉGER LES SALARIES ET DÉVELOPPER L’EMPLOI

Développer le pouvoir d’achat et combattre la précarité

11 - Augmenter le SMIC à 1700 euros brut. Le SMIC doit devenir le salaire minimum hiérarchique de base et les conventions collectives doivent pleinement reconnaître les qualifications de tous les salariés aux différents niveaux . Relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC avec l’objectif de supprimer en cinq ans tout revenu en dessous du seuil de pauvreté. Revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Impulser une dynamique de hausse générale des salaires en mettant en place une convention nationale annuelle de négociations interprofessionnelles sur les salaires et la formation, ainsi qu’un « Conseil d’orientation des salaires » définissant un taux minimum Interprofessionnel de croissance des salaires avec responsabilité des entreprises et permettant aux pouvoirs publics d’intervenir en cas de carence des négociations. Instaurer un salaire maximum à 20 fois le salaire minimum de l’entreprise comme c’est déjà le cas dans les entreprises publiques. Faire respecter l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (voir point 14). Ouvrir le droit aux allocations chômage dès le premier mois de travail, prolonger la durée d’indemnisation des chômeurs pour stopper l’augmentation du nombre de fins de droits.

12 - Confirmer les 35h comme durée légale du temps de travail et le droit à la retraite à 60 ans. Dans la reprise d’une logique globale de réduction du temps de travail permettant de créer des emplois, limiter le recours à l’annualisation et au travail le dimanche (avec majoration salariale obligatoire), réduire les durées maximales autorisées (aujourd’hui 10h par jour et 48h par semaine), renchérir les heures supplémentaires.

13 - Réaffirmer le CDI à plein temps comme norme du travail limiter les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés ; renforcer les effectifs de l’Inspection du Travail, adopter une loi d’amnistie des syndicalistes, rétablir la hiérarchie des normes entre la loi et les conventions d’entreprise ; supprimer la « rupture conventionnelle » concernant les CDI ; interdire le temps partiel imposé, encadrer la sous-traitance en étendant au donneur d‘ordres la responsabilité sociale en fonction de son importance pour le sous-traitant, sanctionner les entreprises qui ne mettraient pas en œuvre l’égalité de salaires entre les femmes et les hommes.

14 - Blocage des loyers pour deux ans, abrogation des franchises médicales, remboursements à 100% des dépenses de santé en y incluant les lunettes et les soins dentaires et mise en place d’une tarification sociale permettant l’accès de tous à l’eau et à l’énergie.

15 - Mettre en place un statut social pour tous les jeunes permettant l’autonomie des jeunes en formation via un système d’allocation financées par la solidarité nationale.

De nouveaux droits pour s’opposer aux licenciements.

16 - Une loi d’interdiction des licenciements économique dans les entreprises en bonne santé financière doit être mise en place. En outre, dans toutes les entreprises, face aux projets de suppressions d’emploi, les représentants des salariés doivent disposer d’un droit de veto suspensif permettant l’examen de la situation de l’entreprise et des alternatives économiques possibles, avec un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation pour reprendre à leur compte la production de ces entreprises sous des formes coopératives ou d’économie sociale, et avec un droit de mobilisation des crédits bancaires pour réaliser un plan de développement de l’entreprise. Favoriser cet accès au crédit sera l’un des rôles du Pôle financier public.

Une « sécurité sociale professionnelle »

17 - Un nouveau statut du travail salarié instituant une sécurité sociale professionnelle assurera aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, que ce soit en matière de rémunération ou de protection sociale ainsi qu’une formation professionnelle leur garantissant de trouver un emploi de niveau équivalent à celui qui était le leur avant la perte de leur activité. La mise en réseau des missions d’indemnisation et de placement avec celles de la Formation professionnelle constituera le socle de cette politique. Des fonds nationaux et régionaux, alimentés notamment par une nouvelle cotisation patronale, permettront de contribuer à financer cette politique qui visera à mettre progressivement en place un système de sécurisation de l’emploi et de la formation ouvrant à tous les membres de la société la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie sans jamais passer par la case « chômage ».

UN DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ÉCOLOGIQUE CRÉATEUR D’EMPLOIS

Des nationalisations démocratiques au service de l’intérêt général

18 - Pour l’emploi mais aussi pour l’intérêt général du pays, l’intervention de l’Etat est légitime pour mettre en place un contrôle social des entreprises présentes dans certains secteurs économiques, qu’il s’agisse de maintenir, de transformer et de développer des filières industrielles dans le cadre d’une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques comme à Florange ou de maîtriser des secteurs stratégiques comme celui de l’énergie ou du crédit. De nouveaux pouvoirs des salariés permettraient de mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion de ces entreprises en favorisant également les coopératives et le développement de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Transition énergétique, Planification écologique et ré-industrialisation par la planification écologique

19 - En s’appuyant sur le pôle financier public et le Fonds Européen (point 8 et 10), mobiliser les investissements en faveur des énergies renouvelables, du développement des transports publics ferroviaire, fluvial et maritime côtier, de la mise en œuvre d’un grand plan fret et ferroutage, de la construction de 200 000 logements par an et d’un vaste plan d’isolation thermique des logements avec l’objectif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et mettant de strictes conditions d’emploi et de qualifications. Nous proposons aussi un doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

20 - Mettre en place des commissions régionales et départementales de l’emploi, de la formation et du développement rassemblant tous les acteurs concernés : employeurs, syndicats, élu-e-s et collectivités. En finir avec les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales aux entreprises dont l’inefficacité a été prouvée et les remplacer par des interventions ciblées, sous forme de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts pour que les banques financent les projets les plus efficaces en termes de création ou de préservation d’emplois, de développement de la qualification de la main-d’œuvre, de préservation de l’environnement, de développement maîtrisé des territoires.

Le développement des services publics pour répondre aux besoins

21 - Créer massivement des postes de fonctionnaires, à commencer par 70 000 dès cette année, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, augmenter réellement et de façon pérenne les numerus clausus des professions médicales et para médicales pour améliorer et développer les services publics comme ceux de la santé,de l’emploi, de l’éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou de la petite enfance par exemple.

DESSERRER LES CONTRAINTES, CHANGER L’EUROPE, POUR LIBÉRER UN AUTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE

Refuser d’appliquer le pacte budgétaire, la règle d’or et les directives de Bruxelles contraires à nos objectifs sociaux

22 - La France doit agir pour le réaménagement négocié des dettes publiques en supprimant la part illégitime de ces dettes après un audit citoyen ; pour les résorber, nous proposons leur financement à taux réduit par les banques publiques souscrivant les obligations du trésor au taux fixé par lui. La France doit agir pour que la BCE puisse prêter directement aux États à taux faibles, voir nuls et acheter des titres de la dette publique directement aux États pour promouvoir l’emploi, la formation et les services publics afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques.

23 - Nous remettrons en cause la liberté totale de circulation des capitaux, refuserons d’appliquer les directives de libéralisation des services publics et travaillerons à une harmonisation fiscale, un véritable « serpent fiscal européen », en exigeant une imposition minimale des entreprises pour empêcher le dumping social.

Promouvoir un progrès humain durable

24 - Se battre au niveau européen pour salaire minimum dans chaque pays, représentant au moins 60% de leur PIB par habitant, en respectant le , principe de non régression sociale (la règle nationale l’emport si elle est supérieure à celle de l’UE) et engager dans le même temps un processus de convergence vers le haut pour aboutir à un salaire minimum similaire dans tous les pays de l’Union ; la progressivité de l’impôt sur le revenu avec un nombre minimal de tranches, la limitation du taux de TVA et l’exigence d’égalité femme/homme dans les législations du travail de chaque pays

25 - Créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire (point 10) et un visa social et écologique pour les échanges commerciaux. Remettre en cause les accords de libre échange actuels et promouvoir des accords internationaux, européens et bilatéraux, de co-développement avec les peuples des pays émergents et en développement.

Lancement de la campagne du Front de gauche : l’alternative à l’austérité, c’est possible

Assemblée Citoyenne Mercredi 22 janvier 2013 - Salle du Gola - Annonay

MEETING MERCREDI 23 JANVIER à Metz - 19h30

Publié : 8 février 2013

LE DROIT AU TRAVAIL DYNAMITÉ RÉSISTER & CONSTRUIRE

Un accord intitulé « sécurisation de l’emploi » a été conclu entre les organisations patronales et des organisations syndicales représentant une minorité de salariés, contre l’avis de la CGT et de FO. Cet accord, soi-disant historique, signé sous pression du gouvernement, n’est en aucun cas une bonne nouvelle.Sauf peut-être pour le Medef qui n’en espérait sûrement pas tant neuf mois après la défaite de Sarkozy. Il sera examiné au Parlement. Les parlementaires du Parti communiste et du Front de gauche ne laisseront pas transcrire dans la loi une nouvelle régression sociale. Ils interpellent les parlementairessocialistes et écologistes chez qui cet accord est loin de faire l’unanimité.

DECRYPTAGE

« C’est la solde pour les droits des salariés » Stéphane LARDY - FO

Cet accord facilite les licenciements et évite les poursuite des employeurs. Il organise le chantage à l’emploi, aux mobilités forcées et piège les salarié-es avec le temps partiel. Il crée des CDI précaires ! Quelques exemples, on affichait l’ambition de la « sécurisation de l’emploi » et on débouche sur la « sécurisation de la flexibilité et du licenciement ». On annonçait taxer les contrats courts et on cède en contre-partie une nouvelle exonération de charges patronales sur tous ces contrats. On annonçait la démocratie sociale et on débouche sur la présence d’un ou deux salariés possibles dans les conseils d’administration de plus de 10 000 salariés dans le monde et 5 000 en France, soit deux cents entreprises concernées tout au plus. Et pour couronner le tout, les entreprises ont 26 mois pour mettre en place les modalités que les actionnaires devront d’abord approuver. En contrepartie, il taxe légèrement certains CDD courts et contrats d’usage mais le patronat obtient 150 millions de nouvelles exonérations sur les CDI. La CGT et FO ont refusé de le signer. La FSU et Solidaires n’avaient pas le droit de participer aux négociations. Seules, la CFDT, la CGC et la CFTC l’ont signé avec toutes les organisations patronales. Le MEDEF est enthousiaste.

QUAND ON EST DE GAUCHE ON DIT NON !

Michel Sapin, ministre du Travail, devra user de beaucoup de salive pour convaincre la représentation nationale et les salariés que cet accord « emporte l’intérêt général » et qu’il devrait être adopté tel quel au Parlement. Le gouvernement semble décidé à empêcher toute discussion du Parlement et lui demande de transcrire en l’état l’accord signé et est prêt à usé de l’argument d’autorité auprès de ses parlementaires. Pour les parlementaires communistes et du Front de gauche, pas question de laisser passer ce mauvais coup. Le débat traverse les groupes socialiste et écologiste. Et il y a deux bonnes raisons pour cela. Pourquoi une majorité de gauche devrait-elle adopter un accord qui fait reculer les droits des salariés ? Au nom du respect de la démocratie sociale, va-t-on nous rétorquer ! C’est précisément la seconde raison de le refuser. Cet accord, en ne recevant pas l’agrément de la CGT et de FO, n’est pas conforme à, l’esprit des accords majoritaires qui devrait être scrupuleusement respecté par une majorité de gauche digne de ce nom. « Si le texte est ratifié par le Parlement en l’état, la flexi-sécurité existera enfin dans notre pays » Laurence PARISOT - MEDEF

D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

« Cet accord, c’est plus de flexibilité, de précarité, de liberté de licencier » Agnès Le Bot - CGT

Ouvrons, en lien avec les salariés et leurs syndicats, le chantier d’une vraie sécurisation de l’emploi. Les salariés ont besoin d’une véritable sécurisation de leur contrat de travail. Travaillons à la pénalisation de tous les CDD et des contrats précaires en alourdissant massivement les cotisations sociales patronales sur ces contrats et en imposant une surtaxe aux entreprises lorsqu’elles emploient plus de 5 % de CDD. Et , contrairement à ce que dit madame Parisot,ce n’est pas la Fonction publique qui est responsable à elle seule de l’explosion du nombre de contrats courts dans le pays. C’est dans le secteur marchand qu’on est passé de 5,7 millions de CDD de moins d’un mois (en 2000) à 10,6 millions en 2011, soit une augmentation de 85 % ; et c’est au secteur privé qu’on doit 75% de la hausse du nombre de CDD en dix ans.

Les salariés ont besoin d’une sécurisation des conditions de la rupture du contrat de travail. Travaillons à interdire les licenciements boursiers, les ruptures conventionnelles du contrat de travail et révisons les modalités du licenciement économique pour éviter les licenciements répétés. Les organisations syndicales dans les entreprises doivent bénéficier de pouvoirs d’intervention dans les comités d’entreprise pour suspendre les décisions de licenciements des employeurs et faire valoir des contre-propositions aux restructurations. Un projet de loi est prêt, qu’attend-on pour le discuter, l’enrichir encore et le voter ?

Les salariés ont besoin d’intervenir sur les choix de gestion des entreprises. Travaillons à un vrai pouvoir de contre-proposition sur les critères de gestion des entreprises, et non d’une présence de témoignage, un vrai pouvoir sur la gestion prévisionnelle de l’emploi dans l’entreprise, sur les choix en matière de salaires et de qualifications dans l’entreprise, pour une meilleure efficacité de l’entreprise elle-même.

Les salariés ont besoin d’une sécurisation de leur mobilité professionnelle tout au long de leur vie. Travaillons à ce que chaque salarié, de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, puisse disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur. En même temps, il doit être assuré de bénéficier d’une formation rémunérée lui permettant l’accès à un autre emploi qualifié et mieux rémunéré.

« Il n’est pas question pour nous d’enfiler les habits du renoncement » Pierre Laurent - PCF

L’ALTERNATIVE A L’AUSTERITE C’EST POSSIBLE

C’est le slogan choisi par tout le Front de gauche pour mener campagnes dans les mois à venir. Son lancement se fera le 23 janvier à Metz dans un meeting ouvert par l’intersyndicale de Florange-Arcelor-Mittal. Tous les porte-parole du Front de gauche y seront présents. Le premier thème abordé y sera l’emploi. Ca tombe bien !

Voir en ligne :
Publié : 8 février 2013

Négociations emploi : le code du travail chamboulé

12 Janvier, 2013

moduler le temps de travail à la hausse en fonction des besoins de l’employeur

Le nouvel accord sur l’emploi trouvé ce vendredi soir et qui devrait être signé par les représentants du patronat d’un côté, de l’autre par la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC, fait pencher la balance du côté de la flexibilité. La sécurisation des parcours pour les travailleurs en prend un sacré coup, malgré quelques pettes avancées.

Voici les principaux points, qui pour s’appliquer, devront être traduits dans la loi.

Sécurisation des salariés et chômeurs

•surcotisation chômage (patronale) sur les CDD de "surcroît d’activité" de moins d’un mois (3 pts), de 1 à 3 mois (1,5 pt) et sur les très nombreux CDD dits d’usage, dérogatoires (0,5 pt). En échange, exonération de 3 à 4 mois (selon la taille de l’entreprise) pour l’embauche d’une personne de moins de 26 ans en CDI, et CDI pour les intérimaires à définir par la branche. Juillet 2013.

•accès généralisé à une complémentaire santé collective (financée pour moitié par l’employeur) avec un panier "minimum" : 100% de la base Sécu pour une consultation, 125% pour les prothèses dentaires et forfait optique de 100 euros par an. Avant le 1er janvier 2016.

•"droits rechargeables à l’assurance-chômage" pour que les chômeurs conservent une partie de leurs reliquats. Horizon : renégociation en 2013 de la convention Unédic. Maintien des droits santé et prévoyance pendant 12 mois pour les chômeurs (d’ici 1 à 2 ans).

•"mobilité volontaire sécurisée" : avec accord de l’employeur, les salariés (des entreprises de plus de 300 personnes, avec 2 ans d’ancienneté) peuvent "découvrir un emploi dans une autre entreprise", avec l’assurance du retour.

•"compte personnel de formation", transférable, alimenté à raison de 20h/an dans la limite de 120h. Utilisable par les chômeurs. Horizon : 6 mois.

•voix délibérative pour 1 à 2 salariés dans les organes de décision des grands groupes (5.000 salariés en France ou 10.000 dans le monde).

•accès des représentants de salariés à une "base de données unique" (investissements, rémunérations, flux financiers, sous-traitance, etc.) pour "anticiper", grâce à un "dialogue renforcé", les évolutions. Horizon 1 an.

Flexibilité pour les entreprises

•accords "de maintien dans l’emploi" : en contrepartie de l’engagement de ne pas licencier, une entreprise en difficulté peut conclure un accord majoritaire pour "ajuster" temps de travail et rémunérations, sans passer par un plan social si elle licencie au moins 10 salariés refusant ces changements. Durée : 2 ans maximum. Quand l’entreprise va mieux, elle doit "partager le bénéfice économique" de l’accord avec les salariés.

•des plans sociaux facilités, "fixés" (procédure et contenu) soit par accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative dans les 21 jours, avec des délais de contestation maximum préétablis.

•temps partiels : minimum de 24h par semaine, sauf cas particuliers, lissage possible sur l’année. Majoration au-delà de la 1ère heure (10% ou 25% selon cas). Encore plus de facilités pour l’employeur de "moduler le temps de travail".

•restructurations facilitées : mobilité interne obligée (à salaire ou classification maintenus) si un accord d’entreprise l’organise (conditions d’éloignement, etc.). Licenciement pour "motif personnel" en cas de refus.

•pour les licenciements individuels : en cas d’accord en conciliation aux Prud’hommes, "indemnité forfaitaire" à l’ancienneté (plafonnée à 14 mois de salaire pour 25 ans). Si pas de conciliation, le juge reste souverain.

•prescription des contestations de licenciement après 2 ans (3 ans pour les litiges sur les salaires).

•pour les entreprises de moins de 50 salariés : expérimentation du recours direct au CDI intermittent, alternant périodes travaillées ou non, dans trois secteurs.

•l’entreprise peut "privilégier", dans "l’ordre des licenciements" économiques, la "compétence professionnelle".

•Fermeture de sites rentables : le texte énonce qu’"il convient d’envisager la recherche de repreneurs dès l’annonce du projet de fermeture" d’un site, pas d’obligation.

Publié : 7 février 2013

Journée de grève dans la Fonction publique le 31 janvier 2013 :

le changement, c’est l’action !

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s’est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap ! Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics.

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d’un agenda social de la Fonction publique, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle. Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales. Le rôle de l’État est aujourd’hui de donner les capacités d’agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires appellent les agents de la Fonction publique à une journée de grève le 31 janvier prochain et à participer aux initiatives locales de mobilisation (rassemblements, manifestations...). Elles considèrent que les enjeux nécessitent une intervention la plus large possible des personnels. C’est pourquoi, elles poursuivent les contacts avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique pour une mobilisation massive le 31 janvier et pour construire ensemble les suites nécessaires.

Le 31 janvier, elles porteront des revendications pour :

• l’emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire,

• les salaires et le pouvoir d’achat en exigeant notamment une augmentation urgente de la valeur du point d’indice

• l’abrogation du jour de carence

• l’amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics.

Autant d’exigences que nous défendrons ensemble le 31 janvier pour peser sur les négociations à venir et en particulier sur la réunion du 7 février prévue avec la Ministre concernant les rémunérations.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires appellent à un RASSEMBLEMENT JEUDI 31 JANVIER 2013 à 10 h. devant la Préfecture à PRIVAS

Publié : 13 décembre 2012

Ni chômage, ni précarité, mobilisation !

Plus de quatre millions de chômeurs dans notre pays, et 10 fois plus au niveau de l’Europe. La politique d’austérité engagée au niveau français comme dans toute l’Europe, au nomde la compétitivité, conduit à réduire le niveau de vie des populations. La réduction desbudgets engage une spirale infernale, réduisant les débouchés et augmentant le niveaudu chômage de façon dramatique.

Les chômeurs, les salariés, les retraités vont payer plusieurs fois cette crise.

➜ La hausse de la TVA va vite représenter un poids supplémentaire surtout pour lesbas revenus ;

➜ La réduction des services publics, liée à l’austérité votée dans le cadre du budget à l’assemblée nationale rend plus difficile la vie quotidienne ;

➜ Les difficultés pour se soigner vont augmenter, à travers le coût des mutuelles et les dépassements d’honoraires, les médicaments, lunettes et soins dentaires non remboursés, la hausse du forfait hospitalier.

➜ Les budgets sociaux vont vite se trouver remis en cause dans les villes, départements, régions, pour réduire le déficit public ;

➜ Les objectifs de la compétitivité, au nom du « coût » du travail, remettent en cause les acquis des salariés et pèsent sur tous.

On nous propose aujourd’hui l’Allemagne comme exemple à suivre. Mais la politique menée là-bas par les plans Hartz successifs et leurs contrats de travail forcé à 1 euro de l’heure, se sont traduits par un accroissement des inégalités et un taux de pauvreté important.

Le patronat et les actionnaires, pour continuer à amasser un maximum de profits, licencient, précarisent, délocalisent en opposant et en divisant les salariés entre eux : ils veulent nous faire payer leur crise, celle de l’argent roi en nous culpabilisant sur la compétitivité et le « coût du travail ». Le coût, ce n’est pas le travail, c’est le capital : depuis 10 ans, la part des richesses créées par les travailleurs qui va dans la poche des actionnaires a été multipliée par 2 !

Une alternative à cette politique du pire est possible !

Les propositions du Front de Gauche peuvent nous sortir de la crise et abolir la précarité :

➜ La réduction du temps de travail pour créer les emplois et s’attaquer au chômage

➜ La création d’une sécurité sociale du travail garantissant une continuité des revenus et des droits tout au long de la vie. Tout revenu devra être supérieur au seuil de pauvreté (800 euros par mois pour une personne seule),

➜ La lutte contre le chômage nécessite une loi et des droits pour interdire et empêcher les licenciements ➜ Abolir la précarité passe par la ré-affirmation du CDI à temps plein comme principe : taxation et limitation du recours aux contrats précaires, encadrement des stages, droit automatique au passage à temps plein pour les salariés à temps partiel.

➜ Titularisation de tous les précaires de la fonction publique.

➜ Création d’un statut social pour tous les jeunes permettant leur autonomie.

➜ Ouverture des droits aux allocations chômage dès le premier mois de travail, arrêt des dispositifs de contrôle social sur les chômeurs mis en place à Pôle Emploi, fin des radiations.

Chômeurs, jeunes précaires, salariés, retraités, licenciés boursiers ou économiques, mobilisons-nous ensemble pour sortir du chômage et de la précarité ! D’autres perspectives sont possibles !

Le Front de Gauche propose d’engager, partout, la lutte pour l’emploi et contre l’austérité !

www.placeaupeuple2012.fr

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    Le second tour des élections municipales acte indéniablement la poursuite de la mobilisation de la droite avec des victoires significatives. La politique du gouvernement a démobilisé l’électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi. Le Parti socialiste perd de nombreuses villes, parmi elles des terres historiques de la gauche. Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite. Dans ce contexte et (...)
  • la victoire de Syriza - Janvier 2015

    Grèce : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe » Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d’écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu’il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l’austérité. Ils ont affirmé leur refus de l’extrême droite xénophobe et raciste, ils ont (...)
  • LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ - Janvier 2015

    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ Faisons vivre nos valeurs ! Appel à l’unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie qui vient de frapper l’équipe de Charlie-Hebdo. JE SUIS CHARLIE Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l’horreur et la peine et appelle une réponse nationale de grande ampleur. Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s’exprime l’unité nationale de toutes les forces (...)
  • Reconnaissance de l’État palestinien : « C’est la voix du droit qui l’a emporté » (Pierre Laurent) - Décembre 2014

    Le vote à l’Assemblée nationale et l’adoption de la résolution en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien par 339 voix contre 151 marque un jour de réjouissance pour tous ceux qui luttent pour la paix et la justice depuis tant d’années. Les communistes se félicitent du pas franchi par les députés français, un pas qui était attendu d’eux par tous les pacifistes qui veulent la réussite d’une solution à deux États. C’est la voix du droit qui l’a emporté. Au Sénat le 11 décembre prochain, notamment à (...)
  • PRO-BUSINESS NON - Octobre 2014

  • FREE BARGHOUTHI - Octobre 2014

  • Déclaration du Parti Communiste - Septembre 2014

    "Exécution d’Hervé Gourdel : consternation et indignation" C’est avec consternation et indignation que nous venons d’apprendre la mort tragique d’Hervé Gourdel, décapité par le groupe « Jund al-Khilafa ». Les mots pour d’écrire cet acte barbare n’existent pas, tant l’horreur est sous nos yeux. Pierre Laurent, au nom du PCF, présente à la famille ainsi qu’aux proches d’Hervé Gourdel toutes ses condoléances et la solidarité des communistes dans cette terrible épreuve. La Cour internationale de La Haye doit (...)
  • REFORME TERRITORIALE - Septembre 2014

  • Appel du Pcf - Septembre 2014

    RECONSTRUIRE POUR LA FRANCE Un Projet de gauche et d’alternative à l’austérité Mois après mois, au nom de l’austérité et de remèdes qui ne font qu’enfoncer la France dans la crise, notre pouvoir d’achat est attaqué, nos emplois sont menacés, nos vies sont rendues plus précaires. Dans le même temps, à l’autre bout de la chaîne, pour les actionnaires et les grands patrons c’est l’aubaine permanente au nom de la compétitivité. Et pour quels résultats ? Toujours plus de chômage, toujours moins d’investissements (...)
  • Videla : Un dictateur meurt sur son bidet - Mai 2013

    Chronique de Jean Ortiz. Alors qu’il reste en Espagne neuf ex-ministres de Franco bien vivants et en liberté, le dictateur et tortionnaire argentin Videla vient de mourir en prison, en train de déféquer. Les agences de presse disent qu’il "purgeait" (oui, c’est bien le mot !) une peine de cinquante ans de réclusion pour "crimes contre l’humanité". Videla était le plus connu des trois serviteurs des Etats-Unis qui perpétrèrent le coup d’Etat de 1976 pour combattre "l’ennemi intérieur, le "communisme", (...)
  • 2eme tour : Une réponse politique nouvelle à gauche, - Mars 2015

    c’est désormais l’urgence (Pierre Laurent) Le Parti communiste a tout fait pour empêcher ces gains de la droite et de l’extrême droite. Au premier tour, en rassemblant partout pour des choix de gauche avec les candidats du Front de gauche et souvent d’autres forces, totalisant 9,4 % des voix. Au second tour, en mobilisant partout dans la clarté pour faire barrage à la droite et à l’extrême-droite. Des centaines d’élus de gauche n’auraient pu gagner sans ce travail de rassemblement mené par les (...)
  • 49-3/Loi travail : - Mai 2016

    49-3/Loi travail : « Mettre en échec ce coup de force » (Pierre Laurent) Manuel Valls vient d’annoncer le recours au 49-3 de son gouvernement pour faire passer, sans vote, la loi Travail. C’est, pour la seconde fois, un coup de force d’une inacceptable brutalité. Face à une majorité dans la rue, dans l’opinion publique et maintenant au Parlement, le gouvernement, isolé, fait le choix de se bunkeriser. J’appelle, dans l’unité la plus large à faire échouer ce déni de démocratie en exigeant le retrait de (...)